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Tshisekedi à la foule : "La transition a pris fin le 30 juin à minuit" 11 juillet 2005 - Le président de l’Udps est demeuré intransigeant quant à la prolongation de la transition : "Celle-ci a pris fin le 30 juin 2005 à minuit". Il l'a déclaré samedi au Stade Tata Raphaël de Kinshasa, devant une foule estimée à près de 30.000 personnes. Etienne Tshisekedi a soutenu que le gouvernement de transition n'a plus droit de cité. Il a avancé deux raisons, l’une juridique et l’autre politique, pour soutenir son argumentaire. L’article 196 de la Constitution, souligne-t-il, tranche sur la durée de la transition : 24 mois. Quant à l’alinéa 2 du même article, Etienne Tshisekedi dit qu’aucune confusion ne peut être entretenue. Il affirme que, dans le cas d’espèce, les raisons liées spécifiquement à l’organisation des élections n’existent pas. Il ajoute que l’ existence des raisons spécifiquement liées à l’organisation des élections suppose que ces dernières seraient en train d’être organisées et qu’un problème technique s’étant posé en cours, il faudrait accorder un délai supplémentaire. Selon lui, les vraies raisons du retard constaté aujourd’hui n’auraient rien à voir avec les élections et qu’elles seraient à chercher du côté de l’Assemblée nationale. Celle-ci a adopté le projet de constitution de la 3ème République il y a à peine un mois. Lequel projet attend d’être voté par référendum populaire afin de permettre à la chambre basse du parlement d’élaborer et d’adopter la loi électorale. Pour Etienne Tshisekedi, c’est cette dernière loi qui organise les élections et "nous sommes loin du compte". Quant à la raison politique, le leader de l’Udps rappelle que le peuple congolais est souverain et que celui-ci a déjà eu à s’exprimer le 10 janvier 2005 contre la prolongation. C’était en réaction à l’évocation d’une éventuelle prolongation par le président de la Commission électorale indépendante (Cei) M. l’Abbé Malu Malu dans une interview accordée le 7 janvier 2005 à une radio périphérique (Rfi). Dans la foulée, il a fait savoir que tout Congolais qui n’a pas perçu ce message du peuple congolais, serait en train de commettre une grosse erreur politique. Cependant, en aucun moment de son adresse, le président national de l’Udps n’a fait allusion au processus électoral ni invité ses sympathisants à ne pas s’enrôler. Comme s’il voulait demander à chacun d’être responsable devant sa propre conscience. RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL DE LA CNS Après le 30 juin 2005, il n’y a pas de vide juridique, s’est hâté d’affirmer le président national de l’Udps, en soutenant qu’il existe une législation, issue de la Cns, laquelle a balisé l’avenir du pays en prenant des décisions sous forme de résolutions obligatoires, exécutoires et opposables à tous. Tant que ces décisions, dont l’application a été interrompue par l’arrivée de l’Afdl le 17 mai 1997, ne sont pas abrogées par un organe légiférant compétent, elles restent opposables à tous. Etienne Tshisekedi est convaincu que le peuple est arrivé à l’âge de maturité et qu’il doit se montrer seul responsable de son avenir. Il ne doit plus se laisser distraire par des discours de libéralité. Rappelant qu’il a lutté depuis 25 ans pour la démocratie et l’Etat de droit en République Démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi s’est tourné vers la communauté internationale en se demandant si la notion d’Etat de droit doit être exclusive au monde occidental tandis que les pays du Tiers-Monde doivent se contenter, eux, de la pitié qu’on manifeste à leur égard. Il a demandé aux Occidentaux, en tant que démocrates, d’appliquer au Congo la même règle en vigueur chez eux quand le peuple s’exprime. CHAPEAU BAS A LA POLICE Pour une fois, rien de fâcheux n’a été signalé à l’occasion du meeting de l’Udps. Pas de casse ni de violence. La police, s’est tenue à l’écart, mais sans cesser d’être vigilante, jusqu’à la fin de la manifestation. Pas de bastonnade, ni de rudoiement observés le 30 juin 2005. Bravo! Ceci est un signe de détente dans la normalisation des rapports entre les forces de l’ordre et les partis politiques de l’opposition politique. Encadré Les « non dits » du message de Tshisekedi Le message du président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), Etienne Tshisekedi, a suscité beaucoup d’interrogations du fait de son ton modéré et des non dits qui l’ont marqué. Il s’est terminé sans qu'aucun mot ne soit dit sur les opérations d’inscription et d’enrôlement des électeurs en cours à Kinshasa depuis le 20 juin dernier. Pourtant, la tenue des élections dans le « délai constitutionnel » est la principale pomme de discorde qui a envenimé les relations déjà tendues entre le pouvoir en place et l’opposition politique radicale. « Tshisekedi n’a donné aucun mot d’ordre sur la participation ou pas des militants de l’Udps aux opérations d’inscription et d’enrôlement des électeurs », ont noté les analystes politiques ainsi que les milliers de personnes dont l’âge varie entre 15 et 40 ans et qui ont assisté samedi à son meeting organisé sur l’esplanade du stade Père Raphaël, dans la commune de Kalamu. Qu’est-ce qui peut expliquer cette attitude de lider Maximo? Selon certaines indiscrétions, le président de la République Joseph Kabila aurait personnellement envoyé l’un de ses proches collaborateurs d’instruire le gouverneur de la ville de Kinshasa d’autoriser la tenue du meeting de l’Udps alors que certains membres du gouvernement s’y étaient opposés. Ensuite, le président Kabila aurait demandé au ministre de l’Intérieur d’accorder à ce parti son agrément dans le sens de clarifier la situation confuse autour de l’existence de la dénomination Udps qui portent trois noms. Il s’agit de celles d’Edmond Moukendy (arrêté n° 013/2000 du 23/09/2000), d’Etienne Tshisekedi (en qualité de signataire de l’Accord global et inclusif) et d’Augustin Kibasa (arrêté n° 91-049) - parmi les « partis politiques reconnus » par le ministère de l’Intérieur au 10 juin 2005. Ainsi, Tshisekedi demanderait à ces militants d’aller s’enrôler. ARRANGEMENTS Des entretiens informels sont engagés au sommet de l’Etat avec l’aile dure de l’opposition politique. Ils ont été « arrangés » tour à tour par les présidents sud-africains Thabo Mbeki et congolais Denis Sassou Nguesso, et sont « encouragés » par la communauté internationale, principalement le Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) et l’Union européenne qui appellent les acteurs politiques congolais à un « dialogue positif ». En attendant l’arrivée dans les prochains jours à Kinshasa de ces deux chefs d’Etat africains et celui du Gabon, Omar Bongo, l’Espace présidentiel congolais a effectivement pris langue avec les principaux chefs de l’opposition politique radicale dans la perspective d’un véritable dialogue. Joseph Kabila a encore souligné, dans une récente interview accordée à la presse étrangère, la nécessité d’un dialogue axé sur les élections. C’est dans ce cadre qu’il aurait, malgré des réticences dans son entourage et de certains caciques du régime, instruit le gouverneur de la ville de Kinshasa afin qu’il autorisât le meeting du président national de l’Udps. Ce qui fut fait dans les normes. Ainsi, les dispositions sécuritaires mises en place - au terme d’une franche discussion entre le gouverneur de la ville et des responsables de ce parti (le secrétaire général Rémy Massamba et le conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, Me Joseph Mukendi) – ont permis la tenue du meeting sans dommages matériels ni corporels. MAIN TENDUE Alors, assuré de voir ses réclamations prises en compte, le Lider maximo aurait choisi de mettre un bémol à sa diatribe habituelle, en évitant la question qui fâche, celle de l’inscription et d’enrôlement des électeurs par une structure (Cei) des institutions de transition dont le mandat est censé être arrivé à terme le 30 juin 2005 « à minuit », selon l’ interprétation de Tshisekedi. C’est également dans le même esprit que l’Udps a consenti à « informer » l’autorité urbaine de la tenue de son meeting sur le boulevard Triomphal et « accepté » de le délocaliser au stade Père Raphaël. Toutefois, de l’avis des analystes politiques, le président national de l’Udps a en même temps fait preuve de modération et d’ouverture au « dialogue », en évitant d’inciter ses combattants au boycott des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs. Ce serait là l‘effet de la main tendue par le président de la République, Joseph Kabila, en sa qualité constitutionnelle de garant de la nation et de rassembleur de tous les Congolais et Congolaises. Ce qu’il faut surtout retenir de ce meeting, c’est que Tshisekedi tenait à faire une démonstration de sa popularité et de la situation qui était passé le 30 juin 2005. Un message à l‘endroit du gouvernement dans cette perspective d’un imminent dialogue pour autant qu’ il demeure incontournable. Très attendu, le meeting d’Etienne Tshisekedi, leader de l’Udps, a eu lieu samedi 9 juillet 2005 dans l’esplanade du stade Tata Raphaël de la commune de Kalamu. Une foule nombreuse estimée à près de 30.000 personnes avait, dès la mi-journée, pris d’assaut les alentours de ce stade mythique, abandonné à lui-même depuis la construction du stade des Martyrs. Le président national de l’Udps et leader de l’opposition congolaise a prouvé une fois de plus sa popularité et sa capacité de mobilisation des masses populaires. Parti de chez lui, il s’est engagé sur le Boulevard Lumumba à la hauteur de la 10è Rue avant de poursuivre sa route vers la 7 Rue, l’avenue Bongolo, Kasa-Vubu en direction du Rond-point de la Victoire en se dirigeant vers le Pont Cabu pour ensuite emprunter le boulevard Sendwe. Mais au niveau du Pont Cabu, il y a eu un moment d’arrêt pour autant que la Police qui avait pris place a cru que le cortège allait se diriger vers le Boulevard Triomphal. Le malentendu aussitôt dissipé, le cortège a repris sa route jusqu’à l’esplanade du stade Tata Raphaël. C’est à 15 heures 10 minutes que Etienne Tshisekedi a fait son entrée triomphale sur cette esplanade noire de monde et d’où émergeait une tribune érigée pour la circonstance. Slogans et chansons à la gloire de leur leader et hostiles aux institutions de la transition ont été entonnées à tue-tête par les sympathisants de l’Udps dans une euphorie indescriptible. L’instant était tellement solennel que la foule présente en ces lieux a fait parler son cœur en désignant de facto Etienne Tshisekedi comme « président de la République ». Et ce sera par là que le sphinx de Limite a commencé son speech : « Souverains que vous êtes, vous venez d’émettre un vote essentiel pour l’avenir de notre pays. Nous prenons acte de ce vote à partir de ce jour », étant convaincu lui-même qu’en démocratie, c’est le peuple qui est souverain primaire. Aussitôt dit, une minute de silence a été observée en mémoire de toutes les victimes tombées sur l’ensemble du territoire national le 30 juin 2005 sous le coup de ce qu’il a appelé une "barbarie qui n’est plus de son temps". Etienne Tshisekedi s’est montré également solidaire avec le peuple britannique qui a été frappé récemment par des actes terroristes en pleine capitale Londres. (SOURCE : Le Potentiel)
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Le président Bongo critique le Palu et l'Udps de
faire l'opposition pour le "plaisir" 18 juillet 2005 - Les présidents Bongo, Sassou et Dos
Santos ont réaffirmé leur soutien sans réserve aux institutions de la
transition et dénoncé toute tentative de déstabilisation de la Rdc.
C'était à l'issue d'une visite de travail effectué samedi à
Kinshasa. Ils ont aussi lancé un appel au peuple congolais et,
singulièrement, à l’ensemble des acteurs politiques pour qu’ils
mettent tout en œuvre afin de parachever le processus de transition par
la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Allant plus loin
que ses autres collègues, Bongo a, littéralement, insulté le Palu et
l'Udps en déclarant : « Si l’on fait l’opposition pour
le plaisir de le faire, on ne sait pas pourquoi on mène son
combat ». Il répondait à une question de la presse sur la place
que leur mini-sommet réservait à l'opposition. Ci-dessous, le texte du
Communiqué final de la réunion.
Sommet quadripartite (Angola - RD Congo - Congo -
Gabon) -Communiqué final- Leurs Excellences EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Président de la
République gabonaise, Monsieur EDUARDO DOS SANTOS, Président de la
République d’Angola et Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président
de la République du Congo ont effectué une visite de travail à
Kinshasa, ce 16 juillet 2005, à l’invitation de Son Excellence
Monsieur Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du
Congo, dans le cadre de leurs consultations régulières, A l’occasion de cette visite, les Chefs d’Etat de la République
gabonaise, de la République d’Angola, de la République du Congo et
de la République Démocratique du Congo ont passé en revue les
questions relatives à la sécurité et à la coopération dans la
région. Ils se sont particulièrement penchés sur la situation
politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo. A la lumière de la communication faite par le Président de la
République du Congo, Président en exercice de la CEEAC, à la suite de
la mission de travail effectuée à Kinshasa le 24 juin 2005, dans le
cadre du mandat de la douzième Conférence des Chefs d’Etat de l’Afrique
Centrale, et tenant compte de l’exposé sur la situation en
République Démocratique du Congo fait par le Président Joseph KABILA,
les Chefs d’Etat ont convenu de tout mettre en œuvre afin que le
processus démocratique en cours en République Démocratique du Congo
se poursuive dans la paix, la sécurité et la concorde. A ce propos, les Chefs d’Etat se sont félicités des progrès
accomplis dans la réalisation des objectifs de la transition tels que
fixés dans l’Accord Global et Inclusif, notamment sur l’état d’avancement
de l’enregistrement des électeurs depuis le 20 juin 2005, l’adoption
par le Parlement de Transition du projet de Constitution et de la loi
référendaire. S’agissant des questions de sécurité, les Chefs d’Etat se sont
référés à la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union
Africaine tenu à Libreville le 10 janvier 2005 et ont conclu à l’urgence
d’un désarmement forcé des milices et des groupes armés. Les quatre Chefs d’Etat ont salué les efforts de la Communauté
internationale en République Démocratique du Congo et,
particulièrement ceux des Nations Unies, de l’Union Africaine, du
CIAT, de l’Union Européenne et de la MONUC. Ils ont, par ailleurs, décidé d’entreprendre les démarches
politiques et diplomatiques nécessaires pour créer les conditions
indispensables à la poursuite de la réalisation des objectifs de la
transition. Les Chefs d’Etat réaffirment leur soutien sans réserve aux
Institutions de la transition et dénoncent toute tentative de
déstabilisation de la République Démocratique du Congo. Ils
condamnent et mettent en garde tous ceux qui se livrent à des massacres
sur de paisibles citoyens et qui entretiennent un climat permanent d’insécurité
dans la partie Est de la République Démocratique du Congo. Les quatre Chefs d’Etat lancent un appel au Peuple congolais, plus
particulièrement à l’ensemble des acteurs politiques, afin qu’ils
mettent tout en oeuvre en vue de parachever le processus de transition
par la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Les Chefs d’Etat de la République d’Angola, de la République du
Congo et de la République gabonaise, ont tenu à exprimer leur
gratitude aux autorités de la République Démocratique du Congo pour l’accueil
chaleureux qui leur a été réservé ainsi qu’à leurs délégations
respectives. Les quatre Chefs d’Etat ont convenu de poursuivre leurs
concertations en vue de consolider les liens de fraternité et les
relations de coopération entre leurs Etats. Fait à Kinshasa, le 16 juillet 2005 ------------------------------- Une coalition des Eglises chrétiennes en conclave pour Rebâtir le Congo avec Jesus 18 juillet 2005 - Mgr. Laurent Monsengwo Pasinya, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a présidé, samedi 16 juillet 2005 au Grand Hôtel Kinshasa, la cérémonie marquant l’ouverture de la conférence organisée par la Coalition Chrétienne de la République démocratique du Congo. Placée sous le thème « Rebâtir la République démocratique du Congo et créer les conditions d’une paix durable dans la région des Grands Lacs avec Jésus-Christ, Sauveur et Seigneur », cette conférence, a précisé Michaël Kayembe wa Dikonda, président national de la Coalition Chrétienne de la Rdc, rassemble les chrétiens catholiques, protestants, orthodoxes, salutistes, anglicans, de l’Eglise de Réveil, des Eglises indépendantes, non-dénominationnelles et autres, pour que tous soient unis autour de Jésus-Christ et guidés par la Bible dans la ferme détermination de s’approprier et de mettre en pratique l’ordre donné par Dieu à Josué en ces termes : « Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettra ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner » (Josué 1 : 6). La cérémonie s'est déroulée en présence du vice-président de la République en charge des questions politiques, défense et sécurité, Azarias Ruberwa, des membres du gouvernement, des parlementaires, des responsables des institutions d’appui à la démocratie, des diplomates, de chrétiens de toutes tendances. Prenant la parole pour la circonstance, le vice-président de la République, Azarias Ruberwa, a invité les participants à placer les mots justes au cours de ces échanges et à intercéder pour la nation afin que les dirigeants actuels aient la sagesse divine qui puisse les guider à garder l’unité et la force de la nation. La relecture des textes en vedette lors de la conférence d’ouverture des assises de la « Coalition chrétienne » samedi dernier, pose la double question de ce qui subsiste de la laïcité de l’Etat congolais d’abord, et celle de la finalité même de cette plate-forme créée le 10 mars dernier, et qui englobe en son sein, selon le vœu exprimé par ses initiateurs, des membres venus de toutes les confessions religieuses, à l’exception des Kimbanguistes, absents. Mgr Monsengwo a apparemment réalisé l’urgence d’éclairer l’opinion sur l’existence et les buts poursuivis par la « Coalition chrétienne » dans un pays dont toutes les constitutions successives depuis l’indépendance consacrent la laïcité de l’Etat. Le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s’est défendu par la même occasion de considérer que cette initiative soit « une croisade des chrétiens contre les autres, à la traîne des évêques, pour s’emparer du pouvoir ». Il n’empêche qu’aussi bien le président de la « Coalition chrétienne », Michaël Kayembe que Mgr Monsengwo, dans leurs allocutions respectives, n’ont pas réussi à éloigner des esprits des observateurs la conviction selon laquelle les chrétiens se sont résolument engagés sur la voie de la conquête du pouvoir politique, ambition que les enseignements bibliques et évangéliques ne semblent pas proscrire. Bien au contraire. Pour soutenir la thèse de la nécessité de l’incursion du spirituel dans les affaires publiques par essence « temporelles », le président de la Cenco s’appuie sur des textes tirés du Concile Vatican II et du Magistère ordinaire des papes, d’où il ressort que « la vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu ». Le même texte du Concile, cité par l’archevêque de Kisangani, renchérit qu’il revient aux laïcs « d’éclairer et d’orienter toutes les réalités temporelles auxquelles ils sont étroitement unis, de telle sorte qu’elles se fassent et prospèrent constamment selon le Christ et soient à la louange du Créateur et Rédempteur ». Mgr Monsengwo ne s’embarrasse guère d’ambiguïtés, et martèle que « l’Eglise vit dans ce monde, même si elle n’est pas de ce monde ». C’est la première fois en effet qu’un « homme de Dieu » exprime aussi clairement la détermination des chrétiens à s’emparer des rênes du pouvoir, quoique constamment, il est fait allusion aux valeurs bibliques de charité et d’amour. Citant le pape Jean-Paul II, Laurent Monsengwo déclare que concernant la vie politique, « les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la « politique », à savoir : à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun (…) Tous et chacun ont le droit et le devoir de participer à la politique ». L’appel du pape Benoît XVI est aussi pris à contribution, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il déclarait le 24 novembre 2002, que les « catholiques, élus ou militants politiques, doivent vivre une cohérence profonde entre leur foi chrétienne et leur engagement. A l’étape actuelle, il n’est pas aisé de coller une étiquette à la « Coalition chrétienne ». En clair, les esprits hésiteraient encore à déterminer s’il s’agit d’un parti politique, ou d’un groupe de pression classique. C’est à ce titre que Mgr Monsengwo invite à éviter « une confusion de langues et surtout de langages », quand il reconnaît que la coalition se doit de préciser son programme politique, définir son programme de société et ses valeurs de référence, tout en déterminant ses stratégies politiques et électorales. Plus explicite encore, le prélat catholique indique que dès l’aube de l’indépendance, la Conférence plénière des évêques du Congo avait préconisé aux chrétiens de ne pas fonder des partis politiques exclusivement réservés aux chrétiens. Ils les ont plutôt invités, « dans la vision pluraliste de la société, à s’associer avec tous les hommes et femmes de bonne volonté pour défendre et promouvoir les valeurs du Royaume communes à plusieurs projets politiques ». L’appel est on ne plus clair : devant la faillite du système actuel, les églises, les catholiques en tête, n’entendent plus baisser les bras. Car selon le président de la Cenco, « il faut que cette coalition et le pouvoir qu’elle recherche soient conçus en fonction d’une société pluraliste où (…) tous promeuvent des valeurs authentiques d’un Etat de droit ». La prise de position de la « Coalition chrétienne », bien qu’elle évite soigneusement de citer les tenants du pouvoir de transition, constitue un changement de cap significatif, une espèce de Troisième Voie, qui s’appuierait sur les millions de chrétiens pour faire entendre sa voie à la veille des échéances électorales. Un représentant de l’Eglise musulmane a salué l’existence de la Coalition qui, selon lui, pourra contribuer au changement des mentalités en République Démocratique du Congo. (SOURCE : Le Potentiel) --------------------- Une délégation de Congolais demande à Louis Michel de cesser d'imposer des dirigeants au Congo 26 juillet 2005 - Ce vendredi 22 juillet 2005 à Paris, monsieur Vital Kamerhe, secrétaire général du parti de monsieur Kabila a passé une soirée dont il se souviendra toute sa vie; la conférence débat qu'il animait à Paris au niveau de la Porte de la Chapelle se terminée en queue de poisson. A l'origine du désordre on reprocherait à Kamerhe le fait que, au lieu de plancher sur le projet de société du Pprd, son parti, il aurait pris la liberte de s'en prendre à d'autres politiciens. Malheureusement pour lui, son audience n'etait pas constitué que des gens acquis à la cause du regime. Il aurait été, à son tour, prix à partie, menacé et bousculé. Il aurait fallut l'intervention de la police pour retablir l'ordre. Selon des temoignages concordants, le tout est parti d’une marche contre le pouvoir en place à Kinshasa, initiée par l’association Toponi Congo de Paris. Une quinzaine de congolais de Belgique avaient fait le déplacement. Alors qu’ils étaient au niveau de Château Rouge pour le début de la marche, les belgicains apprendront qu’au même moment, monsieur Kamerhe animait une conférence. Un bus aurait été loué pour amener des congolais de Belgique applaudire le propagandiste de Kabila, moyennant une rondelette somme de 200 €. Mis au parfum, le groupe des "belgicains" (Congolais de Belgique) se scinde en deux. Une partie reste à la marche, l’autre se rend au lieu de la conférence debat. Quand ils arrivent, trois orateurs du Pprd trônent sur le podium, Monsieur Kamerhe au centre. La conférence vient de commencer. Il y a une soixantaine de personnes dans la salle, apparemment acquises à la cause de la mouvance présidentielle, à observer leurs applaudissements intempestifs. Dans son message, l’orateur s’en prend aux politiciens présents sur la scène politique congolaise depuis l’indépendance en passant par la Cns, conférence nationale Souveraine. Une allusion ironique est faite contre l’Apareco de monsieur Ngbanda. Bref, le démocrate, le sauveur du Congo, l’homme providentiel, c’est… le Président actuel du Congo. Encore un peu, le propagandiste du Pprd) proclamerait déjà son candidat élu à vie avec 99,99%. Au moment où l’orateur parle de la mort des victimes du 30 juin dernier, il minimise ce drame, en comparaisons dira-t-il, avec les méfaits de la deuxième république. Une vague de réprobation secoue alors la salle. A ce moment Henry Muke de Bana Congo arrache la parole, n’acceptant pas qu’ on souille ainsi la mémoire de ces innocents. S’en suit un échange virulent de paroles. « Naza nyama ya dira même Kamerhe. C’était sans connaître le jusqu’au-boutisme de certains Congolais de Belgique quand ils militent pour la cause de leur peuple. Panique, désordre, excuses tardives de Kamerhe, tentatives de calmer les esprits, podium occupé, menaces, gaz lacrymogène, boules puantes, coups, Kamerhe par terre…bref un spectacle digne d’une république bananière. L'ordre ne reviendra plus. S’en prenant aux organisateurs de la manifestation, Kamerhe lancera « Vous m’avez piégé, ba nyama » (Vous m’avez piégé, animaux de la brousse) .Le désordre étant devenu total, la salle se videra progressivement, avec Kamerhe toujours à l’intérieur sous le gaz lacrymogène. La pression continuera dehors. Des dizaines de véhicules de la police arrivent, des voitures sont brûlés, renversés ou saccagés. C’est sous une très forte protection policière que tard dans la soirée, sieur Kamerhe sera extirpé de la salle, pratiquement tiré par le collet afin qu’il ne soit pas happé par les manifestants. Le bus loué par les gens du pouvoir pour sa délégation de Belgique rentrera à moitié vide, les passagers paniqués, s’étant éparpillés dans les rues de Paris, fuyant la colère de leurs compatriotes qui se battent pour un Etat de droit au Congo. Cheik FITA
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Le responsable de l'Ong Héritiers de la justice
abattu hier par des hommes armés
Communiqué
Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 juillet 2005, vers 3 heures
30 minutes du matin, Monsieur Pascal Kabungulu Kibembi, Secrétaire Exécutif
de l’association des droits de l’homme Héritiers de la Justice a été
froidement abattu dans sa maison par des hommes armés. Ses bourreaux se
sont introduits par la porte d’accès au salon, et se sont d’abord
dirigé dans une chambre des enfants à qui ils ont demandé où se
trouvait leur père. Alertée par ces échanges, l’épouse du défunt
s’empresse pour s’enquérir de la situation et à ce moment un des
assaillants entre dans la chambre de la victime et la ramène au salon
en disant « c’est aujourd’hui le jour de ta mort ». Aussitôt, il
lui loge, à bout portant, des balles dans le ventre. Cet acte ignoble
survient après plusieurs autres assassinats ciblés contre les
animateurs des structures relais à la base de Héritiers de la Justice
et des menaces persistantes proférées contre plusieurs acteurs de la
Société civile de la province. L’asbl Héritiers de la Justice exige
qu’une enquête indépendante soit diligentée de toute urgence et que
les résultats soient rendus public et les présumés auteurs déférés
devant la justice. Les investigations se poursuivent et nous donnerons
d’amples informations dans les heures qui suivent. Fait à Bukavu, le 31 Juillet 2005. Héritiers de la justice
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Joseph Kabila et ses vice-présidents enterrés à
Bruxelles! 04 août 2005 - A l’appel des forces sociales et politiques
congolaises de Belgique, ce mardi 2 août 2005 à Bruxelles, près de
250 congolais et des centaines de belges ont défilé devant les cinq
cercueils du régime 1+4 de Kinshasa. Cette manifestation hautement
symbolique a eu lieu à un endroit tout aussi symbolique de la Belgique
et de l’Europe :
le rond point Schuman sur la petite rue de la loi. Ce lieu est à mi-chemin
entre l’imposant monument du cinquantenaire conçu en 1880 pour les
cinquante ans de la Belgique et inauguré en 1905, et le Berlaymont,
siège de la Commission européenne. Le rond point Schuman lui-même n’est
pas un endroit anodin. Il doit son nom à l’ancien ministre français
des Affaires étrangères, Robert Schuman qui, le 9 mai 1950, fit une
déclaration devenue célèbre, et à la base de la naissance de la
Communauté européenne, aujourd’hui Union Européenne. Tout commence vers 10 heures avec l’arrivée sur les lieux d’impressionnants
services de police. Les congolais arrivent un à un. La plupart ne
seront présents que durant moins d’une heure, profitant de la pause
de midi pour poser cet acte patriotique. Les belges quant à eux, à
pied, à vélo ou en voiture ralentiront pour lire les différents
messages, comprendre la signification de ces cercueils exposés en
pleine ville, ou tenter de reconnaître le drapeau bleu traversé en
diagonale par trois bandes or, rouge, or et frappé d’une étoile dans
un coin. Les banderoles attachés aux barricades dressées par la police
pour séparer la manifestation de la grande circulation du lieu ont
comme messages : « Rd Congo :
oui aux élections mais pas avec le 1+4 », « 5.000.000 de
morts en Rd Congo depuis le 02 août 1998 , Génocide :
Oui », « Nouveau
leadership en RD Congo : Tshisekedi, Katebe Katoto, Matusila », « Résolution
1234 de l’Onu ». Vers 12H30, les cinq cercueils couverts de linceuls noirs arrivent,
transportés dans trois voitures des manifestants. Ils sont exposés,
appuyés contre les barricades. L’animation continue. A 13heures 45,
une délégation se rend au siège de l’Union Européenne déposer un
mémo des congolais. Accompagnée par la police, cette délégation est
composée d’une représentante des femmes, d’un représentant des
forces sociales et d’un représentant des partis politiques. Le mémo
adressé à Monsieur Barroso sera remis à un membre de la commission,
monsieur De Portere. Près d’une vingtaine d’agents de sécurité
sont déployés tout autour. 14heures,
un cortège se forme sur la petite rue de la Loi. Les porteurs des cinq
cercueils sont en tête. La police s’agite, ne comprenant pas très
bien ce que veulent faire les congolais. Des chants funèbres sont
entonnés, des mauvais sorts lancés contre l’esprit de ces cinq morts.
La RD Congo comptant près de 450 tribus, il est facile de deviner l’avalanche
de mauvais sorts. Le cortège revient au point de départ. Les cinq cercueils sont
déposés, des incantations et malédictions fusent. Soudain, le feu est
mis aux cercueils qui se consumeront totalement. À 14heures30, deux
délégués montent sur un banc public pour lire le mémo du jour.
Devant eux, le drapeau du Congo, adopté lors du référendum de
1964. Suite au refus de la police d’installer un podium ainsi qu’une
Sono, le message que devait prononcer Monsieur Katebe Katoto, Premier
ministre plébiscité par le Peuple au Congo, est reporté pour le
samedi 6 août à l’Ulb lors de la manifestation des quarante jours en
mémoire des martyrs du 30 juin 2005 A 14heures 50 l’hymne national du Congo est entonné pour marquer
la fin de la manifestation. La police demande alors aux organisateurs d’enlever
la cendre des cercueils incinérés au risque de payer une amende
équivalent à 50.000 Francs belges. Réponse des manifestants : « Mieux vaut
payer cette amende que s’attirer la malédiction des ancêtres en se
souillant avec ces cendres. »
Et à 15 heures, les manifestants se dispersent tranquillement, la
police enlève les barricades. Un manifestant qui avait été arrêté
administrativement au début de la manifestation est immédiatement
relaxé. Il aura suivi toute la cérémonie de la vitre d’une
fourgonnette de la police. Cheik FITA MEMORANDUM DES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES (Bruxelles, le 2 août 2005) Nous, Forces politiques et Sociales Congolaises vivant
à l’Etranger déclarons ce qui suit : 1. Ayant constaté l’échec des animateurs politiques de la
transition issue du Dialogue Inter congolais, notamment : -dans l’application des principes et dans la réalisation des
objectifs de ladite transition au terme des délais constitutionnels -dans la gestion courante de la Nation. Echec stigmatisé par le
Peuple Souverain du Congo, la Communauté Internationale et reconnu par
nombreux animateurs des défuntes institutions 2. Etant entendu que la cause profonde de cet échec est : - l’absence totale de volonté politique, - le manque patent de bonne foi, - l’incompétence et la volonté délibérée des animateurs de la
transition de se maintenir au pouvoir par des mécanismes maffieux,
frauduleux et criminels tels que la prolongation automatique de la
transition et - les tricheries avérées dans le processus électoral ainsi qu’au
sein de la Commission Electorale prétendue Indépendante, 3. Considérant que notre Peuple, le Souverain Primaire congolais,
refuse toute prolongation de la transition avec des animateurs
défaillants dont la praxis journalière est caractérisée par : - les violations massives et systématiques des libertés et des
droits fondamentaux de l’homme, - le terrorisme d’Etat, - l’insécurité généralisée, - la mauvaise gouvernance, - le pillage accéléré et inconsidéré des richesses nationales, - le génocide social, l’incitation à la haine interethnique et
intertribale, - la création et l’entretien des conflits fratricides armés, - les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les
tortures, les rançonnements, les expropriations extrajudiciaires, les
traitements cruels, inhumains et dégradants. Bref, une crise politique transformée en une catastrophe humanitaire
décrite et dénoncée par diverses organisations Congolaises et
internationales des droits de l’homme. 4. Considérant que dans leur furie d’étouffement de l’expression
de la volonté populaire souveraine et même d’extermination de notre
Peuple, notamment les 10 Janvier, 28 Juin, 30 Juin 2005, ces mêmes
animateurs ont recouru à des mercenaires pour massacrer la population,
consacrant par-là la rupture totale et irréversible entre eux et notre
Peuple. 5. Résolus à faire respecter la volonté souveraine de notre Peuple : - en mettant fin au règne désormais illégal et illégitime du
régime Kabila (1+4 =0), - l’aidant à se doter d’un leadership politique crédible,
représentatif, responsable et compétent afin d’arrêter la
catastrophe humanitaire en cours et d’organiser les élections libres,
transparentes et démocratiques. 6. Fidèles au Processus démocratique initié par l’ensemble de
notre Peuple à la Conférence Nationale Souveraine, à l’article 37
de la Constitution de la transition issue de ladite Conférence
Nationale Souveraine ainsi qu’à l’article 3 de la Constitution de
la transition issue de la défunte transition issue du Dialogue Inter
congolais, lesquels articles octroient à tout Congolais le droit et le
devoir sacrés de s’opposer à tout exercice illégal et illégitime
du pouvoir politique en RD Congo. 7. Respectueux du sacrifice suprême de nos Compatriotes massacrés
par les animateurs de la défunte transition et déterminés à être le
fer de lance du combat que mène notre Peuple pour reconquérir sa
dignité humaine, sa souveraineté et bâtir un véritable Etat de droit
démocratique, pluraliste, moderne et prospère. 8. Tenant compte : - des Résolutions du Congrès Mondial des Congolais vivant à l’Etranger, - de l’expression de la volonté souveraine de notre Peuple qui d’une
part a refusé toute prolongation de la transition avec les animateurs
défaillants de la formule 1+4 et d’autre part a plébiscité un
nouveau leadership politique congolais. A) Dénonçons et condamnons tous les crimes politiques, économiques,
moraux et autres commis par le régime 1+4 et demandons à la
Communauté Internationale d’ouvrir une enquête afin que les
criminels, les assassins, les pilleurs, les cannibalistes et les truands
membres de ce défunt régime soient déférés devant les tribunaux
internationaux. B) Enterrons définitivement, ce jour, l’ordre institutionnel
piloté par le régime Kabila (1+4=0), en ce co mpris donc la fameuse Commission Electorale prétendue Indépendante
inféodée à la vision criminelle du régime Kabila et qui est en train
d’exécuter le plan de fraude et tricherie électorale en faveur de
Joseph Kabila, chef de file du défunt régime. C) Prenons acte du nouveau leadership politique plébiscité par
notre Peuple tel qu’exprimé notamment à travers de multiples prises
de position des forces politiques et sociales du Pays, lesquelles prises
de position ont connu l’adhésion populaire libre, spontanée et
générale dans tout le pays et ont atteint leur apogée lors du meeting
du 9 Juillet 2005 à Kinshasa malgré la terreur et la sauvage
répression. D) Soutenons ce nouveau leadership dans sa mission d’arrêter la
catastrophe humanitaire en cours, de gérer notre Pays et de conduire
notre Peuple aux élections libres, transparentes et démocratiques E. Rappelons à l’opinion que ce nouveau leadership est
représenté par : - M. Etienne Tshisekedi, Président de la République; - M. Raphaël Katebe Katoto, Premier Ministre et Chef du Gouvernement;
et - Dr Anatole Matusila, Président de l’Assemblée Nationale. F) saluons la détermination de notre peuple dont nous félicitons le
courage dans son combat de libération nationale. Présentons nos
condoléances à toutes les familles des victimes innocentes, martyrs
tombés sous les balles des criminels du régime Kabila et des leurs
mercenaires. G) Décidons d’unir nos forces et nos énergies, autour de Monsieur
Raphaël Katebe Katoto, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Membre
du nouveau leadership vivant momentanément avec nous ici à l’Etranger,
afin de mener des actions politiques et diplomatiques jusqu’à la
victoire finale. H) lançons un appel solennel à tous nos compatriotes vivant à l’extérieur,
de se joindre, à travers nous, à la mobilisation générale
décrétée à travers tout notre pays, afin de faire respecter par tous,
(congolais et étrangers) la volonté souveraine de notre peuple ainsi
exprimée. I) Demandons à la Communauté Internationale : - De cesser tout soutien et toute collaboration avec les animateurs
du défunt régime 1+4=0 honni par notre peuple ainsi qu’avec leurs
représentants politiques et diplomatiques. - D’appuyer l’initiative d’enquête internationale sur les
crimes perpétrés par ce régime contre notre Patrie et contre Peuple,
et d’appliquer contre ses représentants d’autres sanctions,
notamment le refus d’octroi de visas et d’accès aux pays amis du
Peuple Congolais, le gel de leurs avoirs indûment amassés et cachés
à l’Etranger, etc. - De prendre acte du choix du Peuple Congolais, Souverain Primaire,
et d’établir des liens de coopération avec le nouveau leadership
plébiscité afin de l’accompagner dans sa lourde et délicate
mission. - De diligenter un audit sur la gestion de tous les fonds débloqués
par la Communauté Internationale, durant les 24 mois de la transition.
Tant au niveau des gestionnaires au Congo que des responsables des
services appropriés en Occident, comme les services d’aide au
développement et à l’action humanitaire de la Commission Européenne. I) Demandons au gouvernement belge de donner l’exemple concret de
son engagement dans le Camp de notre Peuple : - en mettant fin dès à présent à toute coopération structurelle
avec le régime Kabila 1+4=0, avec ses représentants politiques et
diplomatiques auprès du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne,
avec l’achat du diamant à Anvers et avec d’autres minerais, - En débutant sans tarder la coopération structurelle avec le
nouveau leadership politique plébiscité par notre Peuple et dont le
Premier Ministre et Chef du Gouvernement, Monsieur Raphaël Katebe
Katoto, vit momentanément avec nous ici en Belgique en attendant son
retour définitif au Pays. - En faisant réellement jouer son rôle de référence par la
Communauté Internationale sur le Dossier du Congo et l’Union
Européenne dont le Siège des Institutions se situe justement ici en
Belgique, à cette Place de Schuman que nous avons symboliquement choisi
pour le Rassemblement de ce jour, Ainsi fait à Bruxelles, le 02 août 2005. Pour les Forces Politiques et Sociales Congolaises vivant à l’Etranger, (signatures) ------------------------- Entreprises publiques de l'Etat : la liste des mandataires 06 août 2005 - Le président de la République, Joseph Kabila a rendu publique mercredi la composition des conseils d’administration et des Comités de gestion de 28 entreprises du portefeuille de l'Etat. Très peu de dirigeants sortant ont été maintenus à leurs postes. Des secrétaires généraux de l'administration et des ténors des partis politiques font leur entrée dans les entreprises publiques. Par ailleurs, outre la présence de certains députés et sénateurs de la transition, on remarque le retour aux affaires des anciens acteurs politiques comme Fundu Kota, Bofasa Djema, Cléophas Kamitatu Massamba, Cyprien Rwakabuba, etc. Ci-dessous, la liste intégrale des mandataires de l'Etat. DECRET N° 05/066 DU 03 AOUT 2005 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DES CONSEILS D’ADMINISTRATION DE QUELQUES ENTREPRISES PUBLIQUES Le Président de la République; Vu la Constitution de la Transition, spécialement en ses articles 76, 198 et 203; Vu l’Accord Global et Inclusif relatif à la Transition en République Démocratique du Congo; Vu, telle que modifiée et complétée à ce jour, la loi n° 78-002 du 06 janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises publiques, spécialement en ses articles 7 et 17; Vu le Décret n° 03/025 du 16 septembre 2003 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement de Transition ainsi que les modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République, les Vice-Présidents de la République, les Ministres et les Vice-Ministres; Vu le Décret n° 03/027 du 16 septembre 2003 fixant les attributions des Ministères; Sur proposition du Ministre du Portefeuille; D E C R E T E Article 1er : Sont nommées membres des Conseils d’Administration des entreprises publiques suivantes, aux fonctions reprises en regard de leurs noms, les personnes ci-après : I. SOCIETE NATIONALE D’ELECTRICITE ‘’SNEL’’ 1. Monsieur KAPUKU BIKOKO : Président; 2. Monsieur Noël VIKA DI PANZU : Administrateur-Délégué Général; 3. Madame Elysée MUNEMBWE : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Paul MPUTU BOLE ILANGA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur MBUYU WA NKULU : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur BALIKWISHA NYONYO : Administrateur 7. Monsieur Albert NTUMBA : Administrateur 8. Monsieur WATUKALUSU MBALE : Administrateur 9. Monsieur KAHILU MBAKA : Administrateur II. REGIE DE DISTRIBUTION D’EAU ‘’REGIDESO’’ 1. Monsieur Barthélemy MUMBA GAMA : Président; 2. Monsieur KATENDE MUYA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur KATALAY NTUMBA : Administrateur- Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Alphonse MANGBOLO BABU : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur KANGUDIA MBAYI : Administrateur- Directeur Financier; 6. Monsieur Léon MUHETO : Administrateur 7. Monsieur Yves OKOTA : Administrateur 8. Monsieur KIGOMBE MAZAMBI : Administrateur 9. Monsieur François KALWELE : Administrateur III. LA CONGOLAISE DES HYDROCARBURES ‘’COHYDRO’’ 1. Monsieur Michel LADI LUYA : Président; 2. Monsieur Justin KANGUNDU : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur YEMBELINE KODANGBA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Christophe BITASIMWA BAHII : Administrateur- Directeur Technique; 5. Monsieur Roger KALWAHALI : Administrateur- Directeur Financier; 6. Monsieur Albert POLESHA : Administrateur- Directeur Commercial; 7. Madame MULUNGULA BITONDO : Administrateur 8. Monsieur MONULPHE NGUOMOJA : Administrateur 9. Monsieur MUSIKAMI NGALAMIRA : Administrateur IV. REGIE DES VOIES AERIENNES ‘’RVA’’ 1. Monsieur Jacques LUNGWAMA : Président; 2. Monsieur KABUYA LUMUNA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Robert KABANGU BIDINGA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur KIFOTO MALEMBA LEMBA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur MATENDA MOBILE : Administrateur- Directeur Financier; 6. Monsieur Guy MANDAKA NDOY : Administrateur 7. Monsieur SHAURI TATAKULU : Administrateur 8. Monsieur Matthieu GANGU EHINDO : Administrateur 9. Monsieur LUNGELE MASTAAJABU : Administrateur V. OFFICE NATIONAL DES TRANSPORTS ‘’ONATRA’’ 1. Monsieur MWEMENA KAMABWE : Président; 2. Monsieur Alexis GISARO : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Crispin KATALAY MANYEKA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur MBIKAYI MABULUKI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Madame Béatrice FUMUKEYA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Thomas LUHAKA : Administrateur 7. Monsieur Charles NAWEJI MUNDELE : Administrateur 8. Monsieur Martin MUKONKOLE : Administrateur 9. Monsieur SHABANI UBUTO : Administrateur VI. SOCIETE NATIONALE DES CHEMINS DE FER DU CONGO ‘’SNCC’’ 1. Monsieur Mathieu SENGA KABIKA : Président; 2. Monsieur ILUNGA LWANZA : Administrateur-Délégué Général; 3. Madame Jeanne LUTA NATSHILOMBO : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Nestor WASA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Jacques MUDIB NGUZ : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur COLLIN SHABANZA : Administrateur 7. Monsieur KAMONA YUMBA : Administrateur 8. Monsieur José LIPEKENE : Administrateur 9. Monsieur KAMITATU MASAMBA : Administrateur VII. COMPAGNIE MARITIME DU CONGO ‘’CMDC’’ 1. Monsieur Omer EGWAKE : Président; 2. Monsieur Honoré KADIMA SHAMBUYI : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Jean-Marie BEYA KAMBA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur MOKEMO NZIEMO MELI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur ONESIME KUKATULA FALASH : Administrateur- Directeur Financier; 6. Madame DAO TSHINGAMBU : Administrateur 7. Madame Anne-Marie MAKOMBO : Administrateur 8. Monsieur SOLADIO COLA : Administrateur 9. Madame FULL MASAKA : Administrateur VIII. REGIE DES VOIES MARITIMES ‘’RVM’’ 1. Monsieur Pierre MUANDA MVUMBI : Président; 2. Monsieur Philémon MAMBO : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur LENTO ne Zingua : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur KUMBU KUMMEL : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur AM BOKOLOMBE : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur PAUNY KAMANDJI : Administrateur 7. Monsieur Guy Richard MALONGO : Administrateur 8. Madame MENA WAN TSHIMANGA : Administrateur 9. Madame Micheline ARAKI : Administrateur IX. RÉGIE DES VOIES FLUVIALES ‘’RVF’’ 1. Monsieur Albert TSHIDIBU : Président; 2. Monsieur Samuel MBOMBO ENGONDO : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur PHUKUTA NYUNDU : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur MUONGO WAN SHABAHANGA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Franklin TSHAMALA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur MATIABU MISA : Administrateur 7. Monsieur Xavier SIDI MWANUKE : Administrateur 8. Monsieur Raphaël KUPANYA MAHAMBA : Administrateur 9. Monsieur Athanase KETEKAMA : Administrateur X. OFFICE DE GESTION DU FRET MARITIME (OGEFREM) 1. Madame Rosette SAMBA LWANZO : Présidente; 2. Monsieur Emile NGOY KASONGO : Administrateur-Délégué Général; 3. Madame Christine EPOLUKE : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur MAMBOLEO LIMBE LEMBE : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur LEKOPOLE NAKUASANGUSAGA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Francis BEDY MAKHUBU : Administrateur 7. Madame Elise KALOMBA : Administrateur 8. Monsieur KITENGYE SOKONI : Administrateur 9. Monsieur Lambert TSONGO : Administrateur XI. OFFICE DES DOUANES ET ACCISES ‘’OFIDA’’ 1. Monsieur Symphorien KASINDI YIMBA : Président; 2. Monsieur Déo RUGWIZA MAGERA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Christophe KUBIHA MUSHIZI : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur TSHIBAMBE NDJIBU : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Grégoire KIRO TSONGO : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur MWILA KAYEMBE : Administrateur 7. Monsieur SESANGA HIPUNGU : Administrateur 8. Monsieur Robert MULAMBA : Administrateur 9. Madame Cécile TSHIBANDA LEPIRA : Administrateur XII. SOCIETE NATIONALE D’ASSURANCES ‘’SONAS’’ 1. Monsieur Moïse NYARUGABO MUHIZI : Président; 2. Monsieur Modeste BAHATI LUKWEBO : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Adrien BOKELE DJEMA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur EKUMBAKI IKEKA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Madame Charlotte MIVILA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Fidèle BABALA WANDU : Administrateur 7. Madame Micheline BIE BONGENGE : Administrateur 8. Monsieur NGASHI BITULO : Administrateur 9. Monsieur Jovite BASHIGE : Administrateur XIII. OFFICE DE GESTION DE LA DETTE PUBLIQUE ‘’OGEDEP’’ 1. Madame Aimée KASANDA : Présidente; 2. Monsieur Freddy SUKU SUKU : Administrateur-Délégué Général; 3. Madame Brigitte SHABABI MAWAZO : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Lucien MUJINGA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur KINKELA SAVY SUNDA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Madame NGALULA WAFUANA : Administrateur 7. Monsieur José MUTOMBO : Administrateur 8. Monsieur Charles VALIRE : Administrateur 9. Monsieur Victor BALIBWA WA MWEZI : Administrateur XIV. OFFICE CONGOLAIS DE CONTROLE ‘’OCC’’ 1. Monsieur LUMPUNGU KANYINDA : Président; 2. Madame MAYUMA KASENDE : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Oswald MUKINGI NAHIMANA: Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Valentin NAGIFI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Henri MPETI ELIYA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Valentin SENGA : Administrateur 7. Madame Béatrice MUDERWA NABINTU : Administrateur 8. Monsieur Hugo MUPULU : Administrateur 9. Monsieur ILAMBO BWAKA MANGALA : Administrateur XV. CENTRE D’EVALUATION, D’EXPERTISE ET DE CERTIFICATION ‘’CEEC’’ 1. Monsieur SESANGA DJA KASIN : Président; 2. Monsieur Jean Pierre TSHIMANGA BUANA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur KASONGO MUNGANGA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur DINO CHERMANI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur KABASUBABO KATULONDJI : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Gilbert PALUKU MUHOTHOLI : Administrateur 7. Monsieur Guy René LOKANGA : Administrateur 8. Madame YAMA NZALABAR : Administrateur 9. Monsieur LEPU NGAMBU : Administrateur XVI. OFFICE DES MINES D’OR DE KILO-MOTO ‘’OKIMO’’ 1. Monsieur AMULI ALIMASI UMUL : Président; 2. Monsieur KASONGO SHOMARI : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Roger DZARINGA BUMA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Jean Pierre MBULUYO : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Michel NYAMADJOMI MEYIZO : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Nestor KIYIMBI : Administrateur 7. Monsieur MUHINDO KAMBALE : Administrateur 8. Monsieur Bienvenu LIOTA : Administrateur 9. Monsieur ISOMELA IYONGHA : Administrateur XVII. SOCIETE DE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET MINIER DU CONGO ‘’SODIMICO’’ 1. Monsieur MUTAMBA DIBWE. : Président; 2. Monsieur TSHISOLA KANGOA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur IGWABI NKOMERWA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Raymond MWANDA NSANDA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur AMSINI IYAO : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Moïse MONI DELA : Administrateur 7. Monsieur UMBA ILUNGA WA NGONGO : Administrateur 8. Monsieur TSHISHIMBI KATUMONYI : Administrateur 9. Madame Victorine OPANGO ONYASOMBO : Administrateur XVIII. REGIE NATIONALE DE TELECOMMUNICATIONS PAR SATELLITE ‘’RENATELSAT’’ 1. Monsieur Cyprien RWAKABUBA : Président; 2. Monsieur Remy LUNDIMU HEMEDI : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur KABAMBA KABATA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur ACHINDA WAHILUNGULA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Madame Vicky BUBOYO : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur KOTH AYOMB : Administrateur 7. Monsieur MANSI SIALA : Administrateur 8. Madame Antoinette KAVIRA MBAYAHI : Administrateur 9. Madame Anne-Marie AKWETY : Administrateur XIX. RADIO TELEVISION NATIONALE CONGOLAISE ‘’RTNC’’ 1. Monsieur Hubert EFOLE WA MOMBA : Président; 2. Monsieur KIPOLONGO MUKAMBILWA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur MASUDI MUNGILIMA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Emmanuel MWANA KAYEMBE : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur MUDILO MUSSA KILIOBO : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur ESAMBA BOLOKO : Administrateur 7. Monsieur Cosmas BOPE MINGA : Administrateur 8. Monsieur Thomas MUULWA KATAALA : Administrateur 9. Monsieur MUKWENDELE KATSHINGA : Administrateur XX. AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE ‘’ACP’’ 1. Monsieur Gabriel MAHELE WOSONGO : Président; 2. Monsieur EYALA BWAKAMA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Christian BALUKU : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur OGOBANI MASUDI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur MWAMBA MULUNDA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur José KAJANGWA : Administrateur 7. Madame Marie Louise LWEMBE : Administrateur 8. Monsieur BONANE YA NGANZI : Administrateur 9. Monsieur Etienne KISUNKA : Administrateur XXI. OFFICE CONGOLAIS DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS ‘’OCPT’’ 1. Monsieur ADAM BOMBOLE INTOLE : Président; 2. Monsieur WETSHI KOY LETSHU : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Léonard NTUAREMBA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Paul LOHALO : Administrateur-Directeur Technique Chargé des Télécommunications; 5. Monsieur KASULI RUNGOYA : Administrateur-Directeur Technique Chargé des Postes; 6. Monsieur Gilbert MUHIKA : Administrateur-Directeur Financier; 7. Monsieur SHOMWA MONGERA : Administrateur 8. Monsieur SHEMATSI KWABO : Administrateur 9. Monsieur Collin KIKUNI KANDOLO : Administrateur XXII. OFFICE DES ROUTES (OR) 1. Monsieur BOFASA DJEMA : Président; 2. Monsieur NGOMO TONGO BANGAYE : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Floribert MASUNDA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur MWEZE DUNIA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur LOBO KWETE MINGINA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur Valérien SANGINGA KAYIBANDA : Administrateur 7. Madame Béatrice LOMEYA ATILITE : Administrateur 8. Monsieur Liévin WAYTSOALO : Administrateur 9. Monsieur CHIRHALWIRWA NKUNZIMWAMI : Administrateur XXIII. OFFICE DES VOIRIES ET DRAINAGE (OVD) 1. Monsieur MUHIYA LUMBU : Président; 2. Monsieur Henri ALINGA MUKE : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Pierre MOMBULU : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Madame Pauline BOFAKA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Eric RUBUYE : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur BASHIGE IRENGE : Administrateur 7. Madame Charlotte MWEWA : Administrateur 8. Madame BANJIRENE MAPENDANO : Administrateur 9. Monsieur MOKA NGOLO : Administrateur XXIV. INSTITUT NATIONAL DE SECURITE SOCIALE (INSS) 1. Monsieur LUMEYA DHU MALEGI : Président; 2. Monsieur TOENGAHO LOKUNDO : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Jeannot WINGINGA :Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur KININGA MBA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Vincent KIBWE : Administrateur- Directeur Financier; 6. Madame MANOKA NZINGA : Administrateur 7. Monsieur UROM WAROM ANMAN : Administrateur 8. Madame Clarisse SANGANI DIAMATONDO : Administrateur 9. Monsieur BOFUNGA ELEY : Administrateur XXV. INSTITUT NATIONAL DES STATISTIQUES ‘’INS’’ 1. Monsieur BOLIDE TUMBA : Président; 2. Monsieur NYUMBAIZA MALUNGU : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur MASAKA MBEKI : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur BANGO BANGO SIZUKANI : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Alphonse BALSOMI ADAPAKWA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur DAMBO LODI : Administrateur 7. Madame Marie MOKE MAMBANGO : Administrateur 8. Madame Léa MALUTAMA : Administrateur 9. Monsieur MASALA LOKA : Administrateur XXVI. OFFICE NATIONAL DU TOURISME (ONT) 1. Madame Annie MWANAKAKUNGU KOMPANYI : Présidente; 2. Monsieur Honoré KABUNDA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur Justin YOGBA LITA NONDOTO : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Madame Berthe AKATSHI OSAKO : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur OMARI RAMAZANI : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur MAWETE MOKE MBOKOSO : Administrateur 7. Monsieur Maurice LANDA : Administrateur 8. Madame Josée LOKUMU ISEMOTI : Administrateur 9. Monsieur MBAMBI KIAMA : Administrateur XXVII. INSTITUT CONGOLAIS POUR LA CONSERVATION DE LA NATURE (ICCN) 1. Monsieur NTAWINIGA BALEZI : Président; 2. Monsieur Cosmas WILUNGULA BALONGELWA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur TOMY TAMBWE LUDIMA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Benoît KISUKI MATHE : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Philémon MBOMBA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur FALAY SELENGE : Administrateur 7. Monsieur NZAMA KILUNDO : Administrateur 8. Monsieur KAKULE MBAHINGANA : Administrateur 9. Madame Chantal MUNTU : Administrateur XXVIII. OFFICE NATIONAL DU CAFE (ONC) 1. Monsieur BANDOMA VUMBI : Président; 2. Monsieur Alphonse LUPUMBA KAMANDA : Administrateur-Délégué Général; 3. Madame Ange LIBAGIZA KAPUKU : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur Simon NSIONA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur MIYAMBI MWANA PAMBI : Administrateur-Directeur Financier; 6. Monsieur KAMPASA MASUMBUKO : Administrateur 7. Monsieur Nico TENDAY MUKENDI : Administrateur 8. Monsieur Côme MWILARE : Administrateur 9. Madame BAGULA MONENO : Administrateur XXIX. FONDS DE PROMOTION DE L’INDUSTRIE (FPI) 1. Monsieur RUNIGA LUGERERO : Président; 2. Madame Jeannine MABUNDA : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur FUNDU N’KOTA : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Monsieur OKENDE SENGA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur Thomas MATHE KOMBI : Administrateur-Directeur Financier; 6. Madame YUYU LUKUKA MUYANGALI : Administrateur 7. Madame Scholastique BAMBI : Administrateur 8. Monsieur Eugène MUHIMA AM’RI : Administrateur 9. Madame Nicole MATATA MULWEMI : Administrateur XXX. SOCIETE SIDERURGIQUE DE MALUKU (SOSIDER) 1. Monsieur Floribert ASIANI BAMUKWENI : Président; 2. Monsieur Aimé YOUSOUF BIN RISASI : Administrateur-Délégué Général; 3. Monsieur KITITI BIN PATAULE : Administrateur-Délégué Général Adjoint; 4. Madame HAMULI NYOTA : Administrateur-Directeur Technique; 5. Monsieur NTENDI MABULA : Administrateur-Directeur Financier; 6. Madame Marceline KIBUNGI : Administrateur 7. Madame Yvonne RISASI TAMASHA : Administrateur 8. Monsieur Emmanuel KATEMBO VARONDI : Administrateur 9. Monsieur BOTSWALI LENGOMO : Administrateur Article 2 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires au présent Décret. Article 3 : Le Ministre du Portefeuille est chargé de l’exécution du présent Décret qui entre en vigueur à la date de sa signature. Fait à Kinshasa, le 03 août 2005 Joseph KABILA Le Cabinet du Président de la République Léonard SHE OKITUNDU -------------------------- Katebe Katoto : "Le système 1+4 s'est avéré criminel, corrompu, pilleur et incapable" 08 août 2005 - Ce samedi 06 août 2005, le richissime homme d'affaire congolais, Raphaël Katebe Katoto, a prononcé son premier message public. C'était dans le magnifique amphithéâtre Emile JANSON de l’Université Libre de Bruxelles, Ulb, à l’occasion du 40ème jour de la mort des martyrs du 30 juin 2005, célébré en marge d’une matinée politique et culturelle organisée à l'initiative de l’Union des Etudiants Congolais de Belgique et des forces politiques et sociales congolaises du changement. L'ancien président de l'équipe lushoise de football, TP Mazembe Anglebert, s'est vertement attaqué au gouvernement de transition qu'il qualifie de "criminel, corrompu, pilleur et incapable" de rencontrer les attentes de la population. C'est le deuxième exercice oral de Raphaël Katebe Katoto devant la très difficile communauté congolaise de Belgique. Le premier avait eu lieu le 9 juillet à la paroisse Saint Roch, lors de la messe célébrée en mémoire des martyrs du 30 juin 2005. Ce jour-là, en véritable inconnu pour la communauté, monsieur Katebe avait eu son baptême de feu : des questions sur ses origines, ses accointances supposées ou non avec les anciens rebelles du RCD, le sens de son engagement politique, etc. Le programme de la matinée politique de ce samedi comportait quatre moments forts, à savoir, une projection de photos et vidéos de différentes actions des congolais vivant à l’étranger; un recueillement et la signature du registre des condoléances à l’intention des familles éprouvées ainsi qu’à la population congolaise martyrisée; des messages politiques avec débat, un spectacle musical animé par le groupe de Marcel Nzundu et Paulin Tshisungu avec des invités surprise. Prévue de 11h00 à 22h00, la manifestation n’a réellement débuté que vers 13h00. Vers 16h30, le millionnaire fait son entrée dans l’amphithéâtre de l’Ulb, entouré de trois de collaborateurs et précédé par des membres de l’organisation. Il es annoncé par un membre des Bana Congo qui faisait la modération pour la partie messages politiques. Monsieur Katebe, qui se comporte désormais comme premier ministre et chef du gouvernement parallèle, serre la main à ceux des congolais qui étaient assis au premier rang. Il est installé à côté d’une délégation de chefs coutumiers congolais. Dans les communications politiques, aucun sujet n’a été éludé : le bien-fondé d’un gouvernement parallèle, le sens du plébiscite du nouveau leadership politique au Congo, l’inscription ou pas sur les listes électorales, le "NON" que le Peuple congolais doit imposer à la Constitution lors du référendum que le pouvoir de Kinshasa compte organiser en novembre, etc. La matinée politique s'est clôturée par le message très applaudi de Monsieur Katebe, lu d’un ton ferme, derrière une tribune couverte par le drapeau congolais adopté au référendum de 1964. La clôture de la manifestation a été agrémentée par l’orchestre de Marcel Nzundu et Paulin Tshisungu qui ont caressé la fibre patriotique avec, entre autre, une chanson dont on entendra sûrement parler : "Congo lamuka". Ci dessous le texte intégral du discours de Monsieur Katebe Katoto. Cheik FITA MOT DE CIRCONSTANCE DE S.E.M. Raphaël KATEBE KATOTO Premier Ministre et Chef du Gouvernement Bruxelles, le 06 août 2005 Chers Frères et Sœurs, Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo, En ce jour du 06 août 2005, cela va faire 40 jours depuis le 30 juin dernier. 40 jours de deuil qui a frappé notre Peuple et qui, aujourd’hui met officiellement un terme à son deuil. Le 30 juin, le Peuple Congolais a déploré la perte des dizaines de vies humaines, pour la plupart des jeunes, martyrs de notre combat pour la dignité et pour la Souveraineté de notre Peuple. Des vies fauchées par des balles des mercenaires au service de ceux-là, qui désormais s’accrochent aux rênes du pouvoir par défi dicté par des intérêts maffieux. Pour honorer leur mémoire et rendre hommage à leur sacrifice suprême, je vous invite à garder une minute de silence. Je suis honoré par la symbolique de ce jour qui m’offre, comme tribune à l’occasion de la levée de nos veillées mortuaires, un milieu d’excellence pour les jeunes; le milieu universitaire où les jeunes sont préparés à affronter les grands défis et à remplir les grandes responsabilités de la vie. C’est autant dire que la Vie reprend ses droits sur la mort. Car comme jeunes, vous êtes déjà là dans le présent. Et vous vous préparez à être les cadres de demain. Nous avons le devoir de vous passer le flambeau et de vous indiquer, de la manière la plus nette ce que nous vous léguons pour l’avenir. C’est une opportunité qui m’est offerte pour évoquer succinctement l’évolution de la situation politique dans notre Pays et de dégager ainsi quelques perspectives d’avenir. Pourquoi ces morts qui nous rassemblent ce jour? Après plusieurs décennies de dictature qui ont laissé exsangue notre Pays, la République Démocratique du Congo a traversé de longues années de guerre. Nous avons connu un lourd bilan de plus de 5 millions de victimes, sans compter les catastrophes humanitaires résultant de cette situation. L’Accord Global et Inclusif du Dialogue Inter-congolais a imposé au Peuple de payer, comme prix pour la Paix, une prime à ses belligérants d’hier, en leur confiant la lourde responsabilité de gérer la Transition pendant 24 mois. Celle-ci devait, après certains préalables, conduire le Peuple Congolais aux Elections Transparentes, Libres et Démocratiques. En lieu et place de se repentir de leurs forfaits et d’effacer leur lourd passé, les leaders de la Transition ont brillé par une praxis quotidienne marquée par : - des violations massives et systématiques des libertés et des droits fondamentaux de l’homme, - la corruption et le vol institués en système de gouvernement, - l’impunité, - le terrorisme d’Etat, - l’insécurité généralisée, pour ne citer que cela. Privé des élections, oublié dans sa survie quotidienne, le Peuple Congolais qui, durant les 24 mois, accordait un délai de grâce à ses apprentis dirigeants, n’a eu devant la défaillance et la mauvaise foi de ceux-ci, comme unique recours, que les manifestations publiques pacifiques pour s’exprimer. Le 30 juin était donc un grand rendez-vous. Un moment important où notre Peuple voulait exprimer au monde la manière dont son Pays est conduit et prononcer ses sentences. C’est en voulant exercer son Droit Légitime d’Expression Démocratique, que celui-ci a été violemment réprimé et massacré. C’est aux dizaines de millions de nos Frères et Sœurs au Pays qui sont aujourd’hui muselés, étouffés et massacrés pour leur empêcher de crier à la face du monde leur rejet d'un ordre institutionnel abject, défaillant et incompétent, que je m’adresse à travers vous ce jour. Le système 1+4 s'est avéré criminel, corrompu, pilleur et incapable de rencontrer les attentes et le quotidien du Peuple Congolais, et de le conduire, dans la paix sociale et en toute objectivité, vers les échéances historiques des élections. En dépit des dispositifs répressifs, de la terreur et des diverses manœuvres d'intimidation imposées à la Population Congolaise, nous avons entendu sa Voix exprimer sa Volonté Souveraine, à savoir : - oui au processus électoral; - non à la formule 1+4 = 0; - le plébiscite d'un Nouveau Leadership crédible, altruiste et responsable pour mettre un terme à la catastrophe humanitaire en cours au Congo, et mener les Congolaises et Congolais vers de véritables élections transparentes, libres et démocratiques, gage de la renaissance d’un Etat de Droit véritablement démocratique. Je suis honoré par le choix porté sur ma modeste personne pour remplir le mandat de Premier Ministre et Chef du Gouvernement au sein de ce Leadership de Sauvetage. Comme je l'ai exprimé dans mon Message à la Nation en date du 23 juin dernier, j'ai pris acte de cette Volonté Souveraine du Peuple et je me comporterai désormais comme tel. Les Animateurs des Institutions ainsi plébiscités, sont appelés à animer des structures de combat que le Peuple a déclaré aux usurpateurs, fossoyeurs du processus de démocratisation en cours jusqu’à leur défenestration effective des instances publiques de notre Pays. Le Peuple est le seul détenteur du pouvoir et c’est lui seul qui est habilité à donner mandat à ceux qui le dirigent. C’est ainsi que le 02 août dernier, j’étais honoré de la mobilisation des forces politiques et sociales des Congolais vivant à l’étranger, qui non seulement ont entériné les choix exprimés au Pays, mais ont pris l’engagement solennel, de conjuguer leurs énergies et ainsi exprimé leur disponibilité à mener des actions politiques et diplomatiques afin d'appuyer le combat de notre Peuple jusqu'à la victoire finale. Profitant de ma présence ici, je demande à la Communauté Internationale et plus précisément aux membres de l’Union Européenne de respecter la Volonté Populaire exprimée par les Congolais, à l’instar de ce qui se passe dans leurs pays respectifs. Je tiens à rassurer les partenaires de la République Démocratique du Congo que nous constituons un leadership responsable, ouvert au dialogue, réceptif à toute coopération qui intègre la volonté de notre Peuple, respectueux de l’intérêt mutuel des parties. C'est dans cette voie de la dignité, du respect de la volonté exprimée par notre Peuple Souverain que je vais servir afin d’ériger une véritable Démocratie au service de la Nation Congolaise. Tel est le combat auquel je vous invite. Unis, nous serons plus forts et nous triompherons. Vivent les Etudiants. Vive le Peuple Libre et Souverain. Vive le Congo. Je vous remercie. Raphaël KATEBE KATOTO Premier Ministre et Chef du Gouvernement ------------------------
Selon des experts de l'Onu
et de Global Witness : l’or et la cassitérite de l’Est échappent au
contrôle de Kinshasa 09 août 2005 - C’est
le 26 juillet 2005 que le groupe d’experts mis en œuvre au sein des
Nations Unies pour enquêter sur la Rdc a rendu public son rapport
final. Ce document sur base duquel le Conseil de sécurité attend se
référer pour se pencher sur différents événements qui secouent
particulièrement l’Est de la Rdc, donne de plus amples
éclaircissements sur l’existence de vastes réseaux de trafic
illégal et illicite des minerais exploités dans cette partie du
pays, notamment l’or et la cassitérite. Le rapport cite nommément
le Rwanda et l’Ouganda dans ce trafic maffieux et sollicite vivement
une réelle implication de la communauté internationale pour barrer
la route à ce qu’il considère comme la raison première de la
situation sécuritaire précaire de l’Est de la Rdc. Dans son
dernier rapport intitulé «La paix sous tension», l’Ong
britannique revient à la charge mettant en cause le Rwanda dans le
commerce illicite et dangereux de la cassitérite dans l’Est de la
RD Congo. Selon le même rapport, le Rwanda est le pays par lequel
transite la majeure partie de ces minerais. Global Witness dénonce
également le silence du gouvernement congolais. Le rapport fustige notamment la caractère
poreux de la frontière entre l’Ituri (Est de la Rdc) et l’Ouganda.
Selon ces experts, la perméabilité des frontières congolaises
serait à la base de la perpétuation de la crise qui continue à
fragiliser la paix en Rdc. Cependant, « avec l’appui de la Mission
de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du
Congo (Monuc), note le rapport, le gouvernement de transition s’efforce
de rétablir son autorité sur les frontières, en particulier dans le
district de l’Ituri. En atteste le déploiement de 27 agents de
contrôle des frontières de l’Office des Douanes et Accises à des
postes très importants de la frontières avec l’Ouganda. Toutefois,
une visite des postes frontière d’Aru et d’Ariwara dans l’Ituri
a permis au Groupe d’experts de constater que l’autorité déjà
faible du Gouvernement est encore diminuée par la présence
considérable sur place de réseaux commerciaux illicites liés à des
factions dissidentes de divers groupes armés de l’Ituri ». Outre plusieurs cas relevés par le groupe
des experts des Nations Unies, qui selon lui, expliquerait la
difficulté pour le gouvernement de Kinshasa d’avoir une mainmise
sur les territoires de l’Est, le rapport cite en exemple l’exploitation
illicite des ressources naturelles, savamment orchestrée dans ces
parties de la Rdc. Ainsi, au cours des discussions qu’il a
tenues avec des responsables du gouvernement de la Rdc, le groupe d’experts
a exprimé le voeu de voir les différents responsables concernés
trouver une solution rapide sur le dossier lié aux activités
entreprises par M. Dimitri Popov, important actionnaire d’une
compagnie aérienne, la Glbc/Cagl. UNE DOUANE PARALLELE Concernant les questions relatives aux
douanes et à l’immigration, le groupe a fondé ses analyses sur une
étude récente effectuée par un organisme privé, dont les
conclusions ont, entre autres, indiqué que 80 % des montants dus au
titre des taxes et droits de douane ne sont pas perçus. Selon une
étude analogue effectuée par la Cnuced, la perte s’élevait à 60
%. Pour sa part, l’Ofida a fait remarquer qu’à
peine 5 % seulement des taxes et droits de douane sont perçus, en
dépit des efforts considérables déployés pour améliorer l’efficacité
des contrôles aux frontières. Le montant total des recettes
douanières est tombé de 300 millions de dollars en 1990 à 70
millions en 1994, pour remonter à 260 millions en 2004 et devrait, d’après
les projections, s’établir à 300 millions de dollars en 2005. QUESTIONS FINANCIERES AFFECTANT LA PAIX Sur ce point, le rapport a noté que la
partie Est de la Rdc évoluait totalement en marge de Kinshasa. Car,
selon ce document, des chef de groupes armés encore actifs dans la
région ont pu développer une administration parallèle, germe de
toute l’insécurité qui caractérise ces parties du pays. « Dans
la plupart des cas signalés, les rebelles et les chefs des groupes
armés empochent plus de 50 % des impôts abusivement collectés »,
souligne-t-il. Et de relever que : « Outre la corruption
qui marque toutes les relations commerciales du fait de la présence
du commandant Jérôme et d’autres dirigeants des groupes armés de
l’Ituri qui se livrent à des exactions, leur effet déstabilisateur
a entraîné une dépréciation de la valeur du franc congolais au
point où cette monnaie n’est plus acceptée comme moyen de paiement
en dehors de la Rdc. Pour remédier à cet inconvénient, une chaîne
complexe de relations commerciales s’est mise en place : elle
utilise l’or exploité localement comme monnaie de paiement des
achats à l’extérieur ». Le Groupe d’experts a pu alors reconstituer
toute une succession de transactions commerciales : le regroupement de
nombreuses petites quantités d’or sorties d’Ituri, pour une
valeur de 1,3 million de dollars; la vente de cet or à un négociant
basé à Kampala; la vente de la même quantité d’or à la
société de commerce Hussar Ltd., basée à Jersey, dans les îles
anglo-normandes, et la commande de l’entreprise suisse d’affinage
d’or Argor Heraus; les reçus et les factures adressés aux
négociants de l’Ituri, en contrepartie de la livraison d’or de
1,3 million de dollars par la maison de commerce de Kampala; les
virements bancaires aux fournisseurs, effectués par l’entreprise de
Kampala, au nom des négociants de l’Ituri. Pour déterminer les pertes subies par l’économie
et le Trésor public de la Rdc, le Groupe a retenu les données sur
les exportations annuelles d’or en 2004 qui avaient été publiées
par un organisme semi-public congolais récemment créé, le Centre d’évaluation,
d’expertise et de certification des substances précieuses et semi-précieuses
(Ceec). Selon ces données, la Rdc a exporté en 2004 647,85 kilos d’or,
évalués à 7.450 000 dollars. Cependant, le Groupe a constaté que
de grandes quantités de ce minerais échappe à tout contrôle à
partir de Kampala. Le Groupe d’experts a trouvé donc des
contradictions dans les explications fournies par l’Ouganda qui a
toujours nié son implication dans le travail frauduleux des minerais
de la Rdc. Selon les négociants en or basés à
Kampala, souligne le groupe d’experts, le succès de l’Ouganda,
comme plaque tournante du transit de l’or congolais, n’est pas un
hasard. Jusqu’en 1994, l’achat d’or était un monopole de la
Banque de l’Ouganda et de ce fait, l’or congolais était passé en
contrebande au Kenya où son commerce avait déjà été libéralisé. Le gouvernement ougandais a décidé en 1994
de libéraliser lui aussi ce commerce, d’abolir l’impôt de 3 à 5
% sur les exportations d’or et de lever toutes les restrictions
administratives imposées aux comptoirs de vente d’or. Kampala est
rapidement devenue le point de transit de l’or congolais venant de l’Ituri. LA CASSITERITE DU RWANDA Un autre minerais qui fait trembler l’Est
de la Rdc est la cassitérite. Selon les chiffres fournis par le Ceec,
à Kinshasa, les exportations congolaises officielles de cassitérite
en 2004 auraient été de 6.098 tonnes, soit une valeur de 5.033.839
dollars. Pour les experts des Nations Unies, ce chiffre est nettement
inférieur aux chiffres récents fournis par le Rwanda pour ses
exportations de cassitérite. Les données communiquées par la Banque
du Rwanda ne correspondent pas, pense-t-il, à celles communiquées au
Groupe d’experts par le Gouvernement rwandais le 28 juin 2005. De ce fait, le groupe d’experts des Nations
Unies a formellement reconnu la participation active du Rwanda dans un
vaste complot régional qui n’a pour seul objectif que soustraire de
la Rdc d’importants revenus générés par le commerce des matières
précieuses et semi-précieuses. Mme Carina Tertsakian, l'une des chercheuses
de Global Witness chargée de la RDC, citant le rapport de l'Ong
britannique, affirme que le Rwanda est en train d’importer et d’exporter
la cassitérite de l’Est de la RDC sans déclarer officiellement ce
commerce. « Nous avons découvert que le Rwanda exporte cinq fois
plus de cassitérite qu’il n’en produit lui-même», déclare
la chercheuse en citant les statistiques du pays de Paul Kagame. APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE Le rapport des Experts des Nations Unies note malheureusement que, ni
les données fournies au Groupe d’experts quand il s’est rendu à
Kigali, ni les chiffres officiellement publiés ne distinguent la
production locale de cassitérite des quantités importées. Etant donné les vastes richesses naturelles
de la Rdc, qui représentent pour les groupes armés en Ituri et leurs
chefs une source de revenus facilement disponibles, la solution, pour
le groupe d’experts, suppose que l’on prive ces groupes de toute
possibilité de parasiter l’activité économique du pays, tout en
préservant, dans la mesure du possible, la circulation des biens et
des services au profit de la population locale. Le groupe d’experts estime que la
communauté internationale devra, essentiellement, choisir entre une
démarche constructive, consistant à mettre en place un système de
traçabilité fonctionnant mieux, et la mise en oeuvre d’un système
d’embargo très difficile à appliquer. Etant donné la superficie
du pays, une interdiction totale d’exporter les ressources
naturelles de la Rdc serait une mesure extrêmement coûteuse et
difficile à appliquer. De même, une interdiction sélective d’exporter
les ressources naturelles de certains pays voisins poserait des
difficultés techniques redoutables. Si l’on pouvait définir des
spécifications techniques permettant de distinguer entre les
matières premières provenant de la Rdc et celles provenant d’autres
pays, il serait également possible d’instituer un embargo limité
sur l’exportation d’or de l’Ouganda et l’exportation de
cassitérite du Rwanda, en laissant à ces pays la possibilité d’écouler
leur propre production. Sources: Le Potentiel et Radio Okapi -------------------------
Lubumbashi : une femme torturée pour amener son
conjoint fugitif à se rendre 13 août 2005 - Mimi Balela, l’épouse de Aimé Nzongolo, a été
torturée dans ses parties intimes par des agents de la police pour la
pousser à dévoiler le lieu de cachette de son mari en fuite. D’après
les informations recueillies par la section des Droits de l’Homme/Monuc,
l’homme aurait disparu avec une somme d’argent de M. Kambale, son
employeur. Lundi 1er août 2005, la police criminelle arrête quatre
enfants du fugitif (dont un bébé d’un an), en l’absence de leur
mère. Cette dernière se présente à la police. Aussitôt, elle est
mise au cachot. Dans la nuit du 4 au 5 août, vers 2 heures du matin,
deux policiers la sortent de son lieu de détention. Ils la
déshabillent et la fouettent. La femme perd connaissance. Les deux
agents de l’ordre décident de l’emmener à l’hôpital militaire
du « Camp préfabriqué » de la ville. Les tortures subies par l’infortunée relancent le débat sur la
torture et autres traitements inhumains et dégradants infligés aux
citoyens par les services de sécurité de la République Démocratique
du Congo. Selon des rapports concordants des Ong des défense de droits
de l'homme, les arrestations dans des postes de police et autres
services dépassent souvent les 48 heures de garde à vue sans que ces
détenus soient présentés à une autorité judiciaire compétente. (SOURCE : RADIO OKAPI) --------------------
Prémices d'une fraude électorale annoncée en
République Démocratique du Congo 15 août 2005 - Je prend la liberté d'écrire ces lignes, pour
dénoncer ce que je considère comme une stratégie de fraude
électorale en Rép. Dém. du Congo. Celle-ci s’articule
essentiellement sur une grossière falsification de l’estimation du
nombre total de la population. Tout le monde a constaté, comme moi, une
nette sous-estimation du nombre total de la population des grandes
villes et districts les plus peuplés au profit des petits territoires
les moins peuplés. L’exemple de Kinshasa est le plus flagrant. La
sous-estimation du nombre total de la population de Kinshasa par le
ministère de l’Intérieur du gouvernement de Joseph Kabila doit
interpeller tout intellectuel congolais. La ville province de Kinshasa
comptait en 1990 près de 7.000.000 de personnes, et selon une
estimation provisoire de l’Onu/Sida, la population de Kinshasa était
d’au moins 10.000.000 de personnes en 2004. Cette augmentation
sensible de la densité de la population kinoise étant une conséquence
directe des mouvements de populations fouillant les guerres depuis 1996
dans les provinces de la Rdc et à l'exode rural. A notre grand
étonnement 15 ans après, le ministère de l’Intérieur estiment
toujours la population de Kinshasa à 7.000.000 et se satisfait des
2.900.000 personnes enrôlées. Le cas de la province du Kasaï-Oriental
est aussi frappant. La dernière estimation du nombre de la population
de Mbujimayi chef-lieu de cette province par l’Onu/Sida était de
+/-1.200.000 personnes sans compter les victimes de l’épuration
ethnique venues du Katanga +/- 600.000 personnes, mais la Cei
(Commission électorale indépendante) l’a réduit à 593.000
personnes seulement, pour gonfler artificiellement le nombre de la
population du district rural de Sankuru (où il y a la forêt) en la
surestimant à 663.000 personnes, réduisant ainsi le nombre total de la
population de toute la province de Kasaï oriental à 2.500.000
personnes! La différence entre le nombre réel de la population d’un district
comme le Sankuru et le nombre fictif de la population avancé par les
Experts en statistique du ministère de l’intérieur, pourrait, à mon
avis, constituer une vraie réserve de voix pour le candidat Joseph
Kabila. Etant donné que des districts faiblement peuplés sont légions
sur notre vaste territoire national, une simple extrapolation du cas de
Sankuru sur l’ensemble du pays assurerait d’avance, une victoire
certaine et confortable pour Joseph Kabila avec une marge d’erreur
presque nulle. La machine de la fraude électorale était déjà
prévisible dès les premiers jours de cette transition. C’est dans un
flou artistique institutionnalisé que la Cei nous donne l’estimation
du nombre total de la population, sans aucune base scientifique. L’absence
des données statistiques fiables et vérifiables du nombre total de la
population congolaise (pour chaque province, chaque ville, chaque
district), laisse une grande latitude aux esprits malins de manipuler
les chiffres. Ce qui pourrait être un vrai piège-à-con pour les
partis politiques de l’opposition. Ce n'est peut-être pas par hasard
si le ministère de l’Intérieur du gouvernement de Joseph Kabila ne s’était
pas donné la peine de faire un recensement sérieux de la population
pendant les deux années de la transition. Dès le début de cette transition les responsables de la Monuc et du
Ciat soutenaient avec force l’idée qu’il était impossible de faire
un recensement général de la population congolaise faute de temps et d’argent.
Ces deux arguments ne résistent pas à la critique parce que d’une
part le total des sommes détournées par la bande à Joseph Kabila
dépasse très largement le budget nécessaire à l’organisation d’un
recensement crédible, et d’autre part en deux ans de transition le
ministère de l’Intérieur aurait pu faire son travail sans problème. En outre, la loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 portant
identification et enrôlement des électeurs en RD Congo, en son article
45, punit pour « faux en écriture » conformément au code
pénal Congolais. A ce sujet, la loi stipule : toute personne qui
se fait enrôler sous un faux nom, une fausse qualité; toute personne
qui, en se faisant identifier et enrôler, dissimule une incapacité
prévue par la loi; toute personne qui se fait inscrire frauduleusement
sur une liste; toute personne qui se fait inscrire volontairement plus d’une
fois sera donc rayée de toutes les listes électorales précédentes et
sera passible de poursuites judiciaires, conformément à l’article 49
de la loi susmentionnée. Cette sanction concerne également tout
contrevenant de nationalité étrangère qui prendra le risque de se
faire identifier et enrôler comme Congolais. Joseph Kabila est un
contrevenant par rapport à cette loi essentielle du processus
électoral. Je relève principalement 4 points : 1. Ses origines sont douteuses. Fils adoptif ou fils biologique de
Laurent Désiré Kabila? Etienne Taritibu Kabila fils de Laurent
Désiré Kabila est très clair là-dessus, Cfr : http://www.congolite.com/doc28.htm
et http://www.congolite.com/doc7.htm A Sun City, Etienne Taritibu Kabila avait déposé auprès de la
commission juridique du dialogue intercongolais, des documents originaux
prouvant que Joseph Kabila n’était qu’un imposteur et par
conséquent il devait être écarté de la liste des candidats à la
Présidence de la République pour la période de la transition;
Curieusement depuis ce jour là, il n’était plus question de trouver
un consensus au tour du nom du futur Président étant donné que la
communauté internationale avait décidé d’imposer Joseph Kabila
comme Président de la République; D’où la formule 1+ 4. 2. Monsieur Hippolyte Christopher Kanambe Kazembere N’twale dit
« Commandant Hippo » de l’armée de l’Afdl, n’avait
changé de nom seulement qu’après la prise de Kisangani (cfr. Le
nettoyage des camps de réfugiés Hutus Rwandais par les hommes du
commandant Hippo, dont le bilant de l’expédition macabre se chiffre
à 500.000 morts) Le nom de Joseph Kabila n’apparaît nulle part dans
les documents de commandement militaire de l’Afdl au Rwanda selon les
indiscrétions de James Kabarebe. En RD Congo, il n’existe aucun
document officiel qui atteste du changement de nom du commandant Hippo
en Joseph Kabila. 3. Dans le nouveau passeport congolais de Joseph Kabila, le lieu de
naissance est Hewa Bora. Ce nom ne correspond à aucune localité dans
la nomenclature officielle des localités, villes et territoires de la
RD Congo. Cette bourde administrative apporte du grain à moudre aux
Congolais qui ont des doutes légitimes sur les origines de leur
Président de la République. Il ne faut plus qu’on s’étonne de l’existence
de l’Ethnie Banyamulenge, une chimère sortie tout droit de l’imagination
des certains compatriotes Rwandophones en mal de lien du sol avec le
Kivu. Monsieur Karel De Gucht n’avait pas tort de dire tout haut son
diagnostic sur l’absence d’Etat en RD Congo. Les points relevés ci-haut
nous conduisent logiquement à la question suivante : Joseph Kabila
est-il en possession d’un vrai faux passeport congolais? 4. L’armée est apolitique. L’officier Joseph Kabila, Général-Major
de l’armée congolaise s’est enrôlé sans renoncer à son statut de
militaire en contradiction avec l’article 9 de la loi portant sur l’identification
et enrôlement des électeurs en RDC qui stipule : les militaires
et policiers en fonction ne peuvent pas être inscrits sur les listes
électorales. Tous les experts militaires sont unanimes à ce sujet :
il existe 5 positions statutaires reconnues dans l’armée : un
militaire est soit en activité, en disponibilité, en congé, en
détachement ou en suspension de service. La qualité de militaire n’est
perdue que par démission acceptée, par dégradation ou par révocation.
Le titre de Général-Major n’est nullement honorifique parce que l’officier
Joseph Kabila n’a jamais officiellement présenté sa démission de l’armée.
Nul n’est sensé ignorer la loi. Nul n’est au-dessus des lois. Je ne
veux pas faire du juridisme béat, qu’il soit en fonction ou pas, le
Général-Major Joseph Kabila a enfreint les lois de ce pays. Il a trahi
son serment d’investiture prononcé devant la cours suprême et devant
l’ensemble du peuple congolais, celui de respecter la constitution et
les lois de la RD Congo. Dans une vraie démocratie une procédure d’impeachment
doit être engagée contre lui. Le non-respect des textes légaux par le
Président de la République doit faire réfléchir tout citoyen
congolais, homme ou femme soucieux de bâtir une démocratie digne de ce
nom dans notre pays. Dans le même registre, le Président de la
Commission Electorale Indépendante Monsieur l’Abbé Malu Malu et ses
collaborateurs se sont enrôlés malgré le statut de neutralité de la
dite commission! Le peuple congolais a droit aux élections réellement libres,
démocratiques et transparentes. Autrement, les deuxièmes vraies
élections générales après celles de mai 1960 n'auront servi qu’à
légitimer un pouvoir totalitaire dont l’incompétence étonne le
monde entier. Et, nous allons continuer à tourner en rond. Bonne méditation, avec mes sentiments patriotiques. JB, Kinshasa (Rdc) -----------------------------
Matonge-Ixelles : une manifestation des Congolais
interdite 20 août 2005 - Une manifestation prévue pour ce samedi 20 août
2005 à la porte de Namur à Bruxelles et organisée par le mouvement
Bana Congo n’aura plus lieu. Les autorités administratives de la
commune d’Ixelles ont refusé d’accorder l’autorisation pour cette
manifestation. Cette information a été communiquée aux Bana Congo via
leur président, par monsieur Ferdinand Nuyts, commissaire de police de
la zone de police de Bruxelles-Capitale-Ixelles (CP Cellule Matonge).
Raisons ? Les incidents qui se sont produits dans la galerie d’Ixelles
le 10 août dernier, lors du passage d’un dignitaire du régime de
Kinshasa. Mais surtout la ferme volonté d’éviter à tout prix que le
quartier Matonge devienne une tribune politique. Et cela les autorités
administratives d’Ixelles le refusent catégoriquement. Quelles
peuvent être les conséquences de cette décision? Pour information voici le contenu du tract qui a été largement
diffusé à cette occasion : «
MOUVEMENT BANA CONGO OPERATION
BRAS DE FER OUI
AUX ELECTIONS EN R.D. CONGO ! Sans
"le Fantôme 1+4=0" Mais
avec le Nouveau Leadership
qui
nous conduira aux élections réellement Le quartier Matonge de Bruxelles se situe grosso modo dans
l’intersection de la chaussée d’Ixelles et de la chaussée de Wavre.
Il comprend essentiellement de boutiques d’habillement et d’articles
de beauté , des salons de coiffure, des magasins d’aliments exotiques,
des bistrots, des maisons de vente de cd et dvd de la musique congolaise.
Bref, le lieu idéal pour les congolais de recréer le climat du pays.
Conséquence, les congolais de tous les coins de l’Europe de passage
à Bruxelles transitent souvent par Matonge. Il va de soi que tous les
potins du Congo passent par là. Et dans ces potins, il y a
l’aventurisme politique qui règne actuellement au pays. Avec à la tête
de l’Etat tout, sauf ce qui peut faire honneur à un Peuple. Matonge,
c’est malgré tout une entité administrative belge avec ce que cela
implique. C’est ainsi que lors des campagnes électorales belges de
l’année passée, bien de personnalités politiques du royaume sont
passées par Matonge : Jacques Simonet alors Ministre-Président de
Bruxelles-capitale, Charles Picquet qui lui succédera, Louis-Michel
qu’on ne présente plus, Joëlle Milquet présidente du parti
francophone Cdh, sans compter tous les candidats belgo-congolais.
Qu’est-ce à dire? Le pouvoir politique belge, passe aussi par Matonge,
par les congolais de Belgique. Et en 2006, il y aura des élections
communales en Belgique. Quel sera alors le comportement de l’électorat
black? Aux futurs candidats de résoudre cette équation : - Comment contenter l’électorat multiculturel sans s’aliéner
l’électorat black et principalement les congolais? Et le pouvoir de
Kinshasa, qu’a-t-il gagné dans tout cela? Qu’on le veuille ou non,
la survie ou la mort du régime de Kinshasa passe par Bruxelles. Quand
Bruxelles éternue, Kinshasa tremble. De prime abord, les malheurs du
dignitaire congolais à Matonge ont généré une dividende inespérée
: l’annulation d’une manifestation à haute intensité médiatique.
Cela diminue-t-il la détermination des congolais vivant à l’étranger
de chasser du pouvoir l’actuel gouvernement de fait de Kinshasa? Bien
au contraire. A chacun ses malheurs dit-on. Voici l’équation que le
pouvoir de Kinshasa doit quant à lui résoudre : Cheik FITA ---------------- |