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"Femme esclave" :
spectacle musical de maitre Tshisungu à Bruxelles
07 avril 2005 - Ce samedi 2 avril 2005 en soirée,
dans la salle Excelsior commune de Jette à Bruxelles, Maître Tshisungu
Kalomba a présenté son nouveau spectacle musical intitulé : femme
esclave. Pourquoi ce titre si énigmatique? Qui en a assuré la
production ? Quelle a été la réaction du public? Ils étaient six
pour donner le spectacle « femme esclave ».Trois musiciens Marcel
Nzundu, Gabriel Wadegisila et Pierre Bartnik. Deux comédiennes : Sandra
Mputu et Dada Stella Kitoga et bien sûr, Maître Tshisungu Kalomba.
"Femme esclave" dénonce la situation
inacceptable de la femme africaine aujourd’hui, et plus particulièrement
dans les zones à conflits comme la RD CONGO : humiliation,
exploitation, viols, tueries. Danses congolaises, rythmes, chants,
dialogues, monologues, contes, gestuelle, proverbes, dans un mélange de
situations tantôt comiques , tantôt tragiques, musique, participation
du public, tout y est passé. Et le message est si bien passé que peu
de spectateurs ont réussi à dissimuler leurs émotions face à la
situation des femmes noires. Oui, de véritables esclaves en ce troisième
millénaire .
Initiée par l’association I’ve a… dream
que dirige Joseph Amisi, l’organisation a joui de la collaboration
d’une autre association de Belgique : Artisans de Paix.
Dans le public on a pu noter la présence d’
une personnalité de la commune de Jette et qui a été pour beaucoup
dans la concrétisation du spectacle : Madame Christine Gallez, Echevine
de l'Urbanisme et de la Citoyenneté (Participation, Relation Nord/sud,
Cohabitation, Information, Egalité des chances).
Pour ceux qui ont moins de trente-cinq ans, Maître
Tshisungu peut sembler être un inconnu. Nenni. Aujourd’hui allemand,
Tshisungu est parmi les personnes qui ont animé le théâtre congolais
à l’époque de son âge de gloire entre les années 70 et 80. Plus
d’un quart de siècle après, son talent de jongler avec les
ressources extraordinaires des arts du spectacle congolais est restée
intact .
On peut juste déplorer une chose: jusqu’à
présent le Congolais, même en Europe, court derrière la richesse,
alors qu’à travers sa culture, il a une mine inépuisable. « Femme
esclave » est venu le confirmer .
Cheik FITA
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