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Mémorandum sur l'armée et
la sécurité pendant la transition II.
ORGANISATION DU HAUT
COMMANDEMENT DES FORCES ARMEES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
INTRODUCTION
1. Conformément aux dispositions de
l’Accord de Lusaka et des accords successifs, les forces armées
existantes doivent être restructurées afin de faciliter l’établissement
en RDC d’une nouvelle armée restructurée et intégrée.
APPROCHE
2. L’approche du processus de
restructuration prend en compte ce qui suit:
- L’approche systémique de l’organisation contemporaine
- Les impératifs historiques de la RDC
- Le principe de la « transformation continue »
STRUCTURES DE BASE
3. Les forces armées de la RDC
seront composées de trois forces de base:
- La force terrestre,
- la force aérienne,
- La force navale.
4. L’organigramme détaillé des forces armées de la RDC sera élaboré
par le Haut Commandement étant donné que ceci sera déterminé par
d’autres processus tel que l’évaluation des menaces et les
contraintes budgétaires.
STRUCTURE DES FORCES ARMEES DE LA RDC
5. La structure finale des forces armées
de la RDC sera déterminée par le Haut Commandement étant donné que
celle-ci suivra l’organigramme détaillé des forces armées.
6. L’élément de la structure des forces armées, expliqué
ci-dessous, est le Haut Commandement qui constitue l’autorité exécutive
militaire suprême.
7. La structure du Haut Commandement est présentée ci-dessous selon
les fonctions:
Le Chef d’Etat. Major Général, en tant que commandant militaire exécutif
suprême des forces armées, est en charge de l’organisation, la
formation et l’emploi des forces sous la direction du Chef de
l’Etat. Il sera assisté dans l’accomplissement de cette tâche
par le Haut Commandement militaire qui sera organisé comme suit:
Appui conjoint aux forces. Deux Chefs de l’Etat Major, l’un en
charge de l’administration et l’autre en charge de la logistique,
se chargent ensemble de l’appui aux forces au niveau du Haut
Commandement. Leurs principales zones de responsabilités respectives
sont les suivantes:
ADMINISTRATION
- Personnel
- Finances
- Conseiller Juridique
LOGISTIQUE
- Politique et Planification
- Santé
- Logistique
Mise en condition des forces.
La mise en condition des forces est
la responsabilité de la force terrestre, la force navale et la force
aérienne, tel qu’indiqué dans l’organigramme. Ces forces
n’auront aucune responsabilité en dehors de l’administration,
l’organisation et la formation.
Emploi des forces.
Deux Chefs de l’Etat Major
assisteront le Chef d’Etat Major Général pour s’acquitter de sa
responsabilité de déterminer ou/et comment les forces armées seront
employées pour atteindre les objectifs de l’Etat sous la direction
de Commandant en Chef.
Chef de l’Etat Major Opérations.
Il est en charge de l’établissement
et la gestion du système de commandement et du contrôle des opérations
y compris les plans opérationnels, les ordres, la coordination et les
procédures d’opérations.
Chef du Renseignement Militaire.
Il établit et gère le système de
renseignements nécessaire pour l’élaboration de la politique
militaire, la prise de décisions et l’emploi des forces.
1. Conformément au paragraphe 1 (a) de l’Annexe V de l’Accord et
l’Article 1er du Mémorandum sur les dispositions sécuritaires
durant la Transition du 6 mars 2003, un Corps de Protection Rapprochée
(CPR) composé de membres des forces armées, de police et de sécurité
des composantes et entités belligérantes sera mise en place pour la
protection des dirigeants et des institutions de la Transition.
2. Le Corps de Protection Rapprochée aura pour tâches d’assurer:
La protection personnelle et rapprochée des dirigeants du
Gouvernement de Transition déjà identifiés. La protection statique
des résidences, bureaux et autres bâtiments et sites sensibles des
institutions de la Transition.
3. Le personnel et les responsabilités du CPR seront confiés à la
police intégrée des que celle-ci sera opérationnelle.
I. Sélection du personnel et effectif
1. Tout dirigeant politique du
Gouvernement de Transition identifié comme ayant besoin de protection
choisira ses propres gardes du corps.
2. Les personnes sélectionnées comme gardes du corps doivent répondre
aux critères de bonne condition physique, compétence professionnelle
et d’intégrité morale.
3. La liste de ces gardes du corps sera soumise au Commandement
Central afin de créer une banque de données, établir une liste du
personnel, de leurs compétences et des armes enregistrées dans le
cadre des missions de protection officielle.
4. L’effectif du Corps de Protection Rapprochée sera déterminé
suite aux différentes évaluations.
II. Composition de l’Unité de
Commandement
1. Le CPC sera soumis à l’autorité
d’un Commandement Central intégré et bénéficiera d’un appui
international.
2. L’Unité de Commandement aura un Commandant, 2 Commandants Ad
joints et un état major Intègre (G1,G2, etc.)
3. Les fonctions de l’Unité de Commandement incluront :
Mise en oeuvre de la formation initiale en protection rapprochée;
Identification des équipements et ressources requis;
Evaluation des sites ayant besoin de sécurité statique;
Evaluation des risques pour chacun des dirigeants politiques en vue de
sa protection, en utilisant un format approuvé à cet effet. L’évaluation
sera flexible;
Liaison entre le Corps de Protection Rapprochée, la force neutre, le
commandement de la force de police intégrée et le Gouvernement de
Transition;
Désignation des officiers responsables au niveau des différents
groupes de protection; Supervision de l’intégration de l’Unité
de Protection Rapprochée dans la force de police intégrée une fois
que celle-ci sera établie et fonctionnelle.
Cette intégration sera concrétisée par l’établissement d’une
unité de réaction rapide et d’une unité de protection rapprochée.
IV. Désignation des membres de l’Unité
de Commandement
1. Le Commandant du Corps de
Protection Rapprochée et ses 2 Adjoints seront désignés par le
Comité de Suivi, à partir d’une liste de candidats compétents qui
sera fournie par las composantes et entités belligérantes. Il est
indispensable que ces nominations soient finalisées avant
l’installation du Gouvernement de Transition. Elles seront ratifiées
par l’autorité compétente au sein du Gouvernement de Transition.
2. La structure du commandement aura la responsabilité de superviser
la mise en place du CPR ainsi que le déroulement de ses activités
quotidiennes telles qu’énumérées au paragraphe 2. a. ci-dessus.
1. Le commandement central désignera un commandant à la tête de
chaque unité régionale/provinciale. Un nombre d’équipes
correspondant au nombre des dirigeants à protéger dans une province
donnée sera attaché au commandement en question. Chaque équipe sera
dirigée par un chef d’équipe.
2. Tout commandant régional dépendra directement de l’Unité de
Commandement Central. Chaque unité régionale aura la responsabilité
d’assurer le mouvement sécurisé et la sécurité des lieux visités
par les dirigeants et leur entourage.
3. Les chefs d’équipe seront chargés du commandement et du contrôle
effectifs de leurs équipes respectives. Ils feront la liaison avec
leurs chefs respectifs à propos de leur programme et mouvement et
veilleront à ce qu’ils en rendent compte à l’Unité de
Commandement.
VI. Relations avec la Force Neutre et la
MONUC
1. L’Unité de Commandement du CPR
devrait maintenir une liaison étroite avec la force neutre et la
MONUC, à travers la coopération du personnel compétent.
VII. Formation du personnel sélectionné
1. Une formation de base se quatre à
six semaines sera donnée aux éléments sélectionnés pour le CPC (selon
les qualifications et l’expérience) sur différents sites à
identifier en RDC.
2. A des fins de formation, les ressources et matériel devront être
fournie par les autorités locales. Si nécessaire, l’assistance de
la communauté internationale sera sollicitée. .
3. Une formation approfondie sera dispensé dans des domaines spécialisés
selon les besoins futurs.
VIII. Calendrier
1. Les commandants du Corps de Protection Rapprochée seront nommés
avant mise en place du Gouvernement de transition
2. Le personnel de Protection Rapprée sera identifié et regroupé
immédiatement après;
3. Un organe international sera identifié à ce stade pour commencer
la formation des officiers de protection rapproché. le plus tôt
possible;
4. L’Unité de Protection Rapprochée commencera à assumer ses tâches
une fois la formation et l’équipement du personnel seront achevés.
Déploiement d’une force neutre pour
la sécurité générale
Une force sera déployée à Kinshasa
avant l’établissement du Gouvernement de la Transition pour assurer
la sécurité générale dans la capitale jusqu’à l’établissement
et la formation d’une force de police intégré capable de fournir
une sécurité efficace.
Formation d’une unité de police intégrée
:
1. Une unité de police intégré
sera établie pour assister à la sécurisation de la ville de
Kinshasa
2. Cette unité appuiera le CPR et servira d’élément de base pour
la Police Nationale intégré qui prendra la relève de la Force
neutre.
Signé à Kinshasa le 29 juin
2003
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Mémorandum sur l'armée et
la sécurité pendant la transition
Article 1
Des Principes.
Conformément aux objectifs de la
transition énumérés au chapitre II de l'Accord Global et Inclusif
sur la transition en République démocratique du Congo, une armée
nationale, restructurée et intégrée est formée ;
La formation de cette armée est basée sur les principes de l'Accord
Global et Inclusif (paragraphe 6. ch. III et chapitre IV) ;
Conformément aux paragraphes a. et b. du chapitre VI de l'accord, un
mécanisme pour la formation d'une armée nationale restructurée et
intégrée est mis en place. La réunion des Etats - Major est ce mécanisme
;
La répartition des responsabilités au sein de l'armée nationale
restructurée et intégrée est conforme aux dispositions du
paragraphe 6. ch. III de l'Accord Global et Inclusif qui stipule que
cette répartition est faite « sur base du principe de l'inclusivité
et du partage équitable entre les composantes et entités au Dialogue
Inter- congolais selon des critères de compétence, de crédibilité,
d'honorabilité et dans un esprit de réconciliation nationale. » ;
Conformément à la résolution du Dialogue inter-congolais du 18
avril 2001 relative à la formation de l'armée nationale, restructurée
et intégrée, « l'armée nationale, restructurée et intégrée est
le symbole de l'unité nationale et des valeurs républicaines, par
son caractère national, républicain et apolitique.»
Article 2.
De la réunion des Etats -Majors
Une réunion des Etats - Majors FAC,
RCD, MLC, RCD-N, RCD- ML et Mai- Mai est convoquée avant
l'installation du gouvernement de la transition ;
Cette réunion procède à l'élaboration d'un plan directeur pour la
formation de l'armée nationale restructurée et intégrée.
Mémorandum sur les dispositions de sécurité
pendant la transition
De la protection rapprochée des
dirigeants de la transition
Conformément au point 1 (a) de
l'Annexe 5 de l'Accord Global et Inclusif, chaque dirigeant choisira 5
à 15 gardes du corps pour sa sécurité personnelle.
Les gardes du corps auront comme mission:
- d'assurer la protection rapprochée et
personnelle des dirigeants identifiés;
- d'assurer la sécurité de leurs bureaux, résidences et autres bâtiments
et installations clés jusqu'à la mise en place d'une police
nationale intégrée.
En attendant leur incorporation
éventuelle dans la police nationale intégrée, les gardes du corps
seront soumis à l'autorité d'un commandement central intégré qui bénéficiera
d'un appui international.
Le commandement central intégré aidera les parties à déterminer le
nombre exact de personnel requis pour la protection de chaque
dirigeant, et évaluera leurs besoins en équipements, logistique et
armement.
De la force de police intégrée
Le Gouvernement de la Transition définira
les modalités pratiques de la mise en place d'une police nationale
intégrée qui assumera progressivement la responsabilité d'assurer
la sécurité du Gouvernement et de la population.
La répartition des responsabilités au sein de la police nationale
intégrée se fera sur la base du principe de l'inclusivité et du
partage équitable entre les composantes et entités au Dialogue
inter- congolais selon des critères de compétence, de crédibilité,
d'honorabilité et dans un esprit de réconciliation nationale.
En attendant la mise en place de la police nationale intégrée les éléments
des FAC basés a Kinshasa seront dans leurs garnisons et se
concentreront sur les activités de formation et d'intégration.
Les forces de police et de sécurité devront agir en toute
transparence et neutralité. Leurs activités seront l'objet de vérification
et de surveillance par un groupe d'observateurs dont les membres
seront désignés par les parties à l'Accord Global et Inclusif.
Des mesures des sécurité
additionnelles
La réunion des Etats Majors des FAC,
RCD, MLC, RCD-N, RCD-ML et Mai- Mai prévue au point c du chapitre 6
de l'accord pourra proposer des mesures de sécurité additionnelles
pour certains dirigeants selon leurs besoins conformément au point c
de l'Annexe V du même Accord.
Du soutien de la communauté
internationale à la sécurisation des institutions de la transition
Les parties au présent Accord
demandent à la communauté internationale d'apporter, conformément
au point 2 (b) de l'Annexe V de l'Accord, son soutien actif à la sécurisation
des institutions de la transition dans les domaines ci-après :
La formation et le recyclage des gardes du corps des animateurs de la
transition ainsi que des éléments de la future police nationale intégrée
La prise en charge des aspects financiers et logistiques de leur
fonctionnement
Les parties demandent le déploiement d'une force neutre, sur
l'autorisation des Nations Unies, pour aider à assurer la sécurité
générale du Gouvernement et de la population à Kinshasa ainsi qu'en
d'autres villes clés du pays. Cette force sera déployée pour une période
limitée afin de permettre à la police nationale intégrée de
devenir pleinement opérationnelle.
Signé à Prétoria le 06 mars
2003 -
ADDITIF A L'ACCORD GLOBAL ET INCLUSIF DE PRETORIA
(SOURCES: RCD-GOMA)
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