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République Démocratique du Congo : histoire des génocides oubliés

L’histoire du Congo est manifestement un éternel recommencement. Il y a lieu de rappeler au monde qu'un vrai holocauste qui, pendant la colonisation belgo-léopoldienne, avait fait près de 15 millions de morts, est tombé dans l'oubli. Et, qu'entre 1998 et 2004 plus de 5 millions des Congolais ont été massacrés dans une indifférence déconcertante et coupable de la communauté internationale. Cette fois l’holocauste est perpétré par les chefs de guerre qui dirigent actuellement la République Démocratique du Congo. Soutenu par Paul Kagame le mouvement rebelle RCD, avec à sa tête jadis Arthur Zahidi Ngoma, Wamba Dia Wamba, Tambwe Mwamba, Adolphe Onozumba, Eugène Serufuli, Déogratias Brugiera, Jean-Pierre Ondekane, Bizima Karaha, Charles Mutebuzi, Kundabatuare. Le plus sanguinaire des chefs rebelles de ce mouvement pro-Rwandais c’est bien Azarias Ruberwa responsable des massacres des millions des Congolais à Makobola, Kasika, Katuta, Kashekezi, Kalehe, Lubarika, …, Bangwe, Bunyakiri, Burhale, Uvira, Sange dans le seul but d’éradiquer les autochtones congolais de ces territoires et de les repeupler par ces frères venus fraîchement du Rwanda. Il s’agit-là clairement d’un exemple type de génocide. Soutenu par Yoweri Museveni, le mouvement rebelle MLC, avec à sa tête Tambwe Mwamba, Olivier Kamitatu,..., Karawa, José Endundu, et Jean-Pierre Bemba sont tous responsables de massacres des populations civiles dans la région de l’Equateur, dans la province orientale et dans l’Ituri. Nous avons encore en mémoire l’opération « Effacer le tableau » où des pygmées furent massacrés et mangés par l'armée cannibale de Jean-Pierre Bemba. Nous n’avons pas oublié les massacres et pillages perpétrés à Bangui en République Centrafricaine par les hommes de JP. Nous avons en mémoire les expéditions macabres de tous les autres milices qui opèrent dans l’Est de la RD Congo : L’UPC, le FRPI, le Mudundu 40, etc. Nous savons qu’ils sont soutenus, soit par Yoweri Museveni de l’Ouganda, soit par Paul Kagame du Rwanda et soit encore par Joseph Kabila du Congo. Face à cette folie meurtrière, la communauté internationale est restée apathique. Nous condamnons fermement l’ONU pour sa passivité face au drame des populations civiles dans cette partie du continent africain. Nous dénonçons avec la dernière énergie le fait que la MONUC soit devenu une agence de voyage pour des touristes sexuels de tout bord déguisés en casques bleus.

L'apprenti stratège de Kigali refuse l’audition des membres de sa milice FPR soupçonnés dans les contre-génocide des Hutus au Rwanda, il menace de faire des révélations sur l’implication de la France dans le génocide de 1994! Il espère ainsi obtenir un blocage de l’enquête du juge anti- terroriste français Monsieur Jean Louis Brugière, qui mène son enquête lentement mais sûrement afin de trouver le vrai commanditaire de l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana le 06 avril 1994; Cet assassinat fut le point de départ de tous les maux que connaît la région des Grands-Lacs. Nous espérons que l’ONU mettra à la disposition de la justice française toutes les pièces à convictions : ses archives de ce dossier, ainsi que la boîte noire de l’avion présidentiel. Paul Kagame l’homme qui a fait basculer le Rwanda et le Congo dans la barbarie sanguinaire la plus abjecte ne doit pas échapper à l’étau de la justice internationale. Un deuxième Tribunal Pénal International pour le Rwanda doit être crée pour rétablir la vérité sur les vraies causes du génocide rwandais de 1994.

Un Tribunal Pénal International pour le Congo doit aussi être crée pour juger tous les crimes commis en RD Congo depuis 1996 jusqu’à nos jours. Etant donné que le 11 juillet 1997 l’ONU avait qualifié de génocide les massacres perpétrés par les troupes de Kabila, l’ONU doit prendre ses responsabilités, sa crédibilité en dépend. L’emploi du mot génocide doit entraîné en vertu de l’article VII de la Convention des Nations Unies sur la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, une obligation pour les organes compétents de l’ONU de prendre les mesures appropriées pour la prévention et la répression des actes de génocide. Monsieur Koffi Annan, le Secrétaire général de l’ONU, avait déclaré le 26 mars 2004 : « La communauté internationale a abandonné le Rwanda à son sort; Si elle avait réagi rapidement et avec détermination, elle aurait pu prévenir la plupart des massacres » Comble est de constater que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. L’ONU n’a pas retenu la leçon du passé rwandais, et n’a pas été à la hauteur de ses prérogatives dans la région des Grands-Lacs; Il est évident que l’ONU par la voix du même SG Mr. K. Annan doit reconnaître sa culpabilité et présenter les excuses de la communauté internationale face au génocide des 5 millions des congolais. Il n’est jamais trop tard pour bien faire! Organisation d’un vrai dialogue politique et des vraies élections démocratiques au Rwanda et en RD Congo. La Belgique, pays de référence pour la politique de l’Union européenne dans la région des Grands-Lacs, doit réaliser que le processus de transition et électoral en RD Congo est complètement pris en otage par des criminels qui ont tous une place de choix aux côtés de Slobodan Milosevic à la Haye.

Tous ces criminels n’ont qu’un seul objectif : Se faire beaucoup d’argent et chercher à éviter que la justice internationale leur mette la main dessus par tous les moyens, allant jusqu’à modifier de la future constitution afin de s’octroyer une immunité liée au titre de sénateur à vie. Quand nous voyons la complaisance affichée par la communauté internationale via le CIAT, qui soutient sans réserve des criminels au pouvoir à Kinshasa; Quand nous réalisons combien le CIAT est responsable du désordre institutionnel en RD Congo; Quand nous constatons que dès le début de cette transition, le CIAT proclama qu’il est impossible de faire un recensement crédible de la population congolaise dans un pays où le dernier recensement date d’il y a environ 20 ans, prétextant le manque d’argent et de temps. Ces deux arguments ne résistent pas à la critique car d’une part deux ans de transition étaient largement suffisants pour que chaque administration communale du pays fasse le recensement de sa population; Et, Ce n’est pas l’argent qui manque dans ce pays où la maffia de Joseph Kabila détourne chaque jour des millions de dollars du trésor public. Quand nous savons que le recensement est un préalable avant toute élection qui se veut sérieuse; Quand nous savons que c’était un moyen efficace pour éviter le bradage de la nationalité congolaise sur tout dans la partie Est du pays. Actuellement n’importe qui peut traverser la frontière et se faire enrôler en tant congorais. Quand nous savons l’importance du recensement dans l’organisation de la protection civile avec toutes les catastrophes naturelles possibles : Tremblement de terre, inondation, Tsunami, …, éruption volcanique. Sans données statistiques fiables, il est impossible d’avoir une bonne politique en matière de Santé publique au niveau nationale dans la lutte contre les épidémies et au niveau mondial face aux pandémies : VIH/SIDA…, grippe aviaire (possible); Prévoir la quantité des vaccins, le nombre du personnel soignant…, le nombre des lits disponibles dans les hôpitaux en cas d’urgence nationale et internationale. De ce fait, les organisations internationales comme l’OMS et par extension le PAM, la FAO…, l’UNICEF, l’UNESCO sont ainsi privées des données capitales pour leurs politiques en RD Congo. Il est devenu impossible d’établir la moindre statistique sérieuse sur la prévalence des maladies, le taux de natalité, le taux de mortalité, le taux d’accroissement de la population…, le taux d’alphabétisation faute des données fiables sur le nombre total de sa population congolaise. Nous pouvons conclure que ignorer volontairement le nombre total de la population en 2005 d’un pays aussi grand que la RD Congo pour faire élire des criminels lors des prochaines élections, relève de l’inconscience, de l’incompétence, et nous pensons que c’est un crime par défaut de prévoyance non seulement contre le peuple congolais, mais aussi contre l’humanité. Les responsables de cette situation doivent logiquement être traduits devant un tribunal compétant en la matière. Le processus électoral actuel en RD Congo et une vaste blague, une distraction, une perte de temps et d’argent qui doit être immédiatement interrompu vu le nombre des criminels candidats aux élections. Ces individus doivent logiquement commencer à préparer leur défense au lieu de perdre du temps et l’argent d’honnêtes contribuables congolais. Le nettoyage des écuries politiques par la justice internationale et nationale est un préalable pour la stabilité et le développement de la RD Congo ainsi que tous les pays des Grands-Lacs.

L’actuel Président de la RD Congo Joseph Kabila est l’un des principaux responsables du génocide des 500.000 Hutus Rwandais dans l’Est du Congo entre 1996 -1997. Dans la région des Grands-Lacs, le mot génocide est devenu banal pour le commun des mortels à cause du rythme soutenu avec lequel des populations civiles ont été massacrées comme du vulgaire gibier, dans une indifférence coupable des nations dites civilisées. Avant de continuer nous devons rappeler la définition du mot GENOCIDE qui est certainement un des plus graves ou tout simplement le plus grave des crimes contre l’humanité. Selon l’article II de la convention sur la prévention et répression du crime de génocide du 9 décembre 1948, le mot génocide est défini comme étant l’un des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : a/ Meurtre de membres du groupe; b/ Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe; c/ Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle; d/ Mesures visant à entraver des naissances au sein du groupe; e/ Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

L’indifférence de la communauté internationale face au génocide Rwandais

Nous avons en mémoire le massacre de 100 jours qui a commencé en avril 1994, où près de 800.000, en majorité Tutsis et quelques Hutus modérés, ont été sauvagement découpés à la machette, dont les bourreaux n’avaient qu’un seul but celui d’éliminer totalement les Tutsis du territoire Rwandais. Ce génocide est sûrement l’un des plus médiatisés après celui des Juifs pendant la 2ième guerre mondiale. Nous tenons à saluer le travail des journalistes et des ONGs qui ont fait un travail extraordinaire pour que la communauté internationale et l’ONU en particulier puisse reconnaître même tardivement sa part de responsabilité. Les larmes des hommes politiques occidentaux de passage à Kigali en disent long sur le sentiment de culpabilité et l’émotion qu’avaient suscité les images d’hommes, femmes et enfants découpés à la machette. Nous devons aussi rappeler la surexploitation de ce génocide par le régime dictatorial de Paul Kagame qui surfe à volonté sur la faiblesse de la communauté internationale prisonnière de ces manquements, pour en tirer le maximum des dividendes économiques et politiques. Une belle illustration est l’organisation des élections présidentielles rwandaise truquées avec l’aide de la communauté internationale. Dans un pays de 7.954,013 habitants, constitué des trois groupes ethniques : Hutus 84 %, Tutsi 15 %, Twa (Pygmoïde) 1 %, - estimation de 2004 selon « The World Factbook- Rwanda » de la CIA - nous avons vu l’ethnie Hutus majoritaire "voté" par enchantement pour un dictateur sanguinaire Tutsi; Quand on sait combien les élections de part le monde sont toujours teintées de régionalisme. Autant il est normal que Georges Bush obtienne un bon score au Taxas son état, autant les flamants votent pour des partis politiques flamants en Belgique et les francophones font pareil. Paul Kagame a obtenu un un feu vert pour pénétrer en RD Congo afin d’y massacrer les réfugiés Hutus avec l’aide de Kabila père et fils, tout en profitant au passage des ressources minières sous couvert de la rébellion RCD.

L’indifférence de la communauté internationale face au deuxième génocide Rwandais ou contre-génocide

“Le sang appelle le sang”; “La vengeance appelle la vengeance”. Après la victoire militaire de Paul Kagame sur l’armée régulière rwandaise, ce monsieur ordonna une vraie chasse à l’homme contre tous les Hutus, et Dieu seul sait combien d'hommes, de femmes et d'enfants l’opération Turquoise mise en place par l’armée française avait sauvé d’une mort certaine. Plus d’un million des réfugiés Hutus civils et militaires ont dû fuir le Rwanda pour se réfugier dans l’Est de la République Démocratique du Congo, alors Zaïre, sous le règne de Mobutu, avec Léon Kengo wa Dondo, comme Premier ministre. Cette présence des réfugiés rwandais dans l’Est de l’ex-Zaïre était devenue une vraie source d’enrichissement pour Mobutu et son Premier ministre qui négociait au prix fort les droits d’atterrissages des avions humanitaires. Une vraie maffia zaïroise s’était mise en place pour soutirer le maximum d’argent à l’ONU et aux ONGs. Les réfugiés rwandais étaient aussi mis à contribution étant donné que les dignitaires Hutus avaient pris soin d’emporter dans leur fuite toute la caisse de l’état rwandais. Trop occupés à rançonner ses hôtes, Mobutu et Kengo ne se préoccupaient pas des implications sécuritaires et sanitaires découlant de cette présence massive de plus d’un million des réfugiés près de la frontière avec le Rwanda. C’est là, le début de la fin du régime Mobutu.

De l’autre côté de la frontière rwandaise, Paul Kagame avait deux buts : primo, essayer de récupérer une partie du trésor public emportée par les Hutus; secundo, il fallait venger les 800.000 Tutsis sauvagement massacrés au Rwanda par les extrémistes Hutus. Le mobile du crime était là, il ne manquait plus qu’à trouver le prétexte pour pénétrer sur le territoire zaïrois. Chasser Mobutu du pouvoir était un bon alibi. La suite tout le monde la connaît. Sous la houlette de Paul Kagame et de Yoweri Musseveni qui sont les fournisseurs en hommes, armes et munitions, l’AFDL un mouvement politico-militaire hétéroclite, s’était très vite constitué avec à la tête une horde d’aventuriers pour donner une caution zaïroise à cette promenade criminelle. Il nous paraît nécessaire d’essayer de retracer les événements dans leur chronologie. 

En septembre 1996 un mystérieux soulèvement populaire des Tutsis dit Banyamulengues se déclencha à la frontière avec le Rwanda; c’est le début de la guerre dite de libération. Un vrai travail de nettoyage de camps de réfugiés Hutus fut organisé par la bande à Kabila père et fils, ainsi que leurs petits copains, causant la mort de 500.000 réfugiés Hutus rwandais à Tingi-Tingi, Amisi, Rutshuru, Mugunga, Shabunda, ..., Kimbumba, Katala, Kahindo. Nous pensons qu’il est possible de découvrir plusieurs fosses communes en suivant le parcours macabre emprunté par les éléments de l’AFDL avec à leur tête le commandant « Hippo » qui n’est autre que l’actuel chef de l’Etat congolais Joseph Kabila (Hippolyte Christopher Kanambe Kazemere N’twale de son vrai nom) et son oncle maternel James Kabarebe l’actuel chef d’Etat major de l ’armée rwandaise. Les images des victimes hommes, femmes et enfants découpés à la machette par les hommes à Kabila, Kagame et Musseveni dans les camps des réfugiés feront le tour du monde grâce à la presse internationale qui était là aux premières loges : CNN, TF1, …, France 2, RTBF, RAI, BBC. Nous espérons qu’ils viendront apporter leurs témoignages au moment venu devant la justice internationale. Dans un documentaire de Canal+ intitulé l’Afrique en morceaux, la tragédie des Grands-Lacs, tous ces criminels de guerre avaient publiquement avoué leurs crimes. Après avoir visionner les images des satellites espions montrant nettement les traces des charniers dans la forêt autour des camps des réfugiés, le gouvernement français avait demandé au conseil de sécurité l’envoie des troupes pour protéger les camps des réfugies, mais elle s’était opposée à un NON ferme de la part des Américains. Pour les Américains toute entrave à la progression de l’AFDL constituait un soutien au régime de Mobutu et par conséquent un retard dans la réalisation des gros contrats d’exploitation minière en cours de négociation avec l’AFDL. En d’autres mots, il fallait casser les œufs pour faire l’omelette.

Le 8 avril 1997, malgré les dénégations de Kabila, le Chilien Roberto Carreton le rapporteur spécial de l’ONU avait fait état de l’existence des preuves de massacres des réfugiés Hutus dans l’Est du Zaïre dans son rapport au Secrétaire général de l’ONU Monsieur Koffi Annan. L’ONU publia un rapport accablant contre Kabila en pointant sa responsabilité sur la disparition et l’extermination des réfugiés.

Le 6 mai 1997, Madame Emma Bonino la Commissaire européenne chargée de l’action humanitaire déclara publiquement que Kabila a transformé l’Est du Zaïre en vrai abattoir. Monsieur Aldo Adjello enfoncera le clou en disant sans langue de bois que « Les auteurs de ces massacres ne sont pas essentiellement ceux qui sont au pouvoir mais ceux qui ont le vrai pouvoir ». CQFD!!

Le 11 juillet 1997, l’ONU qualifia de génocide les massacres perpétrés par les troupes de Joseph Kabila. Successivement, les ONGs de droit de l’homme, Human Rights Watch et Amnisty International parlent des massacres à Mbandaka et dans d’autres districts du Nord-Ouest du Zaïre. Pour rappel le front Nord de la progression des troupes de l’AFDL était exclusivement dirigé par le commandant « Hippo » alias Joseph Kabila en personne; Son oncle maternel James Kabarebe s’était chargé du front sud.

Le 30 mars 1998, Kabila ordonna l’assassinat à Goma de Monsieur Oswald Hakorinana, un grand pacifiste et membre de l’ONG Grande Vision pour le droit de l’homme au Zaïre; Ce Monsieur était un des témoins le plus important dans l’enquête que menait l’ONU sur les atrocités commises par les hommes de Joseph Kabila et de James Kabarebe dans le Kivu.

Le 09 avril 1998, suite à l’arrestation d’un enquêteur de l’ONU le Canadien Christopher Harland et à l’obstruction systématique de Kabila sur le déroulement des enquêtes, le secrétaire général de l’ONU ordonna la suspend puis le retrait de sa mission d’enquête au Zaïre.

Le 30 juin 1998, l’ONU publia un rapport explosif, accusant clairement Kabila et le pouvoir Rwandais d’avoir perpétrés une épuration ethnique à l’encontre des réfugiés Hutus dans l’Est et dans le Nord-Ouest du Zaïre.

Le 2 août 1998, le Conseil de sécurité de l’ONU condamna timidement les massacres des réfugiés Hutus sans citer clairement les responsables du carnage. Cette attitude du conseil de sécurité n’est pas étonnant quand on sait combien le gouvernement américain s’était farouchement opposé contre la proposition de la France sur l’envoie des casques bleus pour protéger les camps des réfugiés. La vie de ces pauvres Hutus n’intéressait manifestement pas grand monde outre atlantique.

Le 19 novembre 1998, ayant compris qu’il était le dindon de la farce, Laurent Désiré Kabila reconnaît les massacres des réfugiés Hutus après l’éclatement de son alliance avec Paul Kagame et Yoweri Musseveni. Le peuple congolais vit véritablement sous une chape de plomb. 10 ans après, la communauté internationale se montre toujours aussi indifférente face à ce génocide. Nous n'avons entendu aucune réaction officielle des gouvernements des pays dits civilisés suite à la découverte le 13 octobre 2005 des fosses communes à Rutshuru. Du côté de la presse occidentale, c’est le silence radio comme si quelqu’un avait décrété une censure sur toute information susceptible de déranger les criminels qui dirigent actuellement la RD Congo. Si une telle découverte était réalisée dans un autre pays, les journalistes occidentaux seraient venus comme une nuée d’abeilles autour de ces fosses communes et cette information resterait à la l’une jusqu’à son dénouement. Nous attendons des réponses à ces questions : - Que sont devenues les pièces à convictions ci-après : les rapports de Mr. Roberto Carreton, de Mme Emma Bonnino, de Mr. Aldo Adjello, les conclusions de Mme Carla Delponte, ainsi que la boîte noire de l’avion du Président Juvénal Habyarimana? - L’ONU transmettra t-elle ces pièces à conviction à la justice internationale? - Pourquoi l’ONU n’a plus jamais continué les enquêtes sur ce qu’il avait lui-même qualifié de génocide? - Pourquoi l’ONU n’a pas demandé l’ouverture d’une instruction judiciaire après les aveux faits par Kabila lui-même lors d’un entretien publié le 19/11/1998, par le quotidien belge Le Soir sur les massacres perpétrés par les troupes de l'AFDL aidées par le Rwanda et l’Ouganda, ayant entraînés la mort de 500.000 réfugiés Hutus rwandais dans l’Est du Congo entre 1996-1997. - Qui cherche t-on à protéger à tout prix? - Pourquoi protège t-on des criminels de guerre? - Il y aura t-il une suite judiciaire au niveau international suite à la découverte des charniers à Rutshuru? - Les occidentaux et l’ONU sont-ils conscients des implications judiciaires du soutien qu’ils apportent aux criminels de guerre? - Ceux qui n’aiment pas qu’on dérange les Nazis qui sont au pouvoir à Kinshasa trouveront-ils d’autres parades pour bloquer les investigations médico-légales sur les ossements humains trouvés dans les charniers à Rutshuru? - Que sera l’avenir de la RD Congo avec des criminels virtuellement gagnants de cette parodie d’élections?

A qui profite ces crimes??? Nous pouvons affirmer que tous ces crimes ne profitent qu’aux maffieux en cols blancs qui tirent profit de cette situation instable pour se faire de l’argent sur le sang des Congolais. Les rapports des experts indépendants sont très explicites sur le but de la guerre en RD Congo et l’exploitation illégale de ces richesses par les sociétés occidentales avec la complicité de la maffia congolaise soutenue par des parvenus occidentaux. Recommandations Combattre l’impunité Pour mettre un terme à ce cycle de violence dans la région des grands-lacs, il faut en finir avec l’impunité qui a élu domicile en RD Congo et dans tous les pays des Grands- Lacs où les régimes dictatoriaux sont soutenus des occidentaux. Il y a beaucoup trop des criminels en liberté dans la région des Grands-Lacs. Responsabilité de la communauté internationale « Il n’y a pas de paix sans justice » Nous avons souvent entendu des individus occidentaux déclarer qu’il vaut mieux la paix avec des sanguinaires au pouvoir que la justice. Il est étonnant d’entendre ces membres du CIAT inviter la société civile, les ONGs, ainsi que la presse nationale et internationale à l’auto censure pour éviter de déranger la transition en cours en RD Congo. Bizarre pour des donneurs des leçons en matière de démocratie!!! Actuellement le dossier congolais et intimement lié au dossier rwandais. De ce fait une résolution du problème Rwandais ne peut aboutir que si le problème congolais est résolu et vice-versa. On ne peut pas bâtir l’avenir de toute une partie du continent noir sur du mensonge. La vérité doit être rétablie malgré le chantage exercé par Paul Kagame sur les procureurs du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) ainsi que sur le gouvernement français.

Nous sommes convaincus que le dialogue entre les hommes politiques qui n’ont pas du sang dans les mains, est la seule voie de sortie à la crise congolaise et rwandaise avant des élections libres, démocratiques et transparentes. Rien ne sert de mettre des emplâtres sur des jambes de bois ou de bâtir sa maison dans le sable mouvant. Nous demandons aux vrais patriotes et aux vrais amis du peuple congolais de porter plainte avec constitution de partie civile à la Haie ou devant la justice belge qui a une loi de compétence universelle (bien qu’édulcorée actuellement) en matière de crime contre l’humanité et crime de guerre, afin que toute la lumière soit faite sur les massacres commis en RD Congo depuis 1996 jusqu’à nos jours; Toute personne physique ou morale qui voudra faire du révisionnisme et du négationnisme sur l’holocauste du peuple congolais aura sa place sur le banc des accusés dans ce qui sera le procès de Nuremberg africain. A la barre des accusés, les criminels de guerre suivants : Joseph Kabila, Paul Kagame, Yoweri Musseveni, Jean-Pierre Bemba, Azarias Ruberwa, Zahidi Ngoma, Wamba Dia Wamba, Tambwe Mwamba, Kazini, …, James Kabarebe, Jean-Pierre Ondekane, Onasosumba, Déogratias Bugiera, Bizima Karaha, Yerodia Abdoulayi Ndombasi, Eugène Serufuli et tous les autres gros et petits poissons. C’est pourquoi nous demandons à son Excellence Monsieur Raphaël Katebe Katoto Premier Ministre plébiscité par le peuple congolais qui vit en exil en Belgique de tout faire pour que cette plainte soit effective. Il doit être à la tête des actions d’envergures susceptibles d’influencer le cours des évènements de notre pays, et non se contenter comme l’avait si bien souligner un compatriote, des petites conférences sans grande conséquence sur les Nazis, leurs suppos et collabos qui nous ont pris véritablement le peuple congolais en otage; S’il n’en est pas capable qu’il présente simplement sa démission devant le peuple souverain. Nous n’avons plus beaucoup de temps à perdre, passons à la vitesse supérieure. Le peuple congolais doit savoir crier de plus haut en plus fort pour dénoncer l’injustice qui lui est imposée.

Avec mes meilleurs sentiments.

JB,
Kinshasa, Rdc

Posté sur le web le 03 novembre 2005

 

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Revised: February 25, 2007