La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux

Menu

Documents

 
Web congolite.com

MEMORANDUM DE LA COMMUNAUTE CONGOLAISE EN ITALIE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

A son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies S-805 L, Nations Unies, New York 10017 Tel : (212) 963-6927 Fax : (212) 963-1658 New York, Etats-Unis 

A son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique 1600 Pennsylvania, Wanshington, DC 20502 Fax : 202-456-2461 Etats-Unis d’Amérique

A son excellence monsieur le président de la république de France Palais de l’Elysée 55, rue de faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France

A son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

A son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Transmis copie pour information :

A son excellence monsieur le secrétaire de l’Union Africaine,

A son excellence monsieur le président de conseil de l’Union Européenne

A son excellence monsieur le Président de la République Démocratique du Congo,

A son excellence monsieur le président de l’assemble nationale du parlement de la République Démocratique du Congo,

A son excellence monsieur le président du sénat du parlement de la République Démocratique du Congo,

PREAMBULE

Dans ce monde de mutations croissantes et permanentes auquel les êtres humains ne sont que passagers, les années passent et ne se ressemblent pas. Chez certains, comme par exemple dans le nord, on admire et on joui de progrès de la technologie moderne, pendant que chez d’autres, au sud, comme par exemple au coeur de l’Afrique, sur un sol débordant de richesses naturelles appelé actuellement République Démocratique du Congo, la misère, le désespoir et l’incertitude sont sans cesse croissantes. Ne devons-nous pas nous arrêter un seul instant pour réfléchir sur cette question qui brûle les coeurs? N’est-ce pas il est généralement reconnu que qui veut la paix se pose de vraies questions! Voici aujourd’hui quarante-quatre ans que le peuple congolais vit un véritable cauchemar dans l’indifférence générale. Les Congolais n'ont jamais réussi à appliquer et à expérimenter sérieusement leurs propres décisions, face aux crises de leur société. C'est ainsi que nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Mais les solutions imposées par l'Occident au peuple congolais, avec une régularité d'horloge, lui ont tout fait voir, sauf la paix, la démocratie, la stabilité, la liberté, la justice, le respect des droits de l’homme, la sécurité, le bien-être et le progrès Sept ans après le coup d'Etat de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre, le diagnostic de la crise qui en a résulté, au Congo et dans la sous-région des Grands Lacs, est largement établi. Les conséquences sont désormais connues, les enjeux ont été percés, les commanditaires, les complices, les tireurs de ficelles ont été mis à découvert. C'est la bonne thérapie à appliquer à la crise qui fait défaut. Or, la prétendue guerre de libération avait été présentée comme une thérapie pour guérir le Zaïre en crise! Aujourd'hui la thérapie de l'A.F.D.L, venue de l'Occident (Etats-Unis, Grande Bretagne, Belgique et Canada), en transitant par des pays africains (Ruanda, Ouganda, Burundi, Angola) qui, eux, n'ont pas encore été guéris de l'autocratie, ni dépouillés du vieil homme barbare, a non seulement échoué - comme d'autres thérapies du genre, durant quarante ans, mais elle est même en voie d'achever malignement le malade. Ne faisant parti d’aucune structure politique, mais étant des êtres humains indépendants et congolais de nationalité, les devoirs humanitaire et civique nous impose de faire entendre notre voix, sur la question de la misère de notre peuple, car nous avons la ferme conviction que nous sommes une grande masse, indépendante et silencieuse, qui pense de la même manière à travers le monde. Et, c'est avec tristesse et profonde déception que nous vous adressons le présent mémorandum sur la situation plus que tragique et sans nom que caractérise la région des grands lacs particulièrement la République Démocratique du Congo.

INTRODUCTION

Nous, ressortissants de la République Démocratique du Congo résidant en Italie, réunis au sein du comité de suivi, crée à la date du 12 février 2005, sous la direction de l’abbé Bita et père Pierre Mbumbi pour réfléchir sur la situation tragique et sans nom que caractérise notre peuple, notre pays et la région des grands lacs, Vu l’histoire politique de notre pays depuis son indépendance jusqu’à nos jours, Vu les dictatures connues par République Démocratique du Congo fortement appuyées par les grandes puissances pour but de sauvegarder à tout prix leurs intérêts diaboliques au détriment de leur propriétaire que le peuple congolais, Vu la crise des institutions et de la légitimité du pouvoir en République Démocratique du Congo, Vu l’ampleur du complot international contre la République Démocratique du Congo tel que prémédité et exécuté par les dits Etats, Tenant compte de la non respect de la souveraineté de la République Démocratique du Congo par les Etats qualifiés des grandes puissances et leurs alliés africains, Tenant compte du plan de la balkanisation de la République Démocratique du Congo tel qu’arrêté par les grandes puissances pour s’emparer de nos richesses, Tenant compte du silence coupable et l’injustice de la communauté internationale vis-à-vis de la guerre qui nous a été imposée injustement par le trio : Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, instrumentalisés par les grandes puissances occidentales, Considérant l’évolution désastreuse de notre pays sous la politique imposée actuellement par les grandes puissances en vue d’établir un nouveau ordre économique dans la région des grands lacs, Soucieux de la souffrance qu’endure notre peuple depuis le déclenchement de deux longues guerres, en 1996 et en 1998, dont le bilan en vies humaines est le plus lourd du continent depuis la périodes de l’esclavage, avons pris la résolution de prévenir et d’attirer l’attention de l’humanité, des hommes d’Etat, de la communauté internationale, des amis de la République Démocratique du Congo et des congolais eux-mêmes. Et nous avons l’honneur d’adresser le présent mémorandum au Secrétaire général des Nations-Unies par lequel nous exprimons en premier lieu la reconnaissance de notre peuple envers le système des Nations-Unies, au président des Etats-unis, au Premier Ministre de la Grande Bretagne, au Premier Ministre Belge et au Président de la République de France, au nom du peuple congolais dont l’objet est : - de la crise des institutions et de la légitime du pouvoir en République Démocratique du Congo telle que fomentée par les grandes puissances occidentales, - les conséquences de l’après guerre froide et l’origine des guerres de rébellion en République Démocratique du Congo, - le cas Banyamulenge, - de la tenue et de l’organisation des élections en République Démocratique du Congo et notre préoccupation au sujet de la question de la paix et la justice dans notre pays et dans la région des grands lacs.

I. DE LA CRISE DES INSTITUTIONS ET DE LA LEGITIMITE DU POUVOIR EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

La Conférence de Berlin tenue à la date du 15 Novembre 1884 au 26 Février 1885 a conduit a l’ouverture du bassin du Congo au marché internationale. Le roi Léopold II réussit a s’attribuer un vaste territoire au coeur de l’Afrique, baptise Etat Indépendant du Congo en Août 1885. Il utilisera un système inhumain base sur l’oppression des autochtones pour faire du Congo sa vache laitière. Le cynisme de cette politique sera poussé jusqu’a la mutilation des Congolais récalcitrants ou juges paresseux dans des plantations d’hévéa. En effet, l’État Indépendant du Congo, possession personnelle de Léopold II depuis la Conférence de Berlin de 1885, était devenu colonie belge le 18 octobre 1908, suite aux scandales soulevés en Belgique par la révélation des atrocités commises sous l’autorité du roi par les compagnies coloniales, il fut contraint d’abandonner l’EIC à la Belgique. En 1919, le domaine africain de la Belgique était agrandi, dans la région des Grands Lacs, avec le Rwanda et l’Urundi, mandats confiés par la Société des Nations. Le Congo belge était la plus vaste et la plus riche des colonies européennes en Afrique. Les richesses du pays : l’eau – le cinquième des réserves hydrauliques de la planète – la forêt, les minerais, le cuivre, le cobalt, les diamants, l’uranium, avaient permis un puissant développement industriel et agricole. Avec le Congo-Belge, l’exploitation coloniale, toujours dominée par de grandes sociétés agricoles ou minières, changea de nature. Les Belges, s’employant à effacer le système léopoldien, rétablirent la liberté de commerce en 1919 et supprimèrent le monopole du caoutchouc et de l’ivoire. L’exploitation des ressources minières connut un nouvel essor avec des entreprises comme l’U.M.H.K et la société générale de Belgique. Mais la colonisation Belge fut également marquée par la discrimination raciale. L’enseignement, presque en totalité confié à des instituts religieux, était limité au primaire, selon l'adage en vigueur pas d'élite, pas d'ennuis!. Seule une infime catégorie d'évolués avait quelques privilèges. Avec la mutation de la société internationale qui voulait que les peuples colonisés obtiennent leur indépendance et suite aux scandales soulevés dans le monde par la révélation des atrocités commises sous l’administration Belge par la communauté internationale, elle fut contrainte d’abandonner le Congo aux mains des congolais. En effet, la Belgique voulait octroyé bien-sur l’indépendance au Congo, mais elle voulait aussi garder son contrôle sur l’économie du Congo alors que les congolais voulaient une indépendance totale. Chose qui créera le mal entendu et sèmera la confusion entre les deux Etats. A vrai dire, c'est bien à contrecœur, comme l’avance Colette Braeckman, que la métropole avait accordé l'indépendance. Bruxelles, à force de subterfuges et d'une impréparation bien calculée, avait espéré doter ses ouailles congolaises d'une indépendance de pacotille, mise en œuvre par des personnalités dociles ou vénales, ne présentant aucune menace pour les intérêts économiques en présence. Malheureusement le Premier Ministre congolais, Patrice Emery Lumumba, ne répondait plus au souhait belge. Cependant, s’il importait d’écarter Lumumba par la Belgique, c’est parce que, avec le soutien d’une immense majorité de la population, il entendait mettre en oeuvre une indépendance réelle : faire bénéficier les congolais des richesses de leur pays, leur rendre une dignité d’hommes libres. La preuve de cette affirmation se résume en ce sens que tous les dirigeants africains, qui poursuivaient la même ambition dans d’autres pays, furent assassinés sans autre forme de procès. C’est pourquoi, à peine quatre jours après l’indépendance, les difficultés commencent par les Mutineries de la force publique. Pour mieux parvenir à empêcher le gouvernement en place à gouverner, la Belgique va tenter de balkaniser le Congo au moyen des sécessions et va financier toutes les opérations rebelles. C’est ainsi qu’à la date du 11 juillet 1960 la première sécession éclata au Congo dite sécession du Katanga avec comme leaders Moise Tshombe. Pour accélérer la stratégie que d’empêcher le gouvernement investi démocratiquement de travailler, la Belgique va créer et financer une autre sécession à la date du 8 août 1960. C’est la sécession dite du Kasaï avec comme meneur Albert Kalondji. Durant cette période la communauté internationale corrompue sur la question du Congo parlera de la fin d’unité nationale au Congo. Vu l’incapacité de la Belgique d’arriver à contrôler le Congo et le risque grave de perdre celui-ci au cas où la Russie parviendra à tenter de s’introduire dans la question du Congo, la Belgique fera appel à un grand allié de taille, les Etats-Unis d’Amérique, pour fin de garder le Congo dans le camps libéral ou bloc occidental. C’est ainsi que l’appel fait par le gouvernement de Lumumba était perçu par l’occident comme une menace communiste, un danger contre les intérêts de la Belgique et du bloc capitaliste ou occidental. La crise congolaise devient à ce moment un enjeu de la guerre froide. Pour les occidentaux, P.E Lumumba doit disparaître de la scène politique. Les services secrets belges, la C.I.A et l’ambassade des Etats-Unis à Léopoldville commençaient à travailler activement sur le dossier sans laisser rien au hasard. Tout en connaissant mieux la loi fondamentale qu’elle avait rédigé pour le Congo, la Belgique, à travers ses conseillés politiques et juridiques inondant l’environnement du chef de l’Etat, Joseph Kasa-Vubu, vont pousser ce dernier à révoquer le Premier Ministre, quatre mois après l’indépendance. Delà, l’ingérence néo-coloniale se manifeste en plein jour. Et c’est la première crise institutionnelle que vient de connaître le jeune Etat. Une heure et demi plus tard, le même soir, le Premier Ministre parle à trois reprises réagit sur la même antenne de la Radio Nationale que le président, et déclare que Joseph Kasa-Vubu n’est plus le chef de l’Etat. C’est le désordre et la confusion au sein des institutions politiques. Mais la Belgique et son allié de taille, qu'est les Etats-Unis, ne se limiteront point là, ils vont cette-fois-ci organisé un coup d’Etat dont le but serait d’écarter Lumumba de la gestion du pays. Ainsi le 14 septembre à vingt-heures trente, le jeune colonel Mobutu, chef d’Etat-Major de l’armée et ancien secrétaire de Lumumba, prend le pouvoir. Il déclare la neutralisation des politiciens particulièrement de deux rivaux. C’est fut là, la première crise de la légitimité du pouvoir fortement préméditée et appuyée par les puissances occidentales. Décider d’écarter à tout prix Lumumba de la gestion du pays et se débarrasser définitivement de lui, la Belgique et son allié, en complicité avec quelques dirigeants de l’armée, principalement le colonel Mobutu et les politiques, ils vont organiser l’assassinat du premier ministre P.E Lumumba. Celui-ci fut consommé à la date du 17 janvier 1961 .

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Cet assassinat est l’une des preuves capitales qui montre en claire comment devant leurs intérêts les puissances occidentales sont prêtes à tout même à pactiser avec le diable pourvu que leurs intérêts soient sauvegardés. Rien ne représente pour eux la volonté du peuple ni le droit des peuples à disposer d’eux mêmes seuls leurs intérêts comptes et le reste on verra après. L’assassinat de notre héros national ne peut être pas pris aujourd’hui comme un élément essentiel pour tenter une réflexion sur l’avenir de la République Démocratique du Congo spécialement dans la perspective de l’organisation et de la tenue des élections dans notre pays? Voila encore une question juste qui mérite un grand temps de réflexion pour toute la communauté internationale, toutes les démocraties, tout homme libre et tout congolais digne de ce nom. En effet, le jeu des dirigeants du pays caractérisé par le désordre politique largement encouragé par les puissances occidentales pour tirer les ficelles et rester maître du jeu. C’est bien dans ce même jeu politique désavoué et désolé que le jeune colonel, Mobutu, à la date du 24 novembre 1965 , commandant de l'armée, renverse le président Kas-Vubu avec l’appui de la Belgique et les Etats-Unis. Une nouvelle page de l’histoire venait d’être tournée et le peuple congolais salua l’événement avec beaucoup d’enthousiasme, bien que dans le fond le dit événement ne répondait plus à leurs intérêts. Parce que le soutien occidental à Mobutu était dicté par deux impératifs. Le premier consiste à exploiter les ressources dans l’esprit de la colonisation avec la collaboration d’un régime fort et faisant de l’économie du personnel colonial; le deuxième était celui de maintenir un rempart au communisme au plus fort de la guerre froide. Et Mobutu ne retiendra d’ailleurs que cet aspect des choses. De ce qui précède, il est évident de souligner aussi que, c’est grâce au soutient des occidentaux que le régime dictatorial de Mobutu résistera aux divers tempêtes de l’histoire qui ont frappé le monde et la République Démocratique du Congo. Mais avec la fin de la guerre froide, symbolisé par la chute du mur de Berlin sonnant le glas de la dite guerre et annonçant une nouvelle ère de la dictature d’une seule puissance au monde que les Etats-Unis d’Amérique, le Zaïre de Mobutu cessa d’être un bastion anticommuniste. Après le départ des soldats cubains d’Angola, les américains quittèrent à leur tour les bases militaires qu’ils utilisaient pour soutenir l’Unita. Dans le même temps, les minerais du Shaba, pour le contrôle desquels Français et Belges étaient militairement intervenus en 1978 à Kolwezi, perdirent de leur importance stratégique. Le vent de la perestroïka, la première révolution connue par le M.P.R et la pression de la communauté internationale, pousseront le dictateur à faire les consultations populaires en février-avril 1990. 6000 mémorandum sont adressés aux dirigeants politiques pour réclamer la démocratie. Chose qui amènera le vieux léopard, politiquement affaiblie, lâché par les Etats-Unis et d ans ses visions politiques solitaires, à faire un discours historique inattendu qui marquera même la fin de la deuxième république et le début de l’interminable mystérieuse transition congolaise. C’est ainsi que la crise politique éclata au grand jour en 1990 . Le peuple congolais confiant au discours du Président de la République, espérant aux bonnes choses pour la redynamisation de la vie politique et attendant un comportement conséquent au prés de la classe politique, non, ce sera là le début d’un far-west des hommes politiques au sein des institutions. Chose qui alourdira le carnet des charges de la transitions et enfonça le pays dans la confusion politique imaginable, le désordre et le chaos total.

II. LES CONSEQUENCES DE L’APRES GUERRE FROIDE ET L’ORIGINE DES GUERRES DE REBELLION EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Nous reconnaissons le rôle joué par la communauté internationale dans la soutenance de la réussite de la CNS débutée en août 1991. Mais nous reconnaissons aussi que c’est la même communauté internationale qui sera complice de la non réussite de la CNS. La France fortement déterminée à soutenir Mobutu lâché par ses forts alliés du hier, les Etats-Unis et la Belgique, dont ces derniers largement déterminés de renverser Mobutu au pouvoir, c’est la cacophonie et la contradiction totale qui s’installera dans la politique internationale surtout pour la sauvegarde des droits de l’homme en République Démocratique du Congo. C’est pourquoi, les travaux de la C.N.S seront sabotés par le gouvernement sans la moindre intervention voulue de la part de la communauté internationale. C’est dans cette logique des choses que la guerre de rébellion éclata à l’Est du pays, en septembre 1996, communément qualifiée de la révolte des Banyamulenge. Dont par après elle sera dénommée rébellion de l’AFDL ou encore la guerre de libération conduite par Laurent Désiré Kabila et assisté militairement ou logistiquement et matériellement par le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda puis par l’Angola avec comme parrain les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Belgique. Devant un Mobutu affaibli par le cancer, délaissé par ses alliés du hier, et face une France incapable de le sauver à cause de la campagne menée par les Etats-Unis sur l’opération turquoise au Rwanda. La rébellion gagna rapidement du terrain et une à une les villes tombèrent. Le 16 mai 1997, Mobutu prit la fuite, abandonnant un pouvoir qui était son attribut. Sa propre prophétie venait de s’accomplir : mur ou pas mur, contre l’ouragan de l’histoire le fruit finit toujours par tomber. Le 17 mai 1997, Kabila s’autoproclame Président de la République à partir de Lubumbashi, chef lieu de sa province et fait l’interdiction des activités des partis politiques. Une autre nouvelle page de l’histoire venait d’être tournée et le peuple congolais, comme à l’époque du deuxième coup d’Etat perpétré par le jeune colonel Mobutu, salua l’événement avec beaucoup d’enthousiasme. Et, Kabila sera bien accueilli et considéré comme le libérateur bien que dans le fond le dit événement ne répondait plus à leurs intérêts. Parce que le soutien des occidentaux à Kabila était dicté par trois impératifs. Le premier consiste à renverser l’équilibre des forces dans la régions des grands longtemps maintenue au profit de Mobutu, le deuxième consiste à instaurer un nouveau ordre économique dans la région des grands lacs et le troisième consiste à exploiter les ressources de la République Démocratique du Congo sans aucune résistance tout en plaçant à la tête du pays un régime fort avec un dirigeant totalement docile. Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Nous aimerions nous arrêter ici pour dénoncer la politique diabolique et machiavélique des puissances occidentales en Afrique occidentale particulièrement dans la région des grands lacs en ce qui concerne la crise tragique qui secoue cette partie de l’Afrique centrale. D’où vient cette guerre et qui sont ses vrais acteurs? Premièrement, il est juste de reconnaître que la fin de la guerre froide avait fait espérer une nouvelle ère pour l'Afrique. Mais le génocide rwandais et l'implosion du Congo-Zaïre ont brouillé les cartes. Les zones de conflits sont aussi celles des famines, des concentrations de personnes déplacées ou réfugiées et, souvent, de malnutrition et de pénuries alimentaires. L’Afrique centrale qui subit les conséquence du génocide rwandais et des soubresauts politiques affectant l’ex-Zaïre sont le produit de l’échec sans précédent des diplomaties française, américaine, belge, anglaise et sud-africaine. Un échec qui a laissé place à une nouvelle géopolitique régionale. Les interventions militaires se multiplient, avec des conséquences désastreuses pour la stabilité des États et la situation des réfugiés, notamment en République Démocratique du Congo. Victime de son potentiel minier, la République Démocratique du Congo est le symbole d’une souveraineté confisquée par les puissances étrangères. En effet, la guerre qui terrorise les populations innocentes de la région des grands lacs tire ses origines dans les années quatre-vingt dix, juste après la fin de la guerre froide, lorsque les Etats-Unis, devenus le seul maître du jeu, décideront de rompre avec le principe cher européen du “ domaine réservé” en Afrique. Mais la France s’opposera gravement aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’une nouvelle guerre froide commencera entre les deux pays. Les déclarations suivantes tenues par les hauts cadres de l’administration américaine, dès 1993, confirme la thèse : “ Nous devons assurer notre accès aux immenses ressources naturelles de l’Afrique, un continent qui renferme 78 % des réserves mondiales de chrome, 89 % de platine et 59 % de cobalt”, dit Georges Moose le sous-secrétaire d’Etat américain. “ Les américains vont tenir la dragée haute aux partenaires traditionnels de l’Afrique, à commencer par la France. Nous ne laisserons plus l’Afrique aux européen s”, dit le secrétaire au commerce le feu Ron Brown. “ Le temps est fini où l’Afrique pouvait être divisé en sphères d’influences, où des puissances extérieures pouvaient considérer des groupes entiers des pays comme leur domaine réservé. Aujourd’hui l'Afrique a besoin de tous ses amis et pas du patronage exclusif de quelques-un s”, dit Warren Christopher le secrétaire d’Etat américain. Cette déclaration de guerre faite par les Etats-Unis à la France, aura pour son premier champs de bataille la région des grands lacs précisément en Ouganda, au Rwanda et au Zaïre de Mobutu. Mais comment elle sera matérialiser? Premièrement il a fallu renverser l’ancien équilibre des force, maintenue au profit de Mobutu longtemps, dans la régions des grands lacs et créer un autre homme fort. Ainsi les Etats-Unis vont commencer par l’Ouganda grâce à la coalition faite avec les anglais pour désigner Yoweri Museveni comme étant le nouveau homme fort de la région. L’Ouganda étant considéré comme un allié anglophone il a fallu maintenant le sécuriser et chercher un autre allié. C’est ainsi que le Rwanda fut pointé directement pour consolider et fortifier le plan. Mais le Rwanda en ce temps était gouverné par un allié français que le feu président Juvenal Habyarimana. C’est en septembre 1990 que la première attaque lancée contre le camps français par les américains à travers les guérilleros tutsi du FPR basés en Ouganda aura lieu. La France saisissant directement la menace fournira un appui logistique conséquent à Mobutu pour repousser l’attaque hors du Rwanda. Mobutu réussira à écarter la menace et sauvera son allié du calvaire. Mais les américains n’accepteront pas cette humiliation et vont accélérer le rythme. C’est pourquoi, les armes américaines ayant servi à l’opération “Restore Hope” en Somalie seront transférées en Ouganda pour préparer une autre attaque de grande envergure contre le Rwanda. Après avoir déstabilisé le Rwanda à la suite des attaques armées lancées à partir de l’Ouganda par le duo Museveni et Kagame. Pour bien fortifier le plan, Washington va imposer fortement, comme d’habitude, aux Nations-Unies, le choix des représentants de l’Onu au Rwanda. Parce qu’il lui fallait des alliés surs pour tenir tête à la France et pour bloquer systématiquement toute velléité des français de voler au secours d’Habyarimana, et plus tard de Mobutu. Aussi, le choix des représentants canadiens à la tête de la MINUAR a été fait sur la base des critères d’hostilité prouvée contre la France… C’est dans ce jeu d’alliance et de contre alliance entre les grandes puissances qui fera de la MINUAR une complice, comme d’habitude, lorsqu’il y a des agenda cachés des grandes puissances dans la réalisation de leurs plans, toujours des plans diaboliques, machiavéliques, dont leurs conséquences ne cessent d’alourdir du jour au jour la misère de l’humanité. Sur le terrain les chose vont aller trop vite, cette fois-ci l’alliance anglophone a décidé de déclencher l’opération de la conquête du Rwanda qui se solda par l’assassinat du feu président rwandais Juvenal Habyarimana, l’assassinat qui sera même le détonateur du génocide au Rwanda. N’est-ce pas il est claire ici que les planificateurs et les exécuteurs de l’assassinat du feu président rwandais sont les vrais auteurs et co-auteurs du génocide au Rwanda? La France jouant sa carte dans la région, après l’assassinat du feu président rwandais et en plein génocide, lança la fameuse opération turquoise pour protéger les génocidaires hutu et son allié stratégique dans la région que Mobutu. Mais le front français étant devenu faible, incapable de résister au front américain, et menaçant les intérêts de ce dernier dans la région, les Etats-Unis vont s’opposer au front français (constitué de Mobutu, des ex-FAR et des Interamwe) une alliance grandement forte (composée des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la Belgique, du Canada, de l’Angola, de l’Ouganda, du Burundi, du Rwanda, de l’Erythrée, des anciens maquisards Katangais et autres, et les Banyamulenge). C’est dans ce contexte que naît la guerre de rébellion de 1996 faussement dénommée la révolte de Banyamulenge. C’est pourquoi, après le génocide au Rwanda, ce petit pays verra son embargo levé par le conseil des sécurité de l’ONU sur les achats des armes, grâce à la politique jouait par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, et par contre celui du Zaïre fut maintenu sur la position radicale de ces deux puissances. Chose qui accélère le déséquilibre dans la région au profit du Rwanda et de l’Ouganda au détriment de Mobutu et du Zaïre à l’époque. C’est dans la même logique que les Etats-Unis vont s’opposer à la résolution 1080 du conseil de sécurité qui décidait l’envoi dans l’Est de la République Démocratique du Congo, précisément au Kivu, d’une force internationale dont ils voyaient en celle-ci un moyen voulu par la France pour sauver Mobutu. Résolution qui sera qualifiée par le Rwanda de l’opération turquoise II. De ce qui précède, il y a lieu de reconnaître humblement et de souligner que la guerre de rébellion de 1996 n’avait pour but que d’éliminer le dernier front français, c’est-à-dire de renverser Mobutu du pouvoir et le remplacer par un allié pouvant servir mieux les intérêts de ces grandes puissances, ou encore de leur donner et assurer accès libre aux immenses richesses de la République Démocratique du Congo. L’opinion internationale et nationale se souviennent généralement que lorsque les Etats-Unis et leurs alliés ont instrumentalisé le Rwanda et l’Ouganda pour attaquer la République Démocratique du Congo et en finir avec le dernier front français que Mobutu, les médias internationaux parlaient et criaient partout pour faire croire au monde que c’était une révolte des Banyamulenge. Mais la vérité n’a pas retardé d’éclater pour rattraper ces mensonges et mettre à nu ses auteurs. Car l’incohérence et la disproportionnalité étaient criantes entre les moyens logistiques utilisées dans la rébellion par les Banyamulenge, une petite communauté ne comptant pas même plus de 2000 combattants. D’où les vautours ont été obligé de changer la version et d’en trouver d’urgence une autre plus crédible. C’est alors que les experts du pentagone ont décidé de créer un leader zaïrois pour camoufler cette invasion extérieure et lui donner l’aspect d’une rébellion crédible devant l’opinion international e. C’est ainsi que Museveni proposa le seul “ maquisard ” qu’il connaissait depuis 1972, bien qu’il s’était converti totalement en trafiquant d’or, de diamant et de café. Assoiffé et aveuglé par le pouvoir qu’il a rêvé dans les forets et les montagnes de Fizi et de Ruwenzori pendant trois décennies, Laurent Désiré KABILA a fermé les yeux sur tout ce qu’on lui offrait comme marché, Pourvu qu’il arrive au pouvoir! En signant des accords économiques et financiers avec les Américains d’un coté pour leur céder les gisements les plus importants des mines du Katanga, et des accords politiques de l’autre pour céder une partie du territoire national au Rwanda et à l’Ouganda comme récompense de leur effort de guerre, Kabila dans une sorte de naïveté et d’aveuglement, ne semblait pas se rendre compte qu’il tombait dans un piège sans issue. Il ne savait peut-être pas qu’il concluait là un marché de dupe dont il était le dindon de la farce. Et lorsqu’il se rendit compte du traquenard dans lequel il se fourré en traînant derrière lui le peuple congolais et toute la nation, il voulut se ressaisir et faire marche arrière. Mais c’était trop tard. Accusait par le peuple congolais d’avoir vendu le pays aux étrangers, ce même peuple qui l’avait appelé libérateur, la tentative de remettre en cause les accords passés avec ceux qui l’ont apporté au pouvoir lui coûtera trop cher voir même sa vie. Et la vérité ne retarda pas de se confirmer Kabila sera assassiné le 16 janvier 2001.

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

En 1998, lorsque le président Laurent-Désiré Kabila se tourna contre ses “ parrains”, c’est-à-dire ceux qui l’ont amené au pouvoir, (l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi) qui occupaient encore l’Est et le nord du pays, ceux derniers ne lui pardonneront jamais de ce qu’ils appelaient sans honte et courage de “ l’ingratitude” et vont réagir farouchement. C’est ainsi qu’une autre nouvelle rébellion éclata dans l’Est du pays à la date du 02 août 1998. Une rébellion composée des ex-militaires des Forces armées zaïroises de la dixième Brigade basée à Goma et des combattants dit banyamulenge soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, déclenchent une nouvelle rébellion dans le Kivu (Est). Pour habillait cette action, comme ils l’ont fait avec Kabila le traître, d’après eux, Kagame va créer à la date du 16 août 1998 le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, présidé par un inconnu Ernest Wamba Dia Wamba. Or, les véritables dirigéants du RCD sont pour la plupart des tutsis, très proches du Rwanda. La pratique le prouve aujourd’hui, de voir Ruberwa à la tête de ce mouvement et actuellement vice-président dans l’actuel gouvernement de la transition. Et Museveni créera à son tour le MLC malgré qu’il est dirigé par les congolais dont son leaders Jean Pierre Mbemba occupe les fonctions du vice-président dans l’actuel gouvernement de transition. Vous vous rappeler sérieusement d’après les nombreux rapports établis par les organismes internationaux crédibles que cette deuxième guerre et la première ont fait plus de quatre millions de morts à chaque incursion de groupes armés, de telles horreurs sont commises, des villages entiers sont décimés et ce, de façon récurrente, sans se référer aux conséquences futur! Et, aujourd’hui, les faits nous montrent que les Etats-Unis, le royaume uni et d’autres puissances occidentaux et leurs alliés africains se sont décidés à maintenir l’Afrique, le Congo en particulier, dans la léthargie afin de pouvoir accéder à ces matières premières stratégiques sans en payer le prix en tuant tout ceux qui veulent leur parler de la légalité, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la légitimité et de la non ingérence. Ainsi, ils entravent le développement de ce pays pour profiter de toutes ses ressources en toute impunité. Dans ce contexte il est vrai que la République Démocratique du Congo est réellement menacée de disparition. Heureusement les Congolais ont prouvé dans la diversité totale que la République Démocratique du Congo est une et indivisible, ceux qui pensent le contraire en auront pour leur frais. Or, vous connaissiez encore plus mieux que nous, tel que révélé par le rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur les pillages de la République Démocratique du Congo et autres que les multinationales et les puissants intérêts occidentaux en colère ont financé l’agression du Congo par le Rwanda, puis l’Ouganda et le Burundi utilisant avec férocité la fallacieuse raison de sécurité à la frontière développée par leur trois alliés, pour occuper l’Est de la République Démocratique du Congo et piller les richesses naturelles. Heureusement nous comprenions mieux l’arrogance des agresseurs de la République Démocratique du Congo et l’impuissance coupable de l’ONU et de la communauté internationale. Ils ont avec eux les hommes les plus puissants du Monde et ont tous les moyens financiers, militaires, politiques à leur disposition pourvu que le Congo soit une proie exploitable en toute impunité. C’est pourquoi, il fallait attendre que les vies humaines périssent et que l’effort de guerre soit récupérée par ceux qui ont investi dans les guerres, pour que les vrais seigneurs de la guerre imposent un plan de cessez-le-feu à la date du 10 juillet 1999, qui sera signé à Lusaka par Kinshasa et ses alliés, Zimbabwe, Angola et Namibie, ainsi que par l'Ouganda et le Rwanda qui appuient la rébellion. Plan ratifié aussi en août par le MLC et les deux tendances du RCD. Malheureusement, l’échec de conquérir la capitale, Kinshasa, par les armés et imposer aux congolais un régime fort avec un dirigeant totalement manipulable tel que prévu dans l’agenda des agresseurs de la République Démocratique du Congo, parrains de Kabila hier aujourd’hui ses ennemis jurés, c’est bien à la date du 16 janvier 2001 qu’ils auront leur ennemi au moyen d’un assassinat dont les complices seront aussi parmi ses proches. C’est alors qu’un arrangement secret se fera entre les complices pour désigner le successeur, que son fils, d’après la volonté et le plan des seigneurs de la guerre.

III. LE CAS BANYAMULENGE ET LES TENTATIVES D’ANNEXER L’EST DU TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Nous reconnaissons que vous avez déjà reçu plusieurs rapports parlants des Banyameulenge ou du phénomène Banyamulenge. Mais au juste qui sont-ils? D’où viennent-ils? Et qu’est-ce qu’ils veulent au juste? Comme nous avons démontré ci-haut que la prétendue guerre de libération avait pour élément central les Banyamulenge. C’est donc ce phénomène dit Banyamulenge qui servira des prétextes à Paul Kagame et Museveni instrumentalisés par les Etats-Unis et leurs alliés pour attaquer la République Démocratique du Congo en 1996. Qui sont-ils? Les Banyamulenge constituent une catégorie des tutsi du Rwanda ayant fuient les conflits ethniques entre eux et les hutu pour venir s’installer au Congo. D’où vient les Banyamulenge? Les Banyamulenge viennent du Rwanda leur pays d’origine. Ils se sont retrouvés au Congo à cause de conflits ethniques qui leurs opposaient entre les hutu vers les années 59, 60 à 62, qui furent accueillis au Congo précisément dans la région du Kivu par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés et installés dans le site d’accueil de “Mulenge”. La preuve probante que nous pouvons donner ici est le communiqué officiel de l’administrateur de l’ONU adressé aux réfugiés rwandais de Lemera, de Mulenge et de Katobo. En ce sens : “Vous avez obtenu l’asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de politique. Si quelqu’un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu’en tant qu’étrangers, réfugiés et hôtes de la République Démocratique du Congo, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement politique que ce soit”. Mais les congolais de la République Démocratique du Congo et les archives belges seront surpris d’un grand matin d’apprendre qu’il existe au Congo une ethnie de dénommée “Banyamulenge”. Les raisons de cette grande surprise sont fondées dans les vérités suivantes : Premièrement aucune étude historique voir ethnologique prouve l’existence d’une telle ethnie. Deuxièmement les études historiques sur le congo prouve que chaque ethnie ou peuple de la République Démocratique du Congo s’identifie par sa langue qu’il utilise et nom au lieu de son habitation. C’est ainsi, nous remarquons que les Bas-Kongo parlent le Kikongo, les Baluba le Tshiluba, Bangala le Lingala, les Bayaka le Kiyaka, ainsi de suite. Donc nos frères Banyamulenge devraient nécessairement parler le Kinyamulenge. Au contraire ils ne parlent que le Kinyarwanda. Ce qui veut dire qu’ils ont pour origine le Rwanda, pays dont ils détiennent la nationalité jusqu’à la preuve du contraire, et qu’en République Démocratique du Congo il n’a jamais existé une telle ethnie. Voici le gros mensonge jamais connu dans l’histoire de l’humanité. Que veulent-ils? Les Banyamulenge veulent que le gouvernement congolais leur reconnaisse non seulement la nationalité congolaise, comme des nationaux congolais d’origine, mais aussi l’autonomie sur la partie Est de notre territoire pour en faire leur nouveau Etat. C’est ici que nous revenons avec force pour dénoncer la politique machiavélique du Rwanda fortement encouragé par les puissances occidentales pour annexer à tout prix l’Est de notre pays quel que soit le prix à payer. Ainsi nous mettons la communauté internationale devant ses responsabilités et témoin de tous les événements qui secouent la région des grands lacs. Nous savons que la question des minorités viendra tôt ou tard dans l’Est de notre pays et peut être la dite question sera utilisée comme le cheval de bétail des grandes puissances pour balkaniser le Congo, malgré l’échec du premier plan. Que le monde et les congolais soient attentifs. Et nous sommes obligés de vous montrer à ce point comment le plan de l’annexion de l’est de notre pays par le Rwanda est déjà activé grâce au silence coupable de la communauté internationale et au soutien matériel qu’il bénéficie au prés des Etats-Unis, de la grande Bretagne et de la Belgique : - les revendications publiques des plus hautes autorités rwandaises sur des territoires, autour du lac Kivu, qui auraient prétendument appartenu à l'ancien royaume du Rwanda d'avant la colonisation. Raisons pour lesquelles, les mêmes autorités en avaient également appelé à la convocation d'une conférence de Berlin II qui reverrait le tracé des frontières étatiques dans les régions des Grands Lacs. - plusieurs tentatives d'extermination des populations congolaises du Nord et du Sud-Kivu afin de pouvoir occuper leurs territoires restés vacants : a) dès 1998, sur instigation des officiers rwandais ou ougandais, des milliers de jeunes Nande ont sauvagement été exécutés ou enterrés vivants à Butembo et à Beni; par suite s'en sont suivis beaucoup d'autres massacres de personnes vulnérables, spécialement des femmes, des enfants et des vieillards; b) envoi, en République Démocratique du Congo, de plus de 2000 militaires rwandais et ougandais infectés de VIH-Sida; c) tentative d'extermination de la population par le sel de cuisine empoisonné à Butembo; d) implantation de colonies de peuplement ougandaises dans le Parc National des Virunga, patrimoine mondial et rwandaise dans le territoire nande (Sud-Lubero), après en avoir chassé les populations autochtones. Voila donc, Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Les preuves probantes de l’annexion de la partie Est de notre territoire par le Rwanda et de l’invention d’un mensonge des Banyamulenge longuement soutenu par la communauté internationale qui a coûté et continue de faire couler le sang sur le territoire de notre pays. N’est-ce pas il y a lieu ici d’engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui se disent à tort ou à raison Munyamulenge et troublant ainsi l’ordre social au Congo et indirectement celui de la sous région des grands lacs? Pour ce qui suit, la communauté congolaise en Italie rappel la communauté internationale que la question des minorités souvent évoquées par les pays agresseurs cache d’autres buts inavoués. Parce que la République Démocratique du Congo est constituée par des minorités. Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

IV. DE LA TENUE ET DE L’ORGANISATION DES ELECTIONS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET NOTRE PREOCCUPATION AU SUJET DE LA QUESTION RELATIVE A LA PAIX ET LA JUSTICE DANS LA REGION DES GRANDS LACS

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Aujourd’hui le peuple congolais s’impatiente pour trancher sur la question de l’interminable mystérieuse transition au moyen des urnes, d’après le plan imposé dans les accords de Lusaka qui donnera naissance à l’accord global et inclusif. Mais ce même peuple à la grande crainte que les élections n’aient pas lieu ou qu’elles se transforment à une véritable bombe à retardement. Parce que les raisons sont multiples et gravement fondées : 1. Au plan des institutions de la République Comme tous les congolais l’ont reconnu et déjà dit, le schéma politique et constitutionnel 1+4 (c’est-à-dire un président de la république + quatre vices-présidents) imposé à notre pays n’est pas un schéma de gestion d’un Etat car il renferme en lui-même les germes de suspicions, de confusion et de conflits. Des problèmes sont à prévoir en ce qui concerne le travail des quatre vice-présidents. Chacun supervise une commission composée de ministres issus des cinq composantes et entités. Ces composantes et entités sont souvent opposées politiquement et chacun. Ce qui fait que des ministres et vice-ministres obéiront d’avantage aux directives de leur propre composante, plutôt qu’aux ordres du vice-président responsable d’une commission donnée. Cette architecture, chacun de nous est en train de le vivre, pose et posera toujours de sérieux problèmes de cohésion, de collaboration et d’entente dans la prise de décisions au niveau de ce que l’on appelle “ espace présidentiel ”. En réalité ce schéma ne régit rien. Il apparaît plutôt avoir été conçu pour partager le pouvoir entre les différents belligérants, pour motif que, aucun n’a pu écraser les autres ni s’imposer à l’ensemble du territoire national. En plus notre crainte au plan des institutions de la République se résume en ce sens que l’actuel gouvernement de transition n’est qu’un instrument au service des puissances occidentales. Comme nous l’avons déjà souligné ci-haut, l’assassinat de Laurent Désiré Kabila a servi à placer à la tête du pays un homme facilement manipulable pour assurer les intérêts de ces dites puissances y compris la composante gouvernement, la composante opposition politique, et les deux mouvements rebelles au pouvoir qui occupent respectivement les fonctions du vice-président, d’après les commissions indiquées dans l’accord global et inclusif, le RCD et le MLC sont l’émanation du Rwanda et de l’Ouganda. Et nous le savons très bien que ces deux pays ne peuvent pas accepter que les élections réussissent au Congo. Parce qu’ils seront perdant et au risque que les élections au Congo ravage leur plan machiavélique. 2. Au plan des électeurs, de la sécurité des personnes et de leurs biens Le désarmement et la démobilisation des multiples groupes armés actifs dans l'Est de la (injustement qualifiés des congolais tutsis d'origine rwandaise) constituent une étape cruciale, et sans doute la plus complexe, du processus de paix congolais. Les accords de paix de Lusaka prévoyaient, à l'issue de la tenue d'un dialogue politique national intercongolais, le désarmement des groupes armés désignés sous le vocable de “ forces négatives ”. Mais jusqu’à la preuve du contraire ces forces négatives continuent d’opérer sur notre territoire sans être inquiétées ni par le gouvernement congolais pas même par la communauté internationale. La première groupe de ces forces dites négatives est celui des rebelles et milices qui combattent dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Soldats des ex-Forces armées rwandaises, les faux et les vrais miliciens Interahamwe (responsables du génocide de 1994 au Rwanda) constituent le groupe le plus important et le mieux structuré, militairement et idéologiquement, et les éléments de l’armée rwandaise interposée. Le deuxième groupe est celui des rebelles hutus burundais des Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD) forment le second groupe, estimé à environ 10.000 hommes, d'après l'ONG International Crisis Group (ICG). Seuls l'ALIR et les rebelles burundais ont une idéologie relativement claire. Les autres groupes armés ou milices s'apparentent plus à une nébuleuse dont les contours restent très flous et qu'il est difficile de chiffrer avec exactitude : rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF, environ 2.000 hommes), de l'Armée de résistance du seigneur (LRA). Et le troisième groupe est composé de milices tribales autochtones Maï-Maï. Traditionnellement implantés au Nord et au Sud-Kivu. En effet, il est une surprise pour personne que les guerres imposées injustement aux congolais ont occasionné d’autres problèmes épineux, difficilement resolvable dans l’immédiat. Tel que la question relative à la nationalité congolaise et la question relative au déplacement des populations de la sous-région des grands lacs, dont en particulier celles d’originaire du Rwanda pose un sérieux problème pour la tenue des élections en République Démocratique du Congo pour ce qui est notamment de l’infiltration et de la fausse identité. Force est en effet de constater la poursuite, dans une certaine mesure, des exactions militaires sur la population civile. Est-ce dans ce climat que les élections libres, transparentes et démocratiques pouvaient se tenir? Non, nous ne voulons pas que la République Démocratique du Congo devienne demain la cote d’Ivoire. Nous ne voulons pas tomber dans le piège qui nous est tendu par le Rwanda et l’Ouganda. Voila pourquoi : Nous craignons que l’insécurité qui règne à l’Est puisse favoriser l’infiltration en masse des tous les pays frontaliers, tels que Buruni et Ouganda. Nous craignons que tous les rwandais habitant l’Est du pays viennent voter au Congo en se faisant passer comme congolais ou tutsi d’origine congolais. Nous craignons que les forces négatives qui occupent tout le terrain de l’Est comme dépeint par le gouvernement rwandais, ougandais et burundais, sabotent les élections en République Démocratique du Congo. Car nous ne voyons pas comment les FARDC, qui ne sont pas encore totalement intégrées, puissent désarmer les dites forces avant la date fixée pour les élections. Au plan de l’armée Comme nous l’avons souligné ci-haut jusqu’à présent il existe encore sur notre territoire des forces négatives qui violent, pillent et terrorisent la population de l’Est du pays. Jusqu’à la preuve du contraire la formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée, telle prévue dans l’accord global et inclusif demeure lettre morte et chaque faction reste toujours maître de la partie du territoire qu’elle avait conquis. En plus la partie Est de notre pays fait toujours l’objet de l’occupation interposée de l’armée rwandaise. Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Comment la République Démocratique du Congo pouvait organiser les élections dans de telles conditions? Comment les congolais pouvaient réunifier, pacifier, reconstruire le pays, restaurer l’intégrité territoriale et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national tant que les forces négatives continuent à piller, à saboter et bloquer le processus démocratique en République Démocratique du Congo? Comment concrétiser la réconciliation nationale tant que jusqu’à présent les grandes puissances continuent à soutenir les criminels pour que la justice ne soit pas possible pour les juger? Comment former une armée nationale, restructurée et intégrée tant que le rwanda continue à infiltrer ses éléments au sein de la Force Armée de la République Démocratique du Congo? Comment organiser les élections libres, démocratiques et transparentes à tous les niveaux, permettant la mise en place d’un régime constitutionnel démocratique tant que la terreur règne encore dans l’Est de notre pays sous silence coupable et l’incapacité de la communauté internationale? Chose si troublant, outre ce qui suit, est de voir les pays dictateurs ou de ceux qui supportent les dictateurs et financent la guerre conseillent aux congolais d’organiser des élections démocratiques, libres et transparentes, dans les délais impartis par la constitution de la transition. “ Votez les lois, messieurs les congolais, sur la nationalité, électorale, sur le recensement, si non vous n’aurez pas des financements ”. Dans de telles conditions, comment voulez-vous que les congolais, tout en voulant plaire à la communauté internationale, puissent garder leur dignité. Comment voulez-vous que la communauté internationale, qui veut faire du bien aux congolais, puisse agir de cette façon, presque dégradante et humiliante? Ne dit-on pas que “ qui trop embrasse, mal étreint ”! Pour la communauté congolaise en Italie sa volonté est claire, la communauté internationale, celle qui a l’argent, ne doit pas faire comme s’il y avait des agendas cachés contre la République Démocratique du Congo. Pourquoi deux poids, deux mesures? Aider les congolais, c’est d’abord de tout faire pour que le peuple puisse être en mesure de bien voter. Si non ce sera servir les vautours qui sont déjà au pouvoir et qui ne jurent qu’au nom du pouvoir et rester au pouvoir. Et le changement tant attendu risque de se compliquer. De toute les façons le peuple congolais est conscient que toute aide apportée à la République Démocratique du Congo et à son peuple par la communauté internationale n’avait pas pour but de les aider, plutôt de servir premièrement leurs intérêts. Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Vous connaissiez plus que nous les conséquences causées par l’assassinat du feu président rwandais Juvenal Habyarimana, le génocide rwandais, la guerre de rébellion de 1996 et celle de 1998 sur la vie de peuple congolais et celle de la République Démocratique du Congo. Vous reconnaissiez aussi que les dits événements cités ont conduit à un deuxième génocide sur notre territoire que personne aujourd’hui dans la communauté internationale ne veut en parler. Vous reconnaissiez aussi les manoeuvres entreprises par le HCR, le gouvernement rwandais et les Etats-Unis pour le non rapatriement des réfugiés hutu dans leur pays pour justifier l’agression de notre pays par le Rwanda et l’Ouganda instrumentalisés par les grandes puissances. Ainsi, son excellence monsieur le Secrétaire Général de l’ONU peut se rappeler encore des paroles Suivantes : “ les tueries auxquelles se sont livrés l’AFDL et ses alliés, y compris des éléments de l’Armée Patriotique Rwandaise, constituent des crimes contre l’humanité, tout comme le déni d’une assistance aux réfugiés rwandais”. Pourquoi alors la justice tarde de faire son travail? Pourquoi jusqu’à présent la communauté internationale fait semblant d’écouter les cris de pauvres congolais? Pourquoi la République Démocratique doit subir une telle injustice? Pourquoi l’ONU existe? Pourquoi nous parlons des droits de l’homme au sein de la communauté internationale et à travers le monde? Pourquoi vous êtes le Secrétaire Général des Nations-Unies? Où est parti la volonté des Etats-Unis pour soutenir la liberté, la justice, la paix et la démocratie à travers le monde? N’y a t-il pas les vies et les droits de l’homme à sauvegarder en République Démocratique du Congo? Heureusement la République Démocratique du Congo, le peuple congolais et les défenseurs des droits de l’homme savent de toutes façons, comme se disent les faucons de Kigali, nous soulignons : “ puisque nous avons réussi jusqu'ici la performance extraordinaire de bloquer toute sanction internationale contre nous pour notre agression au Congo, il n'y a pas de raison pour que cela change!”. Ce qui fait que tous les rapports et résolutions de l'ONU en faveur du Congo et contre le Rwanda ou l'Ouganda, rencontrent systématiquement le veto des protecteurs Américains et Britanniques. Le Congo est en effet devenu le seul pays au monde où la mort de plus de trois millions de personnes ne suscite dans le monde aucune émotion ni aucune compassion et encore moins réprobation pour les auteurs du deuxième crime de génocide commis sur le territoire du Congo. Qu’est-ce qui empêche qu’un autre génocide se réalise dans les jours avenirs? N’est-ce pas il est connu qu’un crime impuni aujourd’hui peut se répéter demain! Croyez-vous que la paix sera effective dans la région des grands lacs sans la justice? Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Le peuple congolais reconnaît le bien fait de l’ONU en faveur de la République Démocratique du Congo, par biais de l’envoi de ses soldats communément appelés casques bleu, à chaque fois que son intégrité territoriale, la stabilité de ses institutions et les droits de l’Homme sont en péril. De là, l’honnêteté morale nous oblige de citer, à titre d’exemple, les résolutions suivantes : - la résolution 1234 du 9 avril 1999 établissant l’agression de notre pays par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi; - la résolution 1291 du 24 février 2000 créant la Mission d’Observation des Nations Unies au Congo (MONUC); - la résolution 1493 du 28 juillet 2003 qui modifie le mandat de la MONUC en renforçant ses pouvoirs d’action sur le terrain au profit de la population congolaise; - la résolution 1399 (2002), demandant aux parties à l'accord de cessez-le-feu de Lusaka de s'abstenir de toute opération militaire ou de tout autre acte de provocation, en particulier pendant que se tient le Dialogue inter-congolais; - la résolution 1493 du 28 juillet 2003 par laquelle, le conseil de sécurité, agissant en vertu du chapitre VII de la charte des Nations-Unies, autorise l’augmentation de l’effectif de la MONUC jusqu’à 10800 personnels; - la lettre de Votre Excellence du 15 octobre 2002 au Président du Conseil de Sécurité instituant la Commission d’enquête sur les pillages et l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo; - le débarquement des premiers casques bleus de l'opération des Nations Unies pour le Congo le 16 juillet 1960. Toutefois, il sied de vous dire humblement que le peuple congolais est conscient aujourd’hui que l’action des Nations-Unies en République Démocratique du Congo n’a jamais profité réellement au congolais, pour les raisons suivantes : Le rôle joué par l’ONU en 1960 dans la crise qui secouait le Congo durant cette période est éloquent pour comprendre son action actuellement dans la crise qui embrase toute la sous région des grands lacs. Le rôle joué par madame la secrétaire du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés au Zaïre dans le dossier du rapatriement des réfugiés hutu au Rwanda. Le rôle que joue la MONUC actuellement dans la gestion de la crise en République Démocratique du Congo est gravement frappante. La MONUC! Mot nouveau dans le vocabulaire politique de la République Démocratique du Congo. Notre Congo a connu l'ONUC, dans les années 1960 - 1965. Ainsi pour les Congolais, il existe deux visages de cette ONUC - là. Une ONUC qui du 5 septembre 1960 au 17 janvier 1961, couvrit les assassins de Patrice Emery Lumumba, notre Héros National, et favorisa tacitement la sécession katangaise (11 juillet 1960 - 31 décembre 1962). Double coup d'épée asséné au Congo sous le mandat de DAG Hammarskjold, un Suédois. Puis, une ONU qui le 31 décembre 1962 annihila la sécession Katangaise : (1er janvier 1963). Elle manœuvrait cette ONUC -là sous le mandat de M. Suhu U Thant, un Birman. C’est pourquoi le peuple congolais comprend mieux aujourd’hui que la même logique qui a prévalu au Rwanda lors de la constitution de la direction de la MINUAR, a guidé la composition de la MONUC en République Démocratique du Congo. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, c’est ce qui explique aujourd’hui le laxisme de la MONUC vis-à-vis des crimes et de l’arrogance du Rwanda dans notre pays. C’est d’ailleurs ce qu’a dénoncé avec raison le peuple congolais excédé en juin 2004. Et, il est aussi conscient que le comportement de la MONUC n’est pas un accident de parcours, mais qu’il obéit à une logique mise en place par les stratégies de Washington pour atteindre des objectifs politiques inavoués dans la région des grands lacs. Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Le président des Etats-Unis avez récemment publiquement déclaré à l’occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture que “ les Etats unis sont engagés dans la construction d’un monde où les droits de l’Homme sont respectés et protégés par l’Etat de droit ”. Et il avez encore déclaré dans ses nombreuses interventions sur la sécurité et la politique internationale que “ les Etats-Unis ne peuvent vivre en paix que si les autres peuples du monde vivent aussi la paix ”. Malheureusement, toutes ces déclarations ont été fait que pour distraire le monde et les congolais. Parce que la politique utilisée par les Etats-Unis dans la région des grands lacs et le rapport des experts de l’ONU sur le pillage des ressources de la République Démocratique du Congo prouvent sans contradiction que les Etats-Unis est le premier pays voyou, terroriste et qui utilise sa force ou sa puissance pour bafouer les droits de l’homme, encourager l’impunité, les tortures et soutenir les génocidaires. En plus ce qui est troublant pour le peuple congolais est de constater que les Etats-Unis et la Belgique qui ont organisé l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA notre héros national, soutenu la dictature de MOBUTU, organisé, encouragé et financé les guerres qui ont embrasé toute la région des grands lacs, en complicité avec la grande Bretagne et leurs alliés, déclarent aujourd’hui venir en aide au peuple congolais. N’est-ce pas là se moquer encore de plus de notre peuple? Heureusement le peuple congolais a compris votre politique et il est déterminé à s’opposer aux Etats-unis, à la grande Bretagne, à la Belgique et la France tant que leur politique machiavélique et diabolique ne cessera pas de remettre en cause l’avenir de l’Afrique particulièrement celui de la population de la région des grands lacs. Ce qui est troublant encore plus est de voir aujourd’hui toute la communauté internationale (l’ONU, les Etats-Unis, la France, la Belgique et la grande Bretagne) réclamait la vérité sur l’assassinat de l’ex-premier ministre libanais, Rafik Hariri, alors que la vérité sur l’assassinat du feu président rwandais Habyarimana Juvenal demeure dans l’oubli de l’histoire. Or, il est magistralement établi que le dit assassinat est le détonateur du génocide au Rwanda qui a occasionné une marée humaine des hutu à l’Est de KIVU et servi des prétextes pour l’agression de la République Démocratique du Congo. Une agression qui a occasionnée un deuxième génocide sur le territoire de la République Démocratique du Congo dont personne dans la communauté internationale veut en parler. Mais la conscience des hommes libres et des congolais peuvent se rappeler que lors de massacre des étudiants de Lubumbashi la Belgique avait remué le ciel pour obtenir des sanctions internationales contre la République Démocratique du Congo. Pourquoi aujourd’hui elle perd ce courage de demander la vérité sur l’assassinat de feu président rwandais Habyarimana? Pourquoi les Etats-Unis ont perdu leur orgueil et fermé les yeux sur ce dossier, eux qui se réclament Etat de droit, de la justice et de la démocratie? Pourquoi la communauté internationale a perdu le courage de connaître la vérité sur ce qui s’est passé réellement au Congo et au Rwanda? Voici ce que vous avez provoqué au Congo et dans la région des grands lacs : Depuis 1998, vous avez provoqué la mort de plus de 3 millions de personnes. Le plus lourd bilan au monde depuis la seconde guerre mondiale, pour la plupart des civils, hommes, femmes et enfants. Vous avez provoqué un deuxième génocide sur le territoire de la République Démocratique du Congo. Des dizaines de milliers de femmes ont été violées. D'innombrables actes de torture on été commis. Des centaines de milliers de personnes fuyant le conflit, ont été contraintes de quitter leur maison pour aller dans les pays voisins ou dans d'autres régions du pays. Nombre d'entre elles sont mortes de malnutrition ou en raison de leur impossibilité de recevoir une assistance humanitaire. Jusqu'à 2 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de la République Démocratique du Congo, dont 400 000 enfants. Pour ce qui suit, Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, Son excellence monsieur le président de la république de France, Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge, Le voeu de peuple congolais est claire et légitime : Jamais nous oublierons l’assassinat de notre héros national Patrice Emery Lumumba, Jamais nous oublierons l’injustice qui nous est infligée par la communauté internationale face aux guerres qui nous ont été imposé injustement, Jamais nous oublierons le génocide commis sur notre territoire, Jamais nous oublierons les massacres commis à l’Est de notre pays visant à vider une partie de notre territoire de sa population autochtone pour le remplacer par celle des agresseurs et ravir ce territoire par force sous la complicité de la communauté internationale, Jamais nous cesserons de rencontrer l’histoire de notre pays à nos enfants, aux générations futures, à l’Afrique et à la communauté internationale Jamais…

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge,

Compte tenu de tout ce qui est dit ci-haut, la communauté congolaise en Italie souhaite et vous recommande ce qui suit, comme aspirations légitimes du peuple congolais qui n’a jamais voulu l’instabilité politique, la dictature, la guerre, ni la balkanisation du pays :

1. L’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République Démocratique du Congo ne sont pas négociables.

2. Que le bilan de la guerre imposé injustement au peuple congolais soit établi pour connaître la responsabilité de chacun et déterminer une politique prudente pour résoudre la grande question épineuse relative à la gérance de la situation après guerre.

3. De cesser toujours de confondre le peuple congolais au gouvernement congolais. Parce que le peuple congolais est constitué de neuf millions de citoyens qui n’ont jamais élu démocratiquement leurs dirigeants ou leurs représentants. Il n'est pas seulement une classe au pouvoir et qui en tire avantage. Il n'est pas aussi une opposition légale. Et il est encore moins une opposition illégale.

4. De mettre sur pied une commission d’enquête internationale pour enquêter sur l’assassinat du feu président rwandais Juvenal Habyarimana. De ce fait, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda est gravement concerné dans la dite enquête pour apporter toute la lumière sur les auteurs ou les commanditaires et les co-auteurs du-dit assassinat qui a servi de détonateur au génocide et aux massacres. Dans la même logique d’idée, nous recommandons à la République Démocratique du Congo de saisir la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis sur le territoire de la République Démocratique du Congo à partir de l’année 2000 pour la question de compétence, en ce sens que la Cour n’est pas compétente à connaître les crimes commis antérieurement à la date de sa création. Toutefois, la République Démocratique du Congo est de droit à saisir le Tribunal Pénal International pour Rwanda pour les crimes commis sur les hutu par l’A.F.D.L et par l’Armée Patriotique Rwandaise lors de la fausse guerre de libération en 1996, c’est-à-dire avant 2000. Parce que le génocide commis en République Démocratique du Congo est le prolongement du génocide du rwanda.

5. Tout au long de notre mémorandum nous avons montré clairement l’origine de deux guerres de rébellion imposées injustement au peuple congolais, comment les incursions du Rwanda en République Démocratique du Congo s’inscrivent dans la logique d’un plan prémédité et de l’insertion de la République Démocratique du Congo dans le grand marché mondial et que la terreur des hommes de Kagama n’ont fait régner et continuent à faire régner au Kivu “ est moins” aveugle, et surtout moins gratuite qu’on croit, comment les pays agresseurs sont instrumentalisés par des puissances étrangères (les Etats-Unis, la grande Bretagne, la Belgique et autres) qui leur apportent le soutien politique, financier et logistique ou militaire. De ce fait, il est moins pertinent d’évoquer encore les rapports du conseil se sécurité sur les pillages des ressources naturelles et économiques de la République Démocratique du Congo comme l’ont démontré et confirmé. C’est pourquoi nous recommandons que la communauté internationale en l’occurrence la commission européenne, premier bailleur de fonds du Rwanda, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International, les Etats-Unis et la grande Bretagne, cessent d’apporter à un régime dont la nature criminelle et terroriste ne fait plus de doute.

6. Que la communauté internationale aide les pays des grands lacs d’établir la paix et la justice, la démocratie, le respect des droits de l’homme. De ce fait : a) il faut que la justice internationale et nationale fassent leur travail sans interruption et en pleine liberté. b) qu’il soit crée une académie internationale des sciences de la paix pour la région des grands lacs. c) il doit être organiser dans les pays concernés (la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi) des élections libres, transparentes et démocratiques, pour fin d’instaurer des régimes démocratiques susceptibles de garantir la paix, la justice, la communion et assurer le développement entre les différentes populations de la dite région.

7. Nous exigeons le retrait des toutes les forces négatives du territoire de la République Démocratique du Congo avant les élections et d’après les résolutions prises par le conseil de sécurité de l’ONU en cette matière. Parce qu’il est aussi évident que le Rwanda a toujours envahi notre territoire sous le prétexte de poursuivre les Interahamwe à l’Est de la République Démocratique du Congo et tout le monde sait que l’armée rwandaise, qui est la plus outillée de tous les pays des grands lacs, n’a pas non plus réussi à venir à bout de cette force de l’ancien pouvoir d’Habyarimana pendant ses cinq ans d’occupation du territoire congolais sous prétexte de neutraliser les forces négatives. Or, il est démontré que ce prétexte ne tient plus. Car les derniers affrontements entre les troupes rwandaises et ougandaises à Kisangani ont prouvé que le régime Kagame ne vise que le pillage du sous-sol congolais.

8. De prendre des sanctions diplomatiques contre le régime de Kigali, notamment le refus de l’octroi des visas à ses officiels et décréter un embargo sur les armes à destination du Rwanda et de la région des grands lacs et de contrôler efficacement la frontière orientale avec l’Ouganda et le Rwanda en vue d’empêcher les forces rebelles de ces deux pays d’utiliser le territoire congolais comme base arrière ou voie de passage pour attaquer leurs pays. En plus, que le déploiement des troupes de l'ONU prévu par les accords de Lusaka ne puisse se faire que le long des frontières communes, internationalement reconnues avec les pays agresseurs. Bien plus, par respect du droit et de l'équité.

9. Nous recommandons la création d’un Fonds de Solidarité Internationale pour la République Démocratique du Congo, comme la Conférence Episcopale du Congo l’avait souhaité. Ce fonds spécial, non remboursable, servira à : a)réparer les dommages subis par la République Démocratique du Congo depuis 1994, lesquels ont été provoqués par la présence massive des réfugiés d’une part, et par les agresseurs, leurs commanditaires et leurs complices congolais, d’autre part; b) reconstruire les villes et villages détruits par la guerre; c) construire, à travers tout le territoire national, des infrastructures, notamment les routes de desserte agricole dans les collectivités locales et des infrastructures sociales (écoles, centres universitaires, centres de santé, etc.). Ce fonds de solidarité internationale n’annule en rien le devoir et l’obligation de justice et de réparation qui s’imposent de la part des pays agresseurs vis-à-vis du peuple congolais pour les dommages leur infligés. 10. Nous recommandons instamment la tenue, sous l’égide des Nations-Unies, d’une conférence internationale réunissant les multinationales des pays du G8 et le gouvernement congolais pour mettre fin à la criminalisation de l’économie congolaise. Cette conférence économique est une urgence et une nécessité pour notre pays. Elle sera l’occasion de faire la lumière sur les marchés litigieux passés entre les investisseurs et les belligérants, en même temps qu’elle servira à élaborer des contrats en bonne et due forme avec la République Démocratique du Congo. De même, nous insistons sur l’exigence de préserver la faune et la flore congolaise, et d'épargner pour les générations futures les ressources financières provenant de l’exploitation des minerais épuisables. Les résolutions fondamentales prises lors de cette conférence seront exécutoires et assorties de sanctions. 11. Que les pays agresseurs soient contraint de respecter la souveraineté de la République Démocratique du Congo et de n’est plus instrumenté les Banyamulenge pour justifier la présence de leur troupe sur notre territoire. Parce qu'en aucun cas, un pays ne peut accepter que sa nationalité se revendique par les armes. Car la paix dans l'Afrique des Grands Lacs, c'est la paix dans toute l'Afrique. Cette paix tant recherchée ne sera pas une paix pour une minorité au détriment d'une communauté nationale. Plutôt, une paix des peuples où chacun respecte son statut, connaît ses droits et devoirs et n'empiète pas sur ceux des autres.

CONCLUSION

Son excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,

Son excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique,

Son excellence monsieur le président de la république de France,

Son excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne,

Son excellence monsieur le Premier Ministre Belge

La réponse favorable aux présentes recommandations que nous, la communauté congolaise d’Italie, soumettons à votre sagesse, votre réflexion, votre appréciation et critique, nous convint que vous participez au processus relatif à l’établissement de la paix, de la justice, de la démocratie et du développement au Congo et dans toute la région des grands lacs. Votre participation peut aider aussi le peuple congolais, d’une manière ou d’une autre, à devenir seul maître de son destin, de tracer un bon avenir pour ses fils et filles et de jouer pleinement le rôle qui revient à la République Démocratique du Congo face au grand défi mondial actuel.

Veuillez agréer, excellence monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies, excellence monsieur le président des Etats-Unis d’Amérique, excellence monsieur le président de la république de France, excellence monsieur le Premier Ministre de la Grande-Bretagne, excellence monsieur le Premier Ministre Belge, l’expression de notre haute considération.

Fait à Rome, le 31/12/2005

Posté sur le web le 13 janvier 2006

 

Accueil
Nouvelles
Economie
Musique
Sports
Culture
Editos

 

Institutions
Constitution
Forum
Blog Lobatoyoka
Signez le Livre d'Or
Documents
Biographies
Petites annonces
Liens
Avis/Suggestions
Initiatives congolaises
Poster un article
Cours de change
Archives
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 | Initiatives | Sondages | biographies | EditosInvestir | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: February 25, 2007