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La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
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Lettre à l'éditeur |
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Opinion 22 mai 2005 - Conduit par ses leaders, la population descend dans la rue, réclame le départ des animateurs actuels du schémas 1+4; Nous risquons de nous retrouver devant une alternative. a)L’armée refuse de réagir, le pouvoir tombe et les animateurs du schémas 1+4 fuient le pays. b) L’armée réagit, tire sur la population et il y a plusieurs morts, mais le pouvoir finit qu’en même par tomber. Cec est un extrait d'une réflection présentée par Bob Bolabwe. Ci-dessous, le texte intégral de ladite réflection. PERSPECTIVE POLITIQUE APRES LE 30 JUIN 2005 Le souci de la clarté, mais aussi le besoin de la compréhension et de l’intelligence nous a conduit à diviser ce sujet en cinq parties : A. Pourquoi la date du 30 juin 2005 B. Les différents scénarios possibles C. Les conséquences D. Les perspectives E. Les recommandations A. Pourquoi la date du 30 juin 2005? Nous allons atteindre dans moins de deux mois le terme de la énième transition politique dans notre pays. Enième transition que nous vivons depuis deux ans. Mais une énième transition qui s’inscrit dans un processus d’enlisement que nous vivons depuis 15 ans. Cette transition que nous souhaitons ultime, avait commencé le 30 juin 2003. Le choix de cette date n’est pas fortuit, car il est une évocation hautement symbolique de la date du 30 juin 1960. Cette date nous rappelle « la lutte de tous les jours, une lutte qui fut de larme, de feu et de sang, une lutte juste, noble et indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force » Une lutte héroïque menée par nos martyrs, connus et anonymes, contre le colonialisme Belge; Lutte qui aboutit le 30 juin à l’indépendance de notre pays. Lumumba dit : « …je vous demande de faire de ce 30 juin 1960, une date illustre que vous garderez « ineffablement » gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté… » Cependant, depuis plus de 40 ans, le Congo, notre pays n’a jamais connu des élections libres et démocratiques; Aujourd’hui, les élections sont devenus pour les Congolais une question nationale, voulues par la majorité des congolais et difficilement négociables. La constitution issue de l’accord global et inclusif de partage de pouvoir signé à Sun City par les belligérants, l’opposition politique et la société civile, prévoit dans son article 196, que : » La durée de la transition est de 24 mois. Elle court à compter de la formation du gouvernement de transition et prend fin avec l’investiture du président de la république élu à l’issue des élections marquant la fin de la période transitoire en république démocratique du Congo. Toutefois, en raison de problèmes spécifiquement liés à l’organisation des élections, la transition peut être prolongé pour une durée de six mois renouvelable une seule fois, si les circonstances l’exigent, sur proposition de la commission électorale indépendant et par une décision conjointe et dûment motivée de l’assemblée nationale et du sénat » Seulement, force est de constater qu’à deux mois de cette date, le manque de volonté politique et la mauvaise foi des animateurs de la transition, n’ont pas permis la réalisation de certaines tâches et non les moindres. Ce qui rend impossible la tenue des élections à la date du 30 juin 2005. Le bilan de la transition, en terme des objectifs à atteindre, s’avère globalement et largement négatif Au même moment, le train de vie mené par les animateurs de la transition contraste avec la misère du peuple qui va en grandissant. La confiance entre gouvernés et gouvernants est rompue; Par conséquent, la question de la prolongation cesse d’être juridique, elle devient politique. D’où le débat actuel sur la prolongation ou non du schéma 1+4 à la date du 30 juin 2005. En rapport avec cette question, deux logiques s’affrontent; celle pour qui la date du 30 juin consacre la fin de la transition, d’une part et celle qui exige une prolongation de deux fois six mois d’autre part. La date du 30 juin devient décisive pour les uns, mais aussi pour les autres; Qu’est ce qui pourrait se passer? B Les scénarios possibles 1er scénario Conduit par ses leaders, la population descend dans la rue, réclame le départ des animateurs actuels du schémas 1+4; Nous risquons de nous retrouver devant une alternative. a)L’armée refuse de réagir, le pouvoir tombe et les animateurs du schémas 1+4 fuient le pays. b) L’armée réagit, tire sur la population et il y a plusieurs morts, mais le pouvoir finit qu’en même par tomber. 2ème scénario Malgré la descente de la population dans la rue, et malgré les morts, le pouvoir résiste et les animateurs de la transition conserve le pouvoir et avec le soutien de la communauté internationale, ils prolongent la transition. 3ème scénario Malgré la descente de la population dans la rue, et malgré les morts, le pouvoir résiste, et les animateurs de la transition conserve le pouvoir, mais décident d’ouvrir les négociations avec l’opposition; Deux éventualités sont possibles. a) l’opposition accepte les négociations. b) L’opposition refuse les négociations et continue à exiger le départ des animateurs du schéma 1+4 C. Les conséquences Dans un cas, comme dans un autre, les conséquences politiques, économiques et sociales seront dramatiques pour notre pays. Politique : · Face au vide crée par les tsunamistes, nous ne serons pas à l’abri d’un coup de force, suivi d’une interdiction des activités démocratiques · La mise sous tutelle du pays par l’ONU · Reprise de la guerre avec comme conséquence la balkanisation du pays Economique · Risque de connaître des pillages, suivi d’une destruction du tissu industriel et économique déjà mal en point. · Desinteressement des investisseurs étrangers · Embargo financier de la part de nos partenaires Social · Dégradation du niveau de vie déjà médiocre de la population · Désolation des familles suite aux pertes de vies humaines · Cassure de la cohésion sociale Culturel · Arrêt de la culture démocratique qui anime le peuple congolais aujourd’hui · Fermeture des écoles et des universités Sécuritaire · Insécurité générale, assassinat, viols, banditisme, etc.… D. Les perspectives Nous sommes contre la logique de la prolongation automatique de la transition, sans une évaluation sérieuse, une sanction conséquente et appropriée. Nous sommes également opposés à la logique qui consiste à faire une table rase du processus en cours; le vide fait peur. Nous refusons de choisir entre la logique du chaos, et celle de la prolongation automatique La question nationale aujourd’hui, c’est la volonté de notre peuple d’aller aux élections pour élire des dirigeants capable d’engager le pays dans la voie de la démocratie et du renouveau, pour faire du Congo un pays fort, prospère et souverain. Dans le souci de répondre aux préoccupations du peuple mais aussi pour éviter que le sang congolais coule de nouveau, Nous proposons, aux institutions actuelles de la transition, aux différentes forces politiques du pays ainsi qu’au peuple congolais dans son ensemble, les révisions de l’ordre constitutionnel ci-après énoncées, afin de sortir pacifiquement le pays du schéma 1+4 et de satisfaire, en saisissant une énième occasion historique, l’attente populaire de l’organisation des élections générales. Ces propositions constituent un compromis de raison entre ceux qui promettent de mettre fin à tous prix au schéma 1+4 le 30 juin, y compris par le recours à la force et ceux qui estiment au contraire qu’il faudrait purement et simplement procéder à la prolongation de la transition comme le prévoit la charte de la transition; et qui sont aussi prêts à utiliser la force pour imposer, dans leur seul intérêt, ladite prolongation. Il s’agit d’un scénario de bon sens qu’il faudra bien sur, le peuple Congolais n’étant pas aujourd’hui à même de le légitimer directement, soumettre à la négociation politique; mais auquel il conviendra néanmoins, pour des raisons d’ordre, d’organisation, d’apprentissage du fonctionnement démocratique des institutions et de familiarisation à l’état de droit, de donner un habillage juridique, et dont il faudra doter d’une apparence démocratique Nous proposons : 1. Puisqu’il faut absolument clarifier le jeu politique dans notre pays en donnant au peuple la possibilité de choisir directement ses dirigeants, que la nouvelle charte de la transition prévoie une prolongation de la transition pour une période unique de six mois, temps rationnellement suffisant pour que le parlement puisse élaborer les instruments juridiques qui ne l’ont pas été jusqu’à présent, et que le gouvernement puisse mener à bien la tâche d’organiser les élections 2. Le schéma 1+4 ayant montré ses limites, que la nouvelle charte de la transition ré institue, pour des raisons de cohérence et d’efficacité de l’action gouvernementale, une forme d’exécutif classique; c à d un président de la république et un gouvernement de large union nationale, dirigé par un premier ministre 3. Vu les circonstances exceptionnelles dans lesquelles se trouvent notre pays, avec des pouvoirs de fait qui perdurent, que le président de la république soit élu par le parlement afin de le parer, à défaut de légitimité populaire, d’une certaine légalité. 4. Que la nouvelle charte de la transition édicte pour tous les membres de l’exécutif, à défaut d’un principe de neutralité politique, car ils seront tous issus de l’une ou de l’autre formation politique, un principe de neutralisation constitutionnelle. Ce principe consiste dans l’obligation pour le président de la république comme pour les ministres, de se mettre en congé de leurs familles politiques dès leur prise de fonction et dans l’interdiction de briguer quelque mandat que ce soit lors des prochaines élections générales. En effet, le président de la république ainsi que tous les ministres doivent, afin de mener dans la sérénité, à côté de la CEI, la mission d’organiser les élections qui ont une valeur historique particulière, demeurer en dehors des manœuvres politiciennes pour la conquête du pouvoir. Ils doivent donc être des personnes d’une grande honnêteté intellectuelle et d’une grande force spirituelle, des personnes capables d’abnégation et de sacrifice pour mettre ponctuellement en sourdine leurs ambitions personnelles dans l’intérêt supérieur de la nation. -Les secrétaires généraux actuels des ministères sont les personnes les mieux indiquées ces postes. 5. Que le parlement qui doit procéder à l’élection du président de la république, soit préalablement élargi à toutes les forces politiques congolaises signataires ou non de l’accord global et inclusif de Sun city, afin qu’il corresponde à une représentation nationale de fait la plus large possible et qu’il acquiert une apparence démocratique. · Au regard de ce qui précède, nous demandons aux animateurs actuels de la transition, d’organiser dans les plus brefs délais pour la mise en œuvre de ces propositions, des négociations entre toutes les forces du pays, dans une sorte de dialogue inter congolais bis, une conférence nationale souveraine bis, un débat national bis… Pour ce faire, nous suggérons que ces négociations prennent fin quelques semaines avant l’échéance du 30 juin 2005, afin que le nouveau parlement élargi puisse procéder dans la foulée à l’élection du président de la république et que la passation des pouvoirs ait lieu symboliquement à cette date. E. Recommandations Nous recommandons la constitution d’un comité de suivi à qui nous confierons la mission; -D’organiser toutes le forces politiques et associatives non signataires de l’accord global et inclusive dans une sorte de plate forme que nous pourrons dénommée « les forces nouvelles » ou « les forces vierges » -D’engager des négociations avec le CIAT, L’union Européenne, L’union Africaine et éventuellement avec le conseil de sécurité de l’ONU, pour discuter de nos propositions. Fait à Paris le 06/05/05 Texte présenté par BOB BOLABWE MBOKOSO, Président du Rassemblement du Peuple pour la Démocratie et le Renouveau (RPDR) |
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Revised: February 28, 2008