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Des Ong préoccupées par le flou artistique qui entoure le dossier révisitation des contrats miniers 18 février 2007 - Une coalition d'Ong nationales et internationales se dit préoccupée du fait que jusqu'à présent le gouvernement n'a fourni que les contours les plus vagues du processus de l'examen des contrats miniers. Pour restaurer la confiance, la coalition demande au gouvernement de réaliser sa promesse de publier le rapport final de la commission ministérielle et de préciser les modalités de fonctionnement et l'étendue du pouvoir du processus d'appel. Cette prise de position est contenue dans le communiqué de presse que les Ong ont rendue publique ce matin. Ci-après, le texte intégral du communiqué de presse des Ong. Communiqué de presse L'examen des contrats miniers en RDC : filière rapide ou fausse piste? Le gouvernement congolais doit clarifier le processus d'examen afin de restaurer la confiance 18 février 2008 - La solution de procéder par voie de « filière rapide » proposée par le gouvernement congolais pour l'examen des contrats miniers en République Démocratique du Congo (RDC) peut se révéler une fausse piste si elle ne répond pas aux préoccupations de la société civile, prévient aujourd'hui une coalition d'organisations non gouvernementales (ONG) congolaises et internationales. [1] Dans un discours prononcé le 5 février 2008 au cours de la conférence « Mining Indaba » tenue à Cape Town, le vice-ministre des Mines de la RDC, Victor Kasongo, s'est engagé à instituer un « processus d'appel administratif bref et clair » pour l'examen des contrats miniers « devant un comité spécialement constitué ». Cela permettrait à chaque société dont le contrat a été examiné de présenter ses arguments visant sa « reclassification » et de réduire ainsi les risques de confrontation et de retard. Selon le vice-ministre, le retard dans le processus de révision n'est pas le fait d'une mauvaise volonté, mais est attribuable à l'ampleur du problème, qui a surpris le gouvernement de la RDC. [2] La coalition d'ONG salue l'engagement du gouvernement congolais à procéder à la révision des contrats miniers et de procéder de façon « claire », étant donné le potentiel du secteur minier à promouvoir le développement équitable et durable en RDC - un pays déchiré par plus de dix ans de guerre. « Toutefois, les organisations de la société civile sont préoccupées du fait que jusqu'à présent le gouvernement n'a fourni que les contours les plus vagues du processus qui se met en place, » a affirmé la coalition. « Cela ajoute simplement plus de confusion à un processus déjà enlisé dans la controverse et la suspicion ». Les ONG ont décrit le comité d'appel devant fonctionner en mode de "filière rapide" comme une tentative de protéger le gouvernement de la RDC contre la menace de litiges et de procédures d'arbitrage international coûteux et longs. « Tant que le gouvernement ne réalisera pas sa promesse de publier le rapport final de la commission ministérielle et n'aura pas précisé les modalités de fonctionnement et l'étendue du pouvoir du processus d'appel, on ne fera pas confiance à cette solution » ont déclaré les ONG. La coalition d'ONG appelle le gouvernement de la RDC à clarifier rapidement les questions suivantes : - Le gouvernement a-t-il accepté les conclusions et recommandations de
la Commission et est-il prêt à les appliquer intégralement, y compris
la résiliation des contrats classés dans la catégorie C « à
annuler »? À défaut de répondre à ces préoccupations, un processus satisfaisant de renégociation ne pourra avoir lieu, selon les ONG. « Le choix du gouvernement pour un procédé de « filière rapide » fait craindre qu'il veut expédier la renégociation le plus vite possible, afin de rassurer les compagnies minières et d'améliorer le climat d'investissement » a conclu la coalition. En l'absence de gardes-fous adéquats, la transparence et la responsabilité pourraient être les premières victimes de ce processus de « filière rapide ». Signataires : ACIDH; Avocats Verts; ASADHO/Katanga; Broederlijk Delen; CAFOD; CENADEP; CEPECO Bas-Congo; CNONGD; CODHOD Kinshasa; CRONGD Bandundu; CRONGD Equateur; CRONGD Kasai Oriental; DIPY Nord Kivu; Entraide Missionaire; Fatal Transactions; GAERN Kasai Oriental; GEDI Kinshasa; Global Witness; Maniema LIBERTE; MiningWatch Canada; NDS; OCEAN Province Orientale; ODECOLA Kasai Occidental; OSAPY Province Orientale; PREMICONGO Katanga; Réseau CREF Nord Kivu; Réseau Ressources Naturelles; Rights and Accountability in Development Pour tout renseignement complémentaire, contacter : Judith Verweijen, Broederlijk Delen +32 (0) 473790344 ________________________________________ 1. En octobre 2007 se sont achevés les travaux d'une commission ministérielle chargée d'examiner les contrats miniers signés entre les entreprises privées et l'Etat congolais ou les entreprises publiques. La Commission a ainsi passé au crible plus de 60 contrats pour les répartir en trois catégories : « A » indiquant les contrats valides et n'ayant pas besoin d'être renégociés, « B » les contrats devant être renégociés, et « C » ceux qui devraient être annulés. Les résultats des travaux de la Commission, divulgués à la presse à la fin du mois d'octobre dernier, indiquaient qu'aucun des contrats examinés n'était valide dans son état actuel ; tous ont été classés dans les catégories B ou C. Bien qu'ayant fait l'objet de fortes pressions pour rendre public le contenu du rapport, le gouvernement de la RDC ne l'a pas encore fait. 2. Bell Pottinger, communiqué de presse, "Congo Plans Quick Conclusion to Mining Contract Review", 5 février 2008. Cette affirmation a de quoi étonner : en effet, de nombreuses études, rapports et audits par les Nations Unies, des consultants de la Banque Mondiale, des organisations de la société civile ainsi que d'une Commission parlementaire congolaise, ont documenté de graves failles et irrégularités dans certains contrats miniers et ont démontré l'implication directe du Président Joseph Kabila, son gouvernement et ses conseillers les plus proches dans la négociation de certains contrats. Voir entre autres: - Ernst et Young (France), contrat de consultant n °
24/COPIREP / SE/11/2004, disponible sur www.freewebs.com/contratsminiers. Autres titres : Le processus d’examen des contrats miniers en RDC
« détourné », Ong internationales |
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Revised: February 17, 2008