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Les exploitants aériens qualifient la piste de N’Djili de « primitif »

05 juillet 2005 - Les violons ne semblent plus s’accorder entre les exploitants aériens et les autorités de la Régie des voies aériennes (Rva), notamment celles assurant la gestion de l’aéroport international de N’Djili. Selon la presse locale qui a fait écho de cette information, le commandant de l’aéroport de N’Djili, Gilbert-Richard Munyapara N’singa, s’est fortement opposé aux propos tenus par les responsables de la compagnie Belge, Sn Brussels Airlines, à travers lesquels ils qualifiaient la piste de l’aéroport international de N’Djili de « primitif ».

Il se pose véritablement un problème de la qualité de chaussée sur la piste de N’Djili et ce, malgré les travaux sporadiques initiés par la Rva pour colmater les fissures de manière à la rendre praticable. Autant de difficultés qui justifient donc l’urgence de la modernisation rapide de la principale porte d’entrée et de sortie du pays.

Construit depuis l’année 1954, l’aéroport international de N’Djili commence gravement à subir le poids de l’âge. Nombre de ses infrastructures ne répondent plus aux exigences modernes de l’aviation civile internationale. De la piste aux installations techniques de l’aéroport, un travail approfondir de modernisation est indispensable pour ramener le premier aéroport international de la République démocratique du Congo aux normes tracées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci). A titre d’exemple, ses salons officiels, arrivée et départ, sont dans un état peu enviable, chacun ne pouvant contenir qu’à peine une cinquantaine d’occupants. Pour divers spécialistes, l’aéroport international de N’Djili doit être refait de fonds en comble.

Cependant, à la Rva, gestionnaire officiel de toutes les installations aéroportuaires de la Rdc, tout s’arrête au niveau de simples projets, en attente d’un hypothétique financement. Et, l’on s’étonne que la Rva qui recouvre auprès de l’Oaci et divers autres organismes internationaux de régulation du transport aérien à travers le monde des taxes d’exploitation de l’espace aérien, soit à cours de moyens pour amorcer des travaux requis par le niveau de dégradation des installations aéroportuaires du pays.

Divers observateurs espèrent que la finalisation des travaux préparatoires à la mise en œuvre du plan de restructuration de la Rva, pourra apporter un nouveau souffle au secteur aérien congolais, véritablement en perte de vitesse aussi bien en termes organisationnel que d’infrastructures techniques.

LOIN DES NORMES INTERNATIONALES

Il faut dire que l’aéroport international de N’Djili, ayant pour code Fih auprès de l’Association internationale de transport aérien (Iata) est situé sur la commune de N’Sele en bordure du Pool Malebo, à une vingtaine de kilomètres à l’Est de la ville de Kinshasa, à laquelle il est relié par le boulevard Lumumba. A sa construction, cet aéroport avait pour avion de base le DC6. Aujourd’hui, près de 50 ans après, les infrastructures existantes ne sont plus appropriées aux types d’aéronefs desservant diverses destinations nationales ou internationales. Malgré la réouverture il y a quelques mois de l’aérodrome de Ndolo, les problèmes d’encombrement tant niveau du tarmac que du parking continuent à se poser à l’aéro N’Djili.

Dans la voie de la modernisation de l’aéroport international de N’Djili, les spécialistes sont divisés entre la construction d’une nouvelle installation aéroportuaire, moderne et bien équipée dans la ville de Kinshasa, ou sa reconstruction pure et simple en vue de le doter de toutes les infrastructures nécessaires du trafic aérien. A ce propos, il faut dire que la Rdc, bien ayant ratifié depuis 1961 la convention de Chicago créant l’Oaci, est encore loin de se conformer aux principes et règles de base régissant l’aviation civile internationale.

L’Iata est une organisation commerciale internationale de sociétés de transport aérien. Ces entreprises sont spécialement autorisées à consulter les prix entre elles par le truchement de cet organisme.

Cette association, fondée à La Havane à Cuba en avril 1945, a été accusée d’agir comme un cartel, et de nombreux transporteurs à bas prix n’en sont pas membres complets. Son siège social est situé à Montréal. L’Iata assigne des codes de 3 lettres aux aéroports (ainsi qu’aux gares de chemin de fer importantes) et des codes de 2 lettres aux compagnies aériennes. Ces codes sont utilisés dans le monde entier.

Faustin Kuediasala (Le Potentiel)

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Revised: August 09, 2005 .