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La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
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Economie |
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Une Pme congolaise dénonce une gestion opaque dans l'attribution des marchés par le Pnud 08 février 2006 - Il n'y a pas d'avenir au Congo pour des investisseurs industriels congolais. Cette affirmation est de Marcel Yabili, le Pdg de la Société des Industries Réunies (SIR), une usine de fabrication de chaussure basée à Lubumbashi, au Katanga. « La Communauté Internationale se plaît à vanter l’importance de ses dépenses au Congo. Mais à quoi servent ces sommes si elles n’ont pas des retombées sur l’économie congolaise et qu’elles nous empêchent de relancer la production intérieure? », se demande Yabili. L'homme d'affaire congolais, qui a d'ailleurs saisi le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, se plaint de la dissimilation d'informations et du manque de transparence dans l'attribution des marchés par la branche du Pnud au Congo. Il s'agit, ici, des fonds que la communauté internationale met à la disposition de la République Démocratique du Congo pour la tenue des élections, et qui sont gérés par le canal du Pnud-Rdc. S'il existait un gouvernement responsable au Congo, cette manne financière aurait pu avoir de retombées sur l'économie nationale car, généralement, en cette matière c'est l'Etat qui défend son économie, et l'on partage les emplois et la valeur ajoutée. Un bel exemple d'un gouvernement responsable serait celui de la Chine qui, dernièrement, pour acheter des Airbus, l'Etat a obtenu la construction d'une usine de montage sur place. Non seulement le pays a épargné beaucoup d'argent, mais aussi, il y a eu création de l'emploi pour les chinois. Mais, au Congo, a en croire la Société des Industries Réunies, l'aide aux élections ne profiterait qu'aux fournisseur étrangers et à une filière de la mafia, appelée "bureaux d'études" opérant impunément au Pnud-Rdc, à la faveur de la déliquescence de l'Etat congolais. Ce sont ces "bureaux d'études" qui déterminent les termes des chantiers. Et, avec la corruption qui y règne en maître, ils le font de manière orientée pour éliminer les uns et privilégier les autres. Dans sa protestation, notre interlocuteur indique ce qui suit : « Nous avions soumissionné en Juillet 2004 au marché PNUD ITBNr SPEC/Cds/006 pour 28.000 paires de bottes pour la Police de Sécurisation des Elections. On nous a imposé des délais de fabrication et de livraison DDU Kinshasa de 4 semaines. Aucun fabriquant étranger n’a pu participer à cause de ces courts délais. Nous n'avons été que 6 candidats dont 4 spéculateurs et deux usines locales : Just Global à $ US 504.000 Sogelco à $ US 607.000 Bata (usine congolaise) à $ US 812.000 Sir (usine congolaise) à $ US 897.120 Contimis à $ US 1.015.000 Protecop à $ US 1.089.480 « Mais subitement, le caractère urgent de ce marché avait disparu. On a et l’attribution du marché n’est intervenue qu’après 11 semaines. Ce qui fait que le gagnant inconnu aura bénéficié de 15 semaines. Soit près de 4 fois le délai imposé à nos deux usines congolaises qui n’ont pas été choisies. Comme par hasard, le personnel Pnud a pris ses vacances dès le lendemain. Nous avons réclamé qu’on publie les termes de ce marché, mais aucune de nos lettres n’ a reçu de réponse, même de la part du bureau central de Copenhague ». Jusqu'au moment où nous publions cet article, le Pnud-Rdc qui pouvait détruire les accusations portée contre lui était injoignable. Dans nos investigations nous sommes tombés sur un document d'archive qui renseigne que la Public-Private Infrastructue Advisory Facility (PIAF) avait organisé en Mars/Avril 2005, à Kinshasa, le séminaire de la Banque Mondiale « Marchés publics et opportunités pour les congolais ». Il a été déploré que malgré la multiplicité des marchés publics générés avec le concours de principaux bailleurs de fonds bi et multilatéraux, les entrepreneurs congolais sont loin de trouver leur compte. Il a été recommandé que les agences d’appels d’offres exigent des entreprises étrangères attributaires des marchés des indicateurs de performance mesurant la création d’emplois pour les professionnels locaux et de favoriser la sous-traitance partielle des marchés, notamment la définition de petit lots, pour permettre aux Pme d’améliorer leur trésorerie et leur expérience. Si les accusations se confirmaient, le Pnud aurait alors superbement ignoré toutes les conclusions de ce séminaire. Pour un autre opérateur économique qui, lui, a requis l'anonymat, on ne peut rien attendre de la section des marchés du Pnud-Rdc parce qu'elle est "infestée" des "ndingari" (terme péjoratif utilisé à Kinshasa pour désigner les ouest-africains). Il sied de rappeler aussi, ici, que le chef de la représentation du Pnud en République Démocratique du Congo est, aussi, un ouest-africain. Pour illustrer son affirmation, cet opérateur économique donne quelques exemples, ci-après : « Pour refaire une route, on confie l'ensemble à une seule entreprise (nécessairement étrangère) alors qu'on peut déterminer des tronçons et des ouvrages (ponts) pour plusieurs PME locales. Pour les imprimés électoraux, la Cei a exigé des candidats l'expérience d'avoir réalisé des imprimés électoraux, ce qui a éliminé tous les imprimeurs locaux. On a commandé des vêtements avec les spécifications de fabricants et non du produit, et le marché ne pouvait être attribué qu'à un fabricant complice et choisi à l'avance. La Cei a importé 18.000 tables et 36.000 chaises en plastique orange, alors qu'on aurait dû donner du travail aux menuisiers locaux. - les dépenses de la CEI, par exemple, avoisinent la moitié des ressources budgétaires. Derrières les performances de la Cei, il y a un gouffre financier. Comment accepter $ 1/2 milliards d'élections bâclées lorsque la sucrière de Kwilu Ngongo recherche $ 800.000 pour se relancer? » Propos recueillis par Emmanuel Katshunga ***************************************************************** Société
des Industries Réunies Sprl
Y.A.
YABILI
Avocat Honoraire
Wilshire bar Association L.A/USA E-mail bill@ic-lubum.cd
Tél 97032151 Fax +4420 7681 3415 NRC 595 Lubumbashi
IN KO2401U Dgi RH99AO1 2P Nr 0126
Lubumbashi, le 26 janvier 2006 A Monsieur William
Lacy Swing
Représentant
Spécial du Secrétaire général (RSSG)
KINSHASA
Monsieur
le Représentant Spécial, Marchés
publics RDC et PNUD : opacité et destruction de l’industrie
nationale Nous
avons l’honneur de vous saisir du scandale en cours dans la gestion
des marchés publics tant au niveau du Gouvernement congolais que du
PNUD. Nous
sommes une industrie à capitaux 100% congolais. Comme P.M.E, nous
sommes essentiellement fragiles et nous sommes ruinés par l’ absence
de payement des dettes de l’ Etat[1].
De plus, la mauvaise gouvernance en cours nous prive de nouvelles
commandes, même d’ appoint. Voilà que le PNUD manque également de
rigueur, d’intégrité et de transparence.
Dans le principe,
nous sommes des Congolais. Nous avons investi dans ce Pays, et le Congo
est notre marché naturel et préférentiel. Nous acceptons la
concurrence étrangère mais sans ignorer que notre manque de compétitivité
est temporaire et résulte directement de la crise congolaise que les
Donateurs veulent résoudre. Notre mérite est d’avoir survécu avec
l’outil de travail et un savoir faire. Mais on privilégie le critère
erroné[2]
du « moins disant ». Congo.
Mais à quoi servent ces sommes si elles n’ont pas des retombées sur
l’économie congolaise[3] et
qu’elles nous empêchent de relancer pas la production intérieure[4] ?
[1] USD 282.500 au 01/01/2005. Cette somme est énorme pour une PME congolaise [2] Le moins disant n’e st pas une valeur objective car il sert uniquement à départager les candidats qui se sont manifestés. Les prix adjugés ne reflètent pas le meilleurs prix du marché. Dès lors, rien n’ empêche une pondération des prix en faveur des congolais. La Banque Mondiale a reconnu et intégré ce système. [3] La Public-Private Infrastructue Advisory Facility (PIAF) avait organisé en Mars/Avril 2005, à Kinshasa, le séminaire de la Banque Mondiale « Marchés publics et opportunités pour les congolais ». Il a été déploré que « malgré la multiplicité des marchés publics générés... avec le concours de principaux bailleurs de fonds bi et multilatéraux, les entrepreneurs congolais sont loin de trouver leur compte ». Il a été recommandé que les agences d’appels d’offres exigent « des entreprises étrangères attributaires des marchés des indicateurs de performance mesurant la création d’emplois pour les professionnels locaux »…et « de favoriser la sous-traitance partielle des marchés, notamment la définition de petit lots, pour permettre aux PME d’améliorer leur trésorerie et leur expérience. » Pourquoi le PNUD n’ intègre pas ces principes dans ses cahiers de charge ? [4] La CEI, par exemple, avait commandé 18.000 tables et 36.000 chaises en plastique importé, alors qu’il existe des menuisiers congolais, même en pleine forêt, et qui auraient pu les fabriquer en bois local. [5] http://www.cei-rdc.org/appel_offre.php [6] http://stone.undp.org/system/procure/default.cfm [7] http://www.iapso.org/supplying/procurement-notices.asp?datestart=&dateend=&page=1 [8] http://www.iapso.org/supplying/contract-awards.asp [9]
Election
materials 78512-1
Oct. 3rd 2005
$1,193,375.59
Sagem
Election materials 78606-1 Sep.
20th 2005
$697,680.00
CODE Inc. ************************************************************ Société
des Industries Réunies Sprl
Y.A.
YABILI
Avocat Honoraire
Wilshire bar Association L.A/USA NRC
595 Lubumbashi
IN KO2401U
Dgi RH99AO1
2P Nr
0131
Lubumbashi, le 31 janvier 2006 A
Monsieur William
Lacy Swing
Représentant
Spécial du Secrétaire général (RSSG)
KINSHASA
Monsieur le Représentant Spécial,
Enquête OIOS :
Marchés RDC et PNUD : opacité et destruction de l’industrie
J’ ai l’ honneur de vous confirmer
mes plaintes contre le Gouvernement de la RDC pour mal gouvernance et le
PNUD pour absence de transparence dans l’ attribution des marchés et
suspicions graves dans le dossier de bottes pour la Police. Page
de la CEI activée ce 31 janvier 2006
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