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La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
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Activisme des pouvoirs parallèles : dossier miniers, projets d'autoroutes inconnus du gouvernement 24 septembre 2007 - Tout le monde sait que la Constitution de la IIIème République consacre un régime semi-présidentiel et que c’est le premier ministre qui est chef du gouvernement et qui répond de sa politique devant le parlement. Mais derrière cette façade théorique, des décisions de la plus haute importance sont prises et exécutées par des pouvoirs parallèles. Il en est ainsi du dossier minier, tel que illustré par l’élimination de Billy Rautenbach/Camec au profit de Dan Gertler/KMC/Nikanor. Qui a effectué ce choix au nom de la République? Dans sa derniere conférence de presse, le président Kabila a annoncé : « Avant la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, on va poser la première pierre de l’autoroute de Kasumbalesa jusqu’à Lubumbashi. Des études sont presque terminées pour la construction d’une autoroute de l’aéroport de N’Djili jusqu’au centre-ville de Kinshasa ». Lesdits projets d’autoroutes ne figurent pas au programme quinquennal du gouvernement Gizenga. On peut même douter de leur opportunité, face à d’autres priorités. Le tronçon Kasumbalesa-Lubumbashi fait 100 Km, et représente le triple de la seule autoroute existante Kinshasa-Nsele. A l’époque, Mobutu avait déjà annoncé que c’était le début de l’autoroute Kinshasa-Lubumbashi. On pouvait croire à cette mégalomanie, car le pays avait de l’argent. Mais trente années plus tard, la route n’a pas progressé. Avec Kabila, il se pose la question du financement de ces travaux qui ne peut se faire qu’au prix de nouveaux endettements. Le risque réel des projets pharaoniques est de les payer en contrepartie du bradage des richesses nationales. Il est donc fondamental que tout le processus soit transparent et constitutionnel. Quelle autorité a pu décider des autoroutes au nom de la souveraineté nationale? Il est acquis que tous ces projets seront réalisés par des Chinois. Qui a amené ces Chinois? Pendant qu’à Kinshasa, on s’évertuait à installer le gouvernement Gizenga, Augustin Katumba Mwanke était en mission en Chine, pour réserver aux Chinois routes, chemins de fer et mines. Il n’était que député national. Autre exemple de ce chevauchement de cellules parallèles et miniers sur la politique nationale. Augustin Katumba Mwanke et Moïse Katumbi, l’actuel gouverneur du Katanga, encadrent la société australienne Anvil Mining. En 2004, Augustin Katumba cumule les fonctions d’ambassadeur itinérant de Kabila et d’ administrateur chez Anvil. Une dizaine gens armés avaient menacé la zone où opère cette société. C’est Kabila qui aurait donné l’ordre de rétablir la situation « dans les 48 heures ». Etait-ce pour l’Etat ou pour l’activité de Anvil? Toujours est-il que Augustin Katumba Mwanke a été accusé d’avoir supervisé les opérations militaires. Il s’en est suivi le fameux massacre de Kilwa. En 2007, les juges n’ont pas sanctionné ces tueries parce que les militaires étaient couverts … par l’ordre présidentiel. Ils n’étaient pas susceptibles de commettre des crimes de guerre en obéissant au commandant suprême des armées... Les agents de Anvil ont aussi été acquittés. On trouva dans cette affaire Moïse Katumbi. Il était sous traitant de Anvil. Il avait organisé une manifestation contre les ONG qui soutenaient les accusations de crimes contre l’humanité. Crime commis, en réalité, contre les apparentés de Katumba et de Katumbi (NB presque homonymes) et qui sont originaires de Kilwa-Pweto. Par après, le même Moïse Katumbi Chapwe a obtenu de la Gécamines la mine de Kinsevere qu’il s’empressa de céder à Anvil Mining contre 61 millions de dollars. C’est cet argent qui fonde la richesse et le pouvoir du gouverneur katangais. L’intéressé le reconnaît. Le garant des institutions ne dit mot. Pourtant ce type d’enrichissement et d’appropriation du pouvoir avait été banni de la 3ème république. Dès Sun City, il avait été décidé d’enquêter sur les accords miniers, et de les annuler au besoin. Cela donna lieu à la Commission Parlementaire de Christophe Lutundula. Mais le rapport qui en est sorti en 2005 n’a jamais été présenté au parlement. Il y a eu des blocages successifs. Lutundula versa dans l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) qui était pourtant accusée de financer la campagne électorale avec les contrats miniers. Comme par hasard, le trésorier de campagne de l’AMP était Augustin Katumba Mwanke. Actuellement, l’aile présidentielle jouit d’une très confortable majorité au parlement. Les contrats auraient pu être examinés publiquement, dans la sérénité. Mais les dossiers miniers ne seront pas passés au peigne fin par l’assemblée nationale. Est-ce parce que la transparence totale serait désastreuse? Est-ce à dire que les intérêts à sauvegarder ne sont pas ceux du Pays? Car c’est de manière totalement imprévue, qu’ « on » a mis en place une commission de « révisitation » d’une soixantaine de contrats conclus par quelques sociétés d’Etat dont Gécamines, Miba, Kisenge Manganèse et Kilo Moto. Et, avant même que cette commission ait établi ses critères et soumis ses propositions au gouvernement, « on » a décidé d’ annuler les permis d’ exploitation de Boss Mining/Camec de Billy Rautenbach. « On » a également demandé à la Gécamines de renégocier son contrat minier avec KMC de Dan Gertler. Cette déconfiture de Billy Rautenbach n’a pas été décidée par le gouvernement. Elle intervient après un mariage de plusieurs années avec les Kabila père et fils. Est-ce une conséquence de querelles de couples? De 1998 à 2000, Ridgepointe Overseas du zimbabwéen avait obtenu la moitié de la Gécamines et, depuis 2004, l’exploitation minière est réalisée à moindre échelle par Boss Mining/Camec. La société a bénéficié d’autres faveurs présidentielles, et en dehors du gouvernement. En 2006, la presse nationale avait révélé que Calixte Mukassa, un oncle à Augustin Katumba, et actuel directeur général adjoint de la Gécamines avait tenté de donner les mines d’uranium de Shinkolobwe au groupe Camec, et cela suite à une demande de la présidence de la République. Puis, entre les deux tours des élections présidentielles, le Comité de gestion de la SNCC, hostile à Camec, avait été suspendu pour permettre à un comité provisoire de signer un protocole d’ accord avec Camec en vue de la privatisation du chemin de fer minier, de Sakania (frontière zambienne) à Dilolo (frontière angolaise). Aucun gouvernement n’avait jamais levé l’option d’ une telle privatisation… Voilà pour le revers de la médaille. Cependant, Billy Rautenbach avait été blanchi par le tout dernier rapport du Panel des Nations Unies sur le pillage du Congo. Même la commission Lutundula avait maintenu les contrats miniers du zimbabwéen. Car Billy Rautenbach semble un authentique entrepreneur. Il a ainsi développé de manière spectaculaire les activités de Boss Mining. Il n’a pas attendu l’élection de son ami Kabila pour se lancer dans l’investissement à risques. Il a ouvert de nouvelles mines, créé une cité dénommée « Billyville ». La cité de Kakanda qui avait été abandonnée par la Gécamines est une bourgade de plus de 10.000 habitants avec des ouvriers qui gagnent, dit-on, un minimum de 250 dollars par mois. Il a, surtout, construit une nouvelle usine de traitement qui produit du cuivre cathode, raffiné à 99,9 %. Personne n’ avait jamais fait cela avant l’effondrement de la Gécamines. Billy serait ainsi le prototype d’ un ancien bénéficiaire du pillage qui s’est converti en authentique investisseur. Et objectivement, le dossier de Boss Mining était moins mauvais que les autres contrats, tout aussi léonins. Pourtant « on » a décidé de casser cela. Et ce qui a fait pencher la balance, c’est l’irruption d’ autres intérêts. L’histoire détaillée de ce montage est terrifiante. A SUIVRE Willy Ngoie Source : www.congo.over-blog.com Autres titres : La faillite masquée du Katanga : les portes des
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Revised: September 22, 2007