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La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
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La République Démocratique du Congo en état de guerre néo-libéral permanent 13 novembre 2007 - Pour mieux affûter "nos armes de destruction massive" contre la dérive totalitaire kabiliste, il est toujours judicieux d'identifier nos véritables adversaires. Tshiyoyo Mufoncol habité par cette question ne cesse de se demander : "Et si le leadership congolais se trompait d'adversaire…" Souvent, nous nous en prenons aux supplétifs de nos véritables adversaires et nous nous arrêtons là. Il est vrai que dans un monde néo-libéral où le système de réseaux fonctionne à merveille, identifier chaque maillon de la chaîne peut permettre de la remonter. Encore faudrait-il déployer des efforts nécessaires à cette remontée. Sur ce point, le spectacle que donnent certains médias congolais est ahurissant. Donnons un exemple. D'une part ces médias s'en prennent au gouvernement Gizenga en fustigeant son immobilisme. Ils le traitent de tous les noms d'oiseaux quand il n'arrive pas à payer des salaires décents et à soutenir la gratuité de l'enseignement (primaire). D'autre part, ces mêmes médias congratulent les ministres de Gizenga quand ils "arrachent des accords" au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale. Par ignorance ou par coupagisme, ces médias se plaignent quand ce gouvernement (et les autres à venir), appliquant les politiques conseillées par ces IFI ne laissent pas beaucoup de marge de manœuvres à l'épanouissement des libertés fondamentales. Ces médias donnent l'impression de ne pas savoir que les IFI sont les agents de la guerre néo-libérale permanente. Partout où elle se mène, les lois sont taillées sur mesure pour que les supplétifs de l'ordre néo-libéral exécutent leurs basses besognes. Les parlements deviennent de simples caisses de résonnance où une majorité de "mangeurs" se contente d'applaudir. Cela étant, il est aussi intéressant de savoir que les idées néo-libérales prolifèrent là où les cœurs et les esprits ont loupé la chance d'être bien éduqués, bien formés et bien informés. Mais aussi là où les disciples des think tanks néo-libéraux ont fait des émules. La dernière sortie médiatique des députés de la majorité présidentielle avalisant la motion d'un député "dépendant de l'AMP" demandant la révision de la Constitution de Liège appliquée au Congo ou celle du Procureur Général de la République vociférant sur "le crime de lèse majesté" contre le chef de l'Etat (qui serait passible de prison) ne sont pas des faits à lire en dehors du cadre de l'état de guerre permanent instauré par l'ordre néo-libéral. Quand, avec les derniers accords signés entre le Rwanda et le Congo, les supplétifs de l'ordre néo-libéral donnent l'impression de vouloir mettre fin à l'insécurité ayant élu domicile au Congo, la prise en otage de notre pays par "l'AMP" poursuit la guerre néo-libérale sous une autre forme. Lutter contre cet ordre néo-libéral inique nous exige d'indiquer les limites de la démocratie représentative, de démystifier certaines conceptions du pouvoir, de reformater notre imaginaire et de nouer des alliances qui nous soient bénéfiques; au Nord comme au Sud. A l'Est et à l'Ouest. Il est aussi important, au Congo, de questionner notre responsabilité historique dans la mise sur pied du profil de l'homme et/ou de la femme à élire aux différents postes de responsabilités politique. Mythe de la sphère politique et analphabétisme politique Après la mascarade électorale de juin 2006, "les petites mains du capital" ont crié haut et fort que le Congo était devenu une démocratie. Comme si la démocratie se réduisait aux élections. Et pourtant, la démocratie est à la fois un système politique, un principe de gestion du pouvoir et une culture. La démocratie en tant que culture promouvant les valeurs de liberté, de justice et d'égalité et garante des libertés fondamentales au nom du bien commun s'acquiert par l'éducation, la formation et l'information. En tant que principe, elle "exige en particulier que toutes les personnes concernées par une décision particulière soient associées à cette décision (…)." (M. FLEURBAEY, Capitalisme ou démocratie. L'alternative du XXIe siècle, Paris, Grasset, 2006, p.93) Les lieux de l'application de ce principe ne sont pas que politiques. "L'opinion publique, mais aussi la plupart des philosophes politiques de notre époque, sont imprégnés du mythe de la politique qui consiste à croire que les questions de démocratie et de partage du pouvoir ne concernent que le champ restreint de la politique." (Ibidem, p.87) Ce mythe vit d'une conception partiale de la politique. Souvent, la sphère politique est limitée à la distribution des postes de responsabilité au sein de l'Etat et à la compétition pour l'accès à ces postes. "Selon le mythe de la politique, on parle de société "démocratique" lorsque suffisamment de postes de responsabilité, dans l'Etat, sont soumis au contrôle populaire, et lorsque la compétition pour ces postes est organisée de façon suffisamment ouverte." (Ibidem) Les partisans de ce mythe politique soutiennent que "les shegue" ou les autres enfants soldats, "les kadogos", aient accès à n'importe quel poste de responsabilité dans les sphères étatiques. Forts de ce mythe, les disciples de "la manducratie immédiatiste" excluent le curriculum vitae du profil des candidats aux différents postes de responsabilité politique. L'exemple du Congo est très parlant à ce sujet. La Constitution de la troisième République reprend les conditions qui avaient été retenues (par exemple) pour être candidat à l'élection du Président de la République. Il suffisait de "posséder la nationalité congolaise d'origine, être âgé de 30 ans au moins, jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques, ne pas se trouver dans un cas d'exclusion prévu par la loi électorale" (art. 73) Ce profil complaisant pour la présidence de la République l'a été davantage quand il s'agissait des candidats à l'élection législative. Qu'a produit ce profil complaisant? La corruption et l'achat des consciences aidant, le Congo se retrouve, plus d'une année après la mascarade électorale de juin 2006, avec un "conglomérat d'aventuriers majoritaires" à tous les niveaux de la gestion du pouvoir politique chez nous. Comble de la bêtise, ce "conglomérat d'aventuriers applaudisseurs" ne se donne même pas la peine de lire de lire la Constitution gérant le pays. Dernièrement, à l'Assemblée Nationale, l'un de ces aventuriers, voulant plaire "au raïs" a proposé que ce dernier fasse partie du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il a été suivi dans cette proposition par plus de 300 de ses "amis'. Et pourtant, dans l'exposé des motifs de la Constitution, il écrit ce qui suit : "Pour préserver les principes démocratiques contenus dans la présente Constitution contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives, les dispositions relatives au Gouvernement, au nombre et à la durée des mandats du Président de la République, à l'indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle." Et l'article 152 de ladite Constitution stipule ce qui suit : "Le Conseil supérieur de la magistrature est l'organe de gestion du pouvoir judiciaire". Pourquoi veut-on tout à coup qu'un membre du pouvoir exécutif fasse partie d'un organe de gestion du pouvoir judiciaire? Elu à partir d'un profil complaisant, qu'est-ce que l'actuel président du Congo a comme compétences juridiques et/ou judiciaires à faire valoir au sein d'un Conseil Supérieur de la Magistrature? Rebelle à la lecture et à l'étude, ce "conglomérat d'aventuriers" finira par trouver au Congo des "avocats et magistrats véreux" capables de soutenir cette démarche a-historique et anticonstitutionnelle. Cela d'autant plus qu'il y en a déjà parmi eux qui, mettant l'article 16 de la Constitution entre parenthèse, élèvent la personne du chef de l'Etat sur le piédestal de la "sacro-sainteté". Dans un pays où les Forces Armées et la garde (dite) présidentielle (dont le président est la chef suprême) tuent impunément, il est révoltant d'entendre un Procureur Général chercher à classifier l'outrage au chef de l'Etat (non défini) parmi "les crimes de lèse majesté" sans se préoccuper un seul instant de plus de 5.000.0000 des congolais massacrés avec la complicité de tous les ex-kadogos. Cela d'autant plus que les massacres de Kasiga et de Makobola n'ont pas encore révélé tous leurs secrets. Dans un pays où les prisons secrètes sont entretenues par "les collabos du raïs", où "le conglomérat d'aventuriers " au pouvoir, analphabète politique, a oublié l'article 16 de la Constitution de Liège appliquée au Congo, élever "l'outrage non défini" au chef de l'Etat au rang des "crimes de lèse majesté", c'est insulter la mémoire des Congolais tués avec la complicité du "raïs". Le dernier rapport d'Amnesty International est assez éloquent là-dessus. Au Congo, "la personne humaine (sans exception) est (ou devrait être) sacrée. L'Etat a l'obligation de la respecter et de la protéger. Et (c'est) toute personne (qui) a droit à la vie, à l'intégrité physique ainsi qu'au libre développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l'ordre public, du droit d'autrui et de bonnes mœurs." Selon cet article 16 de la Constitution, il n'y a pas au Congo de "super-citoyens". Tout le monde est logé à la même enseigne. Dans cet ordre d'idées, il stipule que "nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant." Et quand, sous les ordres du "raïs", les Congolais (es) sont torturé (es) – quand les services de sécurité du "raïs" leur enfoncent des objets pointus dans leurs organes génitaux avant de les tuer- comme en a témoigné" une prisonnière congolaise de conscience", Marie-Thérèse Nlandu, et que nous disons avec elle que Joseph Kabila tue, où est-ce que Tshimanga Mukeba (Procureur Général de la République) voit "un crime de lèse majesté"? Et pourquoi ne demande-t-il pas des comptes à Joseph Kabila sur toutes ces allégations de massacres et d'exécutions extra-judiciaires? Un président tueur, par action et/ou par omission, violant l'article 16 de la Constitution, mérite-t-il le respect des Congolais (es)? Slobodan Milosevic, Hitler, Mussolini méritent-ils le respect de notre humanité? De toutes les façons, tous les Congolais ne sont plus dupes. Tous ne sont pas amnésiques. Plusieurs d'entre eux sont désormais disposés à payer le prix du sang pour que l'acquisition des libertés fondamentales (liberté d'expression, liberté de pensée, etc.) ne soit plus soumise aux caprices de quelque potentat que ce soit. Beaucoup se battront pour que la séparation effective des pouvoirs, nécessaire au fonctionnement classique de la démocratie ne soit pas un vain slogan. Ils sont de plus en plus convaincus que "tant que quelques phares congolais resteront allumés, notre pays finira par se réveiller". Il est important que ceux d'entre nous qui hésitent à s'engager sur cette voie de la lutte commencent par revoir leur conception du pouvoir. Qu'ils comprennent que "la société ne se change pas par décret, car le pouvoir y est concentré dans différentes sphères dont certaines sont suffisamment puissantes ou résistantes pour imposer leur loi à l'Etat." (M. FLEURBAEY, op. cit. p.89) Pour preuve, "le conglomérat d'aventuriers" au pouvoir à Kinshasa s'est emparé du pouvoir politique et rien ne marche au pays. Donc, le pouvoir est partout où les décisions se prennent. Et ce sont ces lieux qui doivent être engagés dans la lutte de la résistance contre la dérive totalitaire que "les amis du raïs" veulent imposer au pays. En effet, "les décisions se prennent dans les familles, dans les entreprises, dans les associations, dans les tribunaux, dans les syndicats et les partis, dans les administrations, dans les écoles et les universités, et pas seulement dans les hautes sphères de l'exécutif et du législatif." (Ibidem, p.88) La crise anthropologique congolaise est liée, entre autres, à déstabilisation et à la destruction de ces lieux de pouvoir : ils ont été infestés par la mentalité mobutiste et par le goût de "la manducratie immédiatiste", dernière trouvaille de "nouveaux prédateurs". La belle fille du monde ne pouvant donner que ce qu'elle a, nos sphères de l'exécutif et du législatif continuent de payer le prix d'un imaginaire congolais mobutiste et "manducratiste". La lutte pour le reformatage de notre imaginaire doit repartir de ces lieux de pouvoir. Dieu merci, il y en a qui sont assez avancés sur cette voie. Le souhait est qu'ils fassent de grosses taches d'huile. Médias alternatifs et révolution Nous ne le dirons jamais assez, museler les médias congolais, au nom de l'outrage fait au chef de l'Etat, est une entreprise vouée à l'échec. Les médias alternatifs congolais sentant venir la dérive totalitaire kabiliste ont pris, à temps, leurs dispositions : ils ont créés des sites Internet dont les correspondants se retrouvent aux quatre coins du monde. L'interconnexion de ces sites est "une arme de destruction massive" contre toutes les petites tentatives dictatoriales kabilistes. Le nombre d'internautes congolais lisant et intervenant sur Congoindependant, Demainlekasai, Congoone, Congonetradio, Congoforum, Aparecordc, Congovision, Culturek, etc. se chiffre par dizaine de millions. Forts de l'apport des NTIC, ils savent qu'ils peuvent, à partir des points du monde géostratégiquement importants, changer la donne politique congolaise. Quelle que soit la longueur de la nuit! Investir les lieux du pouvoir susmentionnés pour le reformatage de l'imaginaire congolais garde toute son importance pour une action révolutionnaire à moyen et long terme. L'initiation des enfants à des marches de protestation contre le pouvoir politique en place au Congo participe de ce reformatage. Des compatriotes ayant compris cela ne loupent pas les occasions créées à Washington, à Paris, à Londres ou à Bruxelles pour se faire accompagner de leurs enfants. Le patriotisme s'apprend en famille, à l'école, dans les associations, les partis politiques, etc. C'est au cœur de ces lieux du pouvoir que l'apprentissage des dégâts que peut causer la faillibilité de l'homme doit se faire. Dans ces lieux, l'homme apprend que "la passion du pouvoir peut conduire à celle de la domination qui utilisent tous les instruments possibles pour s'affirmer : la flatterie, le mensonge, la privation de liberté, le meurtre, l'élimination de la masse, le tout couvert de rationalité de l'Etat." (J. ROLLET, La tentative relativiste ou la démocratie en danger, Paris, Desclée de Brouwer, 2007, p. 222) Dans ces lieux, l'homme apprend que l'idolâtrie de l'avoir, du pouvoir et du valoir en fait des grandeurs négatives. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international sachant cela travaillent à la fragilisation de ces lieux de pouvoir en conseillant à l'Etat congolais de consacrer un pourcentage assez faible de son budget aux dépenses publiques. Et tant que nous aurons comme responsables politiques des supplétifs de l'ordre néo-libéral dont ces deux IFI sont les chiens de garde, le reformatage de l'imaginaire congolais risque d'être remis aux calendes grecques, pour un nombre important de nos populations. Car ces IFI participent de l'état de guerre permanent que l'ordre néolibéral est en train d'imposer subrepticement à notre monde pour la marchandisation de ce dernier. A quoi cet état de guerre permanent est-il visible? "Les déplacements forcés de population, les expropriations, autres formes de violence, sont les conséquences de la volonté de marchandiser la terre, l'eau et les autres ressources naturelles. Cet état de guerre s'étend à l'ensemble de la société et les violences deviennent la forme naturelle de l'oppression. Cette violence s'étend également à tous les niveaux de la vie sociale. Le refus de la privatisation des ressources naturelles au bénéfice des transnationales est assimilé au terrorisme. En remettant en cause la souveraineté des peuples, l'utilisation et le partage de leurs richesses naturelles ou produites, ce sont les bases mêmes de la démocratie que l'on sape. Les dictatures, la corruption se nourrissent de cette situation. Les droits élémentaires sont niés aux victimes que sont les classes productives, travailleurs et travailleuses des secteurs formels et informels, paysans et paysannes, etc. Les populations les plus pauvres se voient encore davantage précarisées, au Nord comme au Sud. Des milliards de personnes se voient privées des biens communs élémentaires que sont l'éducation, la santé et le droit au logement." (Lire En route vers Belém, le Réseau International des mouvements sociaux appelle à descendre dans la rue le 26 janvier afin d'agir ensemble pour un autre monde, dans www.cadtm.org du 5 novembre 2007) Pour le moment par exemple les fonctionnaires congolais ne sont pas payés. "En fait, écrit Jean-Pierre Tsheba, le gouvernement de faire face à une enveloppe salariale mensuelle de 30 milliards de francs congolais soit 70 millions de dollars." Pour quoi? "Les appuis budgétaires ne seront décaissés que si un accord sur un programme d'ajustement intervient entre la RD Congo et les institutions de Bretton Woods. Des experts du FMI sont d'ailleurs attendus à Kinshasa au courant de ce mois de novembre pour entamer les discussions formelles avec le gouvernement en vue de conclure un programme." (J.-P. TSHEBA, RD Congo : les finances publiques inadaptées aux problèmes à résoudre, dans www.congoindependant du 12 novembre 2007) Face à cet état des choses, si nos fonctionnaires paupérisés descendent dans la rue pour dire leur ras-le-bol, la police politique va tirer sur eux. Donc, au Congo, tant que nos budgets présents et futurs dépendront des IFI, chiens de garde de l'impérialisme capitaliste, la sécurité à l'Est ne signifiera pas la fin de l'état de guerre permanent qui nous est imposé par les supplétifs interposés : Kagame, Museveni et Kabila sont les élèves de cet ordre néo-libéral inique. Ils ont attendu que leurs maîtres les rejoignent à la table de négociation pour qu'ils signent un Communiqué conjoint "assez clair". (Lire Communiqué conjoint du Congo et du Rwanda, dans www.congoforum du 12 novembre) Mais n'oublions pas que "la paix des braves" qu'ils cherchent à conclure pourra conduire à la partition de notre pays et permettre aux affairistes de tout bord de bien brader les ressources naturelles de la région de Grands Lacs. N'oublions surtout pas que les seigneurs de guerre et les ex-kadogos ne sont pas seulement les auteurs des crimes contre l'humanité. Ils sont aussi des criminels économiques. Une relecture de textes rédigés sur la dernière revisitation des Contrats Miniers est très illustrative à ce sujet. Dans un article intitulé La revisitation face à une tentative de crime presque parfait, Hilaire Kashala note : "Par coïncidence, les décideurs des combinaisons minières décriées ont été installés à la tête d'organes politiques, ce qui constitue un obstacle à tout débat public à des réajustements équitables. Face à cette organisation, la désinformation est organisée, et même assumée par une presse muette et un public qui n'a pas soif d'information. La boucle est bouclée, comme pour un crime (presque) parfait." (cfr. www.congoone du 11 novembre). Donc, la criminalité multirécidiviste est une méthode de gouvernement, un mode de fonctionnement des politiques violentes pratiquées par les supplétifs de l'ordre néo-libéral inique. Ils lui doivent leurs raisons de vivre et de mourir. Face à cet ordre de guerre permanent, il n'y a pas de négociation qui tienne. Il faut opérer des ruptures. Celles-ci passent par des alliances nouées avec le Sud qui gagne mais aussi avec les mouvements sociaux du Nord et du Sud. Il est encourageant de retrouver "Nouvelle alternative pour le développement" d'un digne fils de notre peuple, Nzuzi Victor parmi les mouvements sociaux ayant l'appel intitulé "En route vers Belém, le Réseau International des mouvements sociaux appelle à descendre dans la rue le 26 janvier afin d'agir ensemble pour un autre monde". La société civile congolaise et les autres associations citoyennes congolaises ont un devoir citoyen à accomplir en rejoignant ces mouvements sociaux pour plus d'efficacité dans notre lutte d'autodétermination. La quête de la sécurité à l'Est de notre pays supervisée par l'Union Européenne, les Etats-Unis, la Monuc et les seigneurs de guerre de Grands Lacs, sans l'implication de nos populations n'est que de la poudre aux yeux. J.P. Mbelu |
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Revised: November 18, 2007