P. E. Lumumba, heros national

 
 

 

La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux

Menu

Choix de l'Editeur

 
Web congolite.com

Les révélations de James Kabarebe suscitent des interrogations

22 décembre  2007 - Notre peuple meurt faute de mémoire collective entretenue. Nous oublions assez rapidement ce qui s'est passé hier. A la veille de la conférence sur la paix dans le Grand Kivu, il ne serait pas mal de lire l'interview accordée par James Kabarebe à l'Obsac et publiée sur www.africatime.com il y a quelques jours. Elle est riche en révélations. James Kabarebe vient confirmer un secret de polichinelle : le mensonge est une constante de la politique étrangère du Rwanda géré par les membres du FPR. Ces messieurs sont capables de nier mordicus aujourd'hui des vérités qu'ils finissent pas accepter plus tard. (Seraient-ils conscients que les populations des Grands Lacs sont des amnésiques invétérés?) Question de laisser au temps le temps d'effacer de la mémoire de leurs victimes les torts qu'ils leur ont infligés. Aussi, petit à petit, les dirigeants militaires du Rwanda font-ils montre d'une arrogance qui ne se justifierait que par le nombre des victoires militaires imposées à leur voisin congolais avec la complicité des puissances anglo-saxonnes décidées à faire de "ce petit pays" leur chouchou en Afrique centrale.

Heureusement, dans l'interview susmentionnée, James Kabarebe reconnaît que cette arrogance a atteint l'une ou l'autre fois ses limites.

A cette question : " Mon général, j'ai toujours été intrigué par cette opération audacieuse que vous avez conduite à la tête de troupes de l'APR sur Kinshasa en août 1998. (…) Quelles sont les raisons de votre échec à ce moment là? Certains affirment que ce fut l'intervention des zimbabwéens, des Angolais, ou même la résistance populaire dans les quartiers périphériques de Kinshasa qui vous ont empêché de prendre la ville de Kinshasa en août 1998?" James Kabarebe répond : "Je pense que notre échec à prendre Kinshasa en août 1998 tient à deux raisons. Premièrement, nous n'avions pas anticipé que l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe, le Tchad se joindraient à Kabila. Nous n'étions pas préparés à ça." Deuxièmement, "le problème c'est que nous n'étions pas préparés pour nous battre sur deux fronts différents. Alors nous avons décidé d'abandonner le front Ouest pour nous concentrer sur le front Est." James Kabarebe n'intègre pas la résistance populaire dans les raisons ayant causé leur échec.

Et quand l'APR s'est retirée officiellement du Congo, elle a continué d'y être officieusement présente à travers l'appui offert au RCD. Telle est la réponse que James Kabarebe donne à l'Obsac après qu'il ait parlé du retrait de l'APR du Congo à l'issue de la guerre de Kisangani au cours de laquelle elle a imposé des défaites à l'UPDF à trois reprises. Il dit : "Oui, oui, nous appuyons le RCD, mais nous ne franchirons plus la frontière de la RDC." (Ceci est encore une fois un mensonge. Plusieurs rapports établis par la Monuc font mention des traversées répétées de la frontière de la RDC par l'APR après la guerre de 1998.)

L'intérêt qu'il y a à lire et à partager les interviews de ce genre est qu'elles nous permettent de nous faire une idée sur les dirigeants des pays voisins et sur leur mode de gestion politique. Mais aussi sur nos gouvernants d'hier et d'aujourd'hui. Que James Kabarebe affirme, la main sur le cœur, que Masasu Nindaga "fut exécuté par Joseph Kabila, par le président Kabila, juste avant la bataille de Pweto", cela n'est pas rien. Il donne une énième preuve de la nature thanatophile de celui qui préside aux destinées de la RDC. Lire "Joseph Kabila, un personnage controversé", en cliquant ici.

Une interview qui suscite des questions…

Ne nous faudra-t-il pas, nous congolais, revenir collectivement un jour, dans les détails, sur cette guerre qui date (officiellement) de 1996? Supposons que l'APR se soit risquée sur notre territoire pour traquer les génocidaires. Dans ce cas, elle se serait limitée à l'Est. Qu'est-elle allée chercher à Kitona tout en cherchant à atteindre Kinshasa? Qu'un membre, et pas le moindre, en parle aisément, cela dépasse tout entendement. Ce n'est pas tout. Que l'APR ait infligé des défaites à une armée ougandaise sur notre territoire et cela à trois reprises, ça fait tiquer. Et pourtant, le Rwanda et l'Ouganda n'étaient pas en guerre l'un contre l'autre. Plus ou moins dix ans après, James Kabarebe vient donner raison aux analystes ayant soutenu que le Rwanda et l'Ouganda sont venus se disputer les richesses du sol et du sous-sol congolais au Congo même. Sur le plan international, cette guerre n'a pas été condamnée officiellement. Normaliser les relations entre le Congo, le Rwanda et l'Ouganda ne demandera-t-il pas que toute cette situation soit tirée au clair en exigeant la réparation des dégâts et dommages causés chez nous? Reprendre rapidement les relations commerciales et diplomatiques ne signifierait-il pas gommer des faits historiques pouvant se répéter demain?

Nos juristes peuvent-ils se saisir de cette interview pour traduire, pour la énième fois, le Rwanda en justice? Même si la justice internationale est injuste (cf Paix et châtiment de Florence Hartmann), ce dossier mérite d'être porté à la connaissance de ses juges. Joseph Kabila a tué Masasu Nindaga, un citoyen congolais. Un témoin existe. Il s'appelle James Kabarebe. Joseph Kabila peut-il être traduit en justice ou il jouit d'une immunité qui lui donne la maîtrise sur la vie et la mort des Congolais? Et puis, il n'en est pas à son premier forfait!

La conférence sur la paix dans le Grand Kivu

A plusieurs reprises, nous avons fustigé le fait qu'au Congo, l'analyse des faits se limite aux épiphénomènes. Nous avons indiqué que la guerre, dans le monde contemporain, est une tactique commerciale. Elle sert à entretenir la peur, l'angoisse, les intimidations au sein des populations dont les ressources naturelles sont pillées. Pendant qu'elle est organisée, des idéologies de pacotille se concoctent. Elles visent à transformer les victimes en bourreaux et à présenter les supplétifs des pouvoirs de l'argent comme les maîtres incontestables de la situation. Ceux et celles d'entre nous ayant lu le discours de Vital Kamerhe à la conférence sur les Kivus peuvent avoir touché du doigt ce genre d'idéologies.

Si la question de cohabitation entre les différentes ethnies se pose dans les Kivus, elle n'est pas une question majeure. La question majeure est celle de l'impunité des auteurs des "guerres secrètes", des massacres des populations civiles et des autres crimes économiques. Tous ces messieurs et dames se retrouvent dans les sphères dirigeantes du Congo, du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi. Florence Hartmann est très claire là-dessus.

Traitant des auteurs des crimes commis au Rwanda en 1994 et de leur suite au TPIR, elle note qu'à Kigali, Kagame "estime que ses hommes n'ont pas de comptes à rendre à la justice d'une communauté internationale qui a laissé les Tutsis se faire massacrer." En effet, "Les Rwandais ne nient pas les crimes mais contestent à quiconque, et en particulier à la communauté internationale, le droit de poursuivre les membres de son armée."

D'où vient ce toupet du Rwanda et de Kagame? Des U.S.A. Pour cause. "Pierre-Richard Prosper (procureur américain au TPIR jusqu'en 1998 qui deviendra en 2001 ambassadeur américain pour les crimes de guerre) promet que la fermeture du TPIR mettra un terme à ces enquêtes qui le dérangent" et fera tout "pour encourager la procureure à céder les enquêtes spéciales au Rwanda. La magistrate est disposée à laisser les Rwandais conduire des enquêtes parallèles, mais veut garder la main sur les conclusions du dossier APR. Prosper penche en faveur du Rwanda, qui veut garder la main sur les enquêtes et les poursuites contre ses officiers."

Dans ce dossier, l'APR finira par obtenir la suspension des poursuites de ses membres. "De leur côté, en échange de la suspension des poursuites, les Américains obtiennent de Kigali la signature d'un accord bilatéral assurant l'impunité de leurs propres soldats (présents au Rwanda lors du génocide de 1994) face à la Cour pénale internationale. Le congrès américain lève l'embargo sur les armes et vote un accord d'assistance militaire au Rwanda."

Dans ce contexte, le dernier communiqué des FDLR indiquant que les marines américains se battaient aux côtés des "insurgés de Nkunda" suscite moins de doute. A quoi sert ce genre d'accord bilatéral? Au commerce international. Ceux et celles qui ont suivi le documentaire intitulé Du sang sur nos portables (sur Canal plus) en savent quelque chose. Dominique Dhombres en a fait un bon commentaire dans Le Monde. Il écrit : "L'aéroport de Bukavu, au Sud-Kivu, est une des plaques tournantes de ce commerce. Des appareils font la navette entre les pistes de brousse et Bukavu. Ce sont pour la plupart de vieux Antonv soviétiques. Ils apportent les produits de première nécessité et reviennent chargés de sacs de minerai. Les pilotes sont parfois obligés de repartir sans s'arrêter, lorsqu'ils découvrent que la piste où ils ont atterri a changé de mains. A Bukavu, il n'y a pas de banque ni d'industrie. Mais on voit s'élever de grandes villas qu'on appelle des'maisons coltan'. " Et "dans le Nord-Kivu, le général Laurent Nkunda, en rébellion contre le pouvoir central (?), est à la tête d'une petite armée de 6000 hommes. Il se présente comme le représentant de la minorité tutsie et il vit lui aussi, malgré ses démentis, de l'exploitation des mines de coltan." (Nous soulignons)

Donc, contrairement aux démentis de Nkunda, la guerre des Kivus et du Congo participe de "la doctrine laissez-fairiste mondialiste" dans sa version la plus cynique. Tenez. "Cette doctrine a été littéralement imposée aux gouvernants américains successifs, puis au monde entier, par les multinationales américaines, et à leur suite par les multinationales dans toutes les parties du monde, qui en fait détiennent partout en raison de leur considérable pouvoir financier et par personnes interposées la plus grande partie du pouvoir politique." (Lire M. ALLAIS, Les effets destructeurs de la mondialisation)

Donc, le pouvoir financier et une large partie du pouvoir politique échappent aux hommes politiques et aux populations civiles de tous les pays du monde. Chercher à résoudre la question de la pratique de "la doctrine laissez-fairiste" en convoquant une petite conférence prenant au sérieux les mensonges des criminels de guerre et des criminels économique, c'est passer à côté de la plaque. Cela d'autant plus que les véritables protagonistes de cette "tactique commerciale" ne seront pas convoqués à la table du débat pour la paix.

La présence des ambassadeurs occidentaux n'y changera rien. D'un, ils n'ont pas le pouvoir financier et une large partie du pouvoir politique leur échappe. De deux, selon Maurice Allais, "au regard de l'ensemble de l'évolution constatée de 1974 à 2004, soit pendant trente ans, on peut affirmer aujourd'hui que cette évolution se poursuivra (…). L'aveuglement de nos dirigeants politiques, de droite et de gauche, depuis 1974 est entièrement responsable de la situation dramatique où nous nous trouvons aujourd'hui." Isabelle Stengers, qualifiant ces dirigeants politiques de "petites mains du capital" estime que l'aveuglement ne rend pas très bien ce qui leur est arrivé. Elle recourt au langage de la sorcellerie pour avouer qu'ils sont mangés. Elle estime, et nous avec elle, qu'"il vaudrait mieux dire, employant un vocable sorcier, qu'elles (les petites mains) sont mangées, c'est-à-dire affirmer que c'est leur capacité à penser et à sentir qui a été la proie de l'opération de capture." (P. PIGNARRE et I. STENGERS, La sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, Paris, La découverte, 2005, p.62) Pour dire les choses autrement, les dirigeants politiques occidentaux ont été la proie facile de l'envoûtement du pouvoir ensorceleur du capital, par action ou par omission. Ils servent le capital en tant flux mouvant et réorganisateur même au niveau de la justice internationale. Le cas du Rwanda est très éloquent à ce sujet.

Que faire?

D'abord et prioritairement, étudier collectivement le monde néo-libéral et ses mécanismes d'envoûtement. Les connaître et les approfondir. Etudier et approfondir l'histoire politique et économique de "nos partenaires" les plus intéressés par notre pays. Sur ce point, un bon nombre de journalistes et d'hommes politiques congolais sont tout simplement ignorants. Beaucoup écrivent sur les U.S.A., la Belgique ou la France sans savoir grand-chose de l'histoire et de la ligne politique, géopolitique et géostratégique de ces pays. Nous avons tout intérêt à avoir "nos spécialistes" sur les U.S.A. la France, la Belgique, etc.

Il est aussi nécessaire de connaître et d'approfondir le fonctionnement des institutions dites internationales. Le triomphe de la mentalité mendiante nous pousse à attendre de ces institutions ce qu'elles ne peuvent pas nous donner. C'est-à-dire à nous bercer d'illusions.

Souvent, nous ignorons que les think tanks les infléchissent dans le sens des intérêts des multinationales et des "petites mains du capital". Notre naïveté n'a d'égale à ce niveau que notre ignorance. (A ce point nommé, le profil de nos dirigeants politiques reste à redéfinir pour les échéances électorales à venir!)

Et puis, ne nous fatiguons pas d'exiger l'examen de tous les accords signés entre nos gouvernants actuels depuis dix ans avec les partenaires extérieurs et les multinationales. La guerre imposée au Congo n'est qu'une tactique commerciale d'où les multinationales tirent la part du lion -nous avons du sang sur nos portables qui se vendent comme de petits pains - et leurs supplétifs des miettes.

C'est déjà bien que certains parlementaires aient demandé que la conférence sur la paix s'étende à toutes les autres provinces. En effet, sur toute l'étendue de notre territoire, il n'y a pas de paix. Pour la simple raison qu'il n'y a pas de paix sans pain et sans justice. Les dégâts et les dommages causés par la guerre de Kinshasa du 22 et 23 mars et la répression de la manifestation des Bundu dia Kongo dans la Bas-Congo n'ont pas été réparés. Le Congo se reconstruira sur la fin de l'impunité ou ne se reconstruira pas.

Jusqu'à preuve du contraire, le fait que la Commission Justice, Vérité et Réconciliation n'ait pas atteint son but constituera un frein sérieux à la reconstruction du pays. Il n'est pas tard d'y revenir.

Si nous avions un parlement assez audacieux, il demanderait la démission du gouvernement actuel (dont la diplomatie navigue à vue) et la réorganisation des élections (plus inclusives) pilotées par les Congolais eux-mêmes. La mascarade électorale initiée de l'extérieur a marqué ses limites; attendre jusqu'à la fin du mandat des prédateurs et criminels de guerre et économiques qui en sont issus, c'est opter pour un suicide collectif.

Même si le temps peut être un allié pour qu'à travers nos associations, nos partis politiques et nos mouvements de résistance, nous apprenions à lutter contre la mentalité mendiante que Katompa et Kalombo dénommaient dernièrement SOPEKA (Sobelangai, pesangai, kabelangai).

En effet, nous avons profondément un problème de la récréation d'une nouvelle culture nous habituant en re-avoir confiance en nous-mêmes, en nos capacités d'inventivité, de créativité et d'imagination sans "parrain". Et dans tous les domaines. Ceci mettre beaucoup de temps à prendre en nous. La misère n'y peut pas grand-chose. Surtout si elle ne permet pas d'apprendre des autres et d'entretenir une mémoire collective vivante.

A moins que demain, au Congo, se lèvent des leaders charismatiques (soutenus par nos populations) du genre Lula, Hugo Chavez, Rafael Correa, etc. et décident de nous reformater spirituellement et matériellement! (Ces messieurs, formatés dans la tradition bolivarienne et fins connaisseurs du néolibéralisme occidental, viennent de doter leurs pays d'une Banque du Sud comme moyen économique de leur politique commune en rompant avec les instruments de l'impérialisme américain (le FMI et la Banque mondiale)). Ceci est une tâche immense et de longue haleine. Face à cette tâche, une conférence de paix sur les Kivus est une goûte d'eau dans un océan. Elle peut, pour un temps, colmater les brèches. Elle ne résoudra fondamentalement aucun problème.

A quoi sert-il d'organiser une conférence sur la paix en négociant un plan triennal avec le Fonds monétaire International? Les programmes d'ajustements structurels appauvriront toujours nos populations tout en enrichissant "les partenaires extérieurs" et leurs "collabos" congolais. Il nous faut apprendre à voir ces problèmes dans leur interconnexion.

Enfin, il n'y a que les Grands Lacs maîtres de leurs moyens économiques propres, débarrassés de Kagame, Kabila et Museveni (et leurs alliés) et fondés sur les valeurs authentiques (paix, justice, vérité, amour) et le respect des droits humains fondamentaux et une Union africaine conséquente qui peuvent faire face à la tactique commerciale décriée. Or, l'actuel parrain des Kabila, Museveni et Kagame a opté pour la politique de la balkanisation des Grands Lacs, fidèle à ces trois grands impératifs géostratégiques traditionnels : " éviter les collusions entre vassaux et les maintenir dans l'état de dépendance que justifie leur sécurité; cultiver la docilité des sujets protégés; empêcher les barbares de former des alliances offensives" (N. CHOMSKY, La doctrine des bonnes intentions, Paris, Fayard, 2005, p.61. Nous soulignons)

Comprendre ceci collectivement prendra beaucoup de temps dans les Grands Lacs où la SOPEKA justifie les mensonges, les génocides, les massacres, les exécutions extra-judiciaires, etc. Par-ci par-là, au pays, se lèvent des compatriotes qui commencent à mettre le doigt sur la plaie. Les compatriotes ayant lu l'article de Freddy Mulumba du Potentiel sur les dangers que représente l'Africom et les extraits du livre de Florence Hartmann publiés par ce même journal ne me contrediront pas. Mais, le chemin paraît encore très long…

J.-P. Mbelu

Archives

 

Accueil
Nouvelles
Economie
Musique
Sports
Culture
Editos

 

Institutions
Constitution
Forum
Signez le Livre d'Or
Documents
Biographies
Petites annonces

 

Liens
Avis/Suggestions
Initiatives congolaises
Poster un article
Cours de change
Archives
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 | Initiatives | Sondages | biographies | EditosRecherche | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: December 24, 2007