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Le conditionnement électoraliste, un lavage de cerveau prémonitoire 05 avril 2006 - Après la fermeture des bureaux d’enregistrement des candidatures à la présidentielle et aux législatives au Congo, deux tendances semblent se dégager de la lecture de la suite du processus électoral. Certains analystes distinguent d’une part le camp dit des « réalistes », ceux qui ont accepté de s’insérer dans le processus malgré le fait qu’il soit vicié à sa base. D’autre part, les « irréalistes » c’est-à-dire, ceux qui, « habitués aux conciliabules » pour avoir le pouvoir, ont eu peur d’aller aux urnes. Cette lecture fantaisiste de la scène politique congolaise révèle une étroitesse d’esprit, une régression de la réflexion dans le chef de certains analystes politiques de chez nous et d’ailleurs. Elle peut être au service d’une fin; celle guidant la marche de ceux qui, depuis la traite négrière et la colonisation, pensent que le Congo une création de l’Occident : fabriquer « les rois » après une mascarade d’élections et en attribuer le choix à des populations dont les cerveaux sont passés par les fourches caudines du matraquage médiatique et des campagnes électorales clientélisantes. Mais il est possible d’imposer à ce conditionnement psychologique une thérapie de choc. A court, moyen et long terme. La scène politique congolaise et ses différents protagonistes La fin de l’enrôlement des candidats présidents et députés n’est pas la fin de l’histoire du Congo. Les congolais ayant pris distance vis-à-vis de cette opération pour des raisons qu’ils estiment nobles continueront à les défendre et à chercher par tous les moyens le réajustement d’un processus de démocratisation gauchi par « les petites mains » du capital. Eux aussi font partie de la scène politique congolaise. En Biélorusse et en Thaïland, par exemple, l’opposition n’a pas pris part aux élections, elle continue à mener ses actions malgré la répression des régimes en place. Donc, la diversité des prises de positions vis-à-vis d’un processus électoral n’est pas une invention congolaise. Les candidats défavorisés par les inégalités sociales, ceux qui ont refusé de s’endetter pour des élections fondées sur une loi discriminatoire, eux aussi, font partie de la scène politique congolaise. Donc, départager cette scène entre « réalistes » et « irréalistes », c’est faire comme si les raisons de ne pas s’engager dans ce processus orchestré par les maîtres du monde et leurs valets manquaient! Cela étant, il n’est pas insensé de croire en la possibilité de combattre la vassalisation du Congo à travers quelques compatriotes |