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Nationalité et élections : a qui la Cei a-t-elle accordée le droit de vote? 11 mai 2006 - Rien n'est plus humiliant pour un peuple que de savoir qu'il a été dirigé pendant des années par un étranger. Le cas de Monsieur Alberto Fujimori ex-Président du Pérou doit nous faire réfléchir. Pour rappel, Monsieur Alberto Fujimori fut le Président élu du Pérou de 1990 à 2000. Né au Pérou de parents immigrants japonais, Alberto Fujimori a fui son pays en novembre 2000 après qu'un scandale de corruption eut fait chuté son régime. Elu une première fois en octobre 1990, celui que ses concitoyens surnommaient "el Chinito" (le petit Chinois) avait été réélu en septembre 1995 puis en mai 2000. Mais, quelques mois après le début de son troisième mandat, une cassette vidéo avait révélé comment son conseiller Vladimiro Montesino chef du très redouté Sin, le service de renseignement péruvien, avait organisé la corruption des parlementaires avec l'argent provenant du trafic de drogue et d'armes. Lui et Fujimori auraient touché jusqu'à 45 millions de dollars lors de transactions avec Pablo Escobar, l'ancien grand parrain de la mafia colombienne. Outre le détournement de millions de dollards en argent public et enrichissement personnel qui lui sont reprochés, M. Fujimori est accusé d'avoir autorisé un escadron de la mort à éliminer des rebelles. Deux massacres perpétrés au début des années 90 lui sont ainsi imputés. Intrepol avait lancé un mandat d'arrêt international avec des "notices rouges" contre M. Fujimori pour chefs d'accusation de meurtre et enlèvement à la demande des autorités Péruviennes. Après une fuite spectaculaire, l'ancien président coule des jours tranquilles en exil au Japon; Fils d'émigrant japonais, il avait obtenu la nationalité nipponne en décembre 2000. Toutes les requêtes d'extradition ne peuvent pas aboutir étant donné que le Japon ne peut pas légalement extrader ses citoyens. Comme le ridicule ne tue pas, ce monsieur compte se présenter comme candidat à l'élection présidentielle Péruvienne de 2006!!! La nationalité congolaise est une est exclusive La RD Congo n'est pas à l'abri d'une telle situation où le cas Fujimori risque bien de se répéter à grande échelle. Nous savons combien l'arrivée de l'Afdl avait drainé une orde des Congolais de la diaspora dont la plupart était en possession d'un passeport étranger. La loi Congolaise est très claire à se sujet; Tout Congolais possédant une autre nationalité perd de ce fait la Nationalité Congolaise. La seule solution, pour retrouver ses droits en tant que Congolais, est de renoncer à sa nationalité étrangère de manière officielle en remettant le passeport ainsi que la carte d'identité étrangère directement ou indirectement auprès des représentations diplomatiques de ces pays à Kinshasa ou dans les consulats. Je peux vous assurer que personne parmi nos demi- compatriotes n'a osé faire ce pas. La raison est très simple, la plupart de nos demi-compatriotes préfère garder leur passeport étranger; Comme disent certains : on ne sait jamais!!! Ce qui veut-dire : si jamais les choses tournent mal, ils pourront facilement reprendre l'avion vers leurs pays d'origine sans visa; Et si nécessaire, les ambassades occidentales organiseront le rapatriement. La Cei serait-elle indépendante seulement de nom? Je pense qu'il faut être clair là-dessus : si nos demi-compatriotes veulent réellement jouir de tous les droits civiques et autres avantages découlant de la Nationalité Congolais : le droit de vote, l'éligibilité,... Ils doivent totalement se dépouiller de toute autre nationalité étrangère, et refaire une demande de Nationalité Congolaise en bonne et due forme comme dans les pays civilisés. Nous avons vu tout ce beau monde se faire enrôler sans vergogne, profitant de la distraction ambiante et de l'incrédulité de la plupart de nos compatriotes. Il faut rappeler que la loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 portant identification et enrôlement des électeurs en RD Congo, en son article 45, punit pour " faux en écriture" conformément au code pénal congolais. A ce sujet, la loi stipule : toute personne qui se fait enrôler sous un faux nom, une fausse qualité; toute personne qui, en se faisant identifier et enrôler, dissimule une incapacité prévue par la loi; toute personne qui se fait inscrire frauduleusement sur une liste; toute personne qui se fait inscrire volontairement plus d'une fois sera donc rayée de toutes les listes électorales précédentes et sera passible de poursuites judiciaires, conformément à l'article 49 de la loi susmentionnée. Cette sanction concerne également tout contrevenant de nationalité étrangère qui prendra le risque de se faire identifier et enrôler comme Congolais. Concrètement, tous nos demi-compatriotes qui au regard de la loi ne sont que des étrangers et qui sont tombés dans le piège (nom, photo, empreintes digitales,...) de l'enrôlement, sont passibles des poursuites par la Commission Electorale Indépendante (Cei). Le nettoyage des écuries peut commencer Nous avons la liste de tous ces pseudo-Congolais, demi-Congolais ou étrangers qui sont dans l'espace Présidentiel (Le président et tous ses vices-présidents), dans les Ministères, au Parlement, au Sénat, dans la diplomatie, dans les Entreprises publiques, dans les Services de renseignements, dans la Police, dans l'Armée,... Nous espérons que la Cei va s'appliquer à nettoyer les listes d'identification et d'enrôlement des électeurs, parce que ces individus ont fait du faux et usage de faux avec prise illégale d'intérêt en usurpant la Nationalité Congolaise. La justice devrait faire son travail En effet, la liste est très longue. La situation de tout ce beau monde doit être éclaircie par la justice de ce pays. Le travail sera long car il consistera à comparer les noms de tous les mandataires publiques avec les registres nationaux auprès des ambassades (Belge, Française, Portugaise, Suisse, Canadienne, Tanzanienne, Zambienne, Rwandaise, Américaine...) à Kinshasa; Sinon, nous allons conclure que la RD Congo est vraiment une République bananière, un vrai Far West où tout le monde peut y venir tenter sa chance et briguer n'importe quel poste à responsabilité. Nous irons jusqu'à déposer une plainte avec constitution de partie civile auprès de toutes les Instances judiciaires nationales et Internationales afin de défendre notre chère Nationalité Congolaise. Si les vrais Congolais de la diaspora sont exclus du processus électoral, il est inadmissible que des étrangers puissent avoir le droit de vote et d'être éligible de surcroît. Avec mes meilleurs sentiments. Josef Bazo L. |
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Revised: May 11, 2006
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