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Hommage à Mongali:
"forgeron" de la musique congolaise contemporaine
29 novembre 2002 - Un des meilleurs Paroliers
congolais du Siècle Max Mongali Ida Mane décédé à 54 ans à
Kinshasa, en 2001, a était l'un des illustres, discrets et humbles «
forgerons »de la musique congolaise contemporaine. Il se distingue dès
son arrivée en Belgique pour ses études notamment à l'université
catholique de Leuven (Louvain) où il poursuivait les études de
Droit. II fut artiste musicien amateur par amour de la musique à côté
de ses amis étudiants comme lui qui formèrent des petits groupes
musicaux pour conserver et maintenir les liens culturels avec le pays
dénommés : " Los Nickelos " à Bruxelles et Yeyé National
à Liège.
Poète confirmé dans l'âme, il devient naturellement un des grands
paroliers de la musique congolais totalement inconnu du grand public,
comme beaucoup d'autres d'ailleurs, et comme pour ne pas déroger à
une règle non écrite des Nzonzi dans la culture Koongo. Il écrivit,
voire composa, plusieurs chansons alors qu'il était encore étudiant
en créant une syntaxe particulière qui démontre aujourd'hui encore
la puissance grammaticale et la richesse du vocabulaire qui a fait du
LINGALA la langue par excellence de la parole et de la pensée
litteraire congolaise. Mongali a à jamais marqué la culture musicale
congolaise comme ses aînés notamment par ses œuvres les plus
connues telles que Salaminga et Matinda qui furent merveilleusement
interprétées par le Maître, lui-même : Luambo Makiadi et son inégalable
le TP (Tout Puissant), OK-Jazz.
Mongali écrivait en suivant son inspiration, mais surtout, il savait
que chacune des ses œuvres ne devait correspondre qu'à un style
particulier de l'écriture musicale, de jouer et de faire de la
musique. Comme Essous et ses complices Manu Dibango et Kallé, il
savait qui pouvait faire la meilleure interprétation et composition
musicale de son poème.
C'est ainsi que plusieurs de ses poèmes qui révélaient son
engagement politique comme Lombonga dédiées à Lumumba, Nkwame
Krumah, et autres étaient interprétés aussi bien par des grands
musiciens que par des jeunes pousses.
Ainsi, près de 80 % de ses œuvres se retrouvent dans l'actif du
groupe Zaïko Langa Langa où Mongali collabora intensément avec
Jossart Nyoka Longo et Bimi Ombale. Il composa le texte de la chanson
" Charles Kimpiatu " pour le compte de King Kester. Et pour
Pépé Kalé, plusieurs textes dont entre autres " Zabolo,
Nsombokila, etc. Ne suivant que son cœur, son amour pour la musique
congolaise, il écrira pour ceux qui viennent le consulter, chercher
ses conseils. Il écrit pour les groupes Thu Zahina et Empompo Loway
sans faire des jaloux. Il y en avait pour tout le monde!
Ce sera en fait l'Afrisa International de Pascal Tabu Rochereau qui
vient de quitter African-Fiesta qui donnera la première occasion à
Mongali de démontrer ses talents de parolier hors paire. En effet, il
offre ses premiers textes inédits que sont : Djibebéké et Jhonny
mon amour, Byby, Mokolo na Kokufa, Mongali, Frigo FNMA et autres.
D'autres textes sont écrits pour un nouveau style qui prend corps
sous l'impulsion de Papa Wemba, notamment : Eve Paradis et Nelson
Mandela, le plus ancien prisonnier politique qui vient de battre le
record mondial de durée sous l'apartheid en Afrique du Sud.
Et quand Rochereau aide et transforme Mbilia Bel, l'une des ses
danseuses ou " rocherettes " en chanteuse de premier rang
(ou ténor) dans son groupe l'Afrisa International, Mongali écrit spécialement
pour elle les textes des chansons : Mpevé ya Longo, Sima na ngai
Mwana Mawa et Contre ma Volonté.
Quant à Koffi Olomidé, il lui élabora une de ses meilleures œuvres
originales: Djino Bokana. Dans toute sa production prolixe, Max
Mongali Ida Mane alias le vieux Pop n'a jamais souhaité paraître au
devant de la scène en refusant de signer en son nom fusse-t-il une
seule chanson. A son actif on compte la création d'un groupe musical
comme son homologue de Maya-Maya Freddy Kebano pour le travail en
studio d'enregistrement baptisé : Africa-Mélodie.
Le groupe les Yatupas fut également une de ses initiatives, qui
regroupait Pépé Félix, Mantsiamina Popol, Ray Lema (qui officie
actuellement en Europe après un long séjour à Cuba et aux USA), Zoé
Wawanko, Rigo Moya, Ntésa Daliens et Djo Mpoyi. En fait, c'est dans
ce seul Groupe qu'il osera signer deux compositions lui-même : Etiké
et Un grand amour.
Il aura ainsi, mis le pied à l'étrier à plusieurs interpréteurs
musicaux congolais. Comme d'autres, il est parti trop tôt. Encore une
chance pour la culture congolaise qu'il ait su écrire, sinon, le
peuple noir, le peuple Koongo aurait une fois encore définitivement
perdu avec Mongali parti à "Mpemba" une BIBLIOTHÈQUE.
(SOURCES: Lac Magazine & Mb)
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