|
Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click |
Menu |
Politique et Société |
|
| Accueil
Culture Signez le Livre d'Or
Archives
|
Magouille référendaire sur une Constitution au contenu assassin 08 décembre 2005 - Le peuple congolais est à un tournant important de son destin avec l’étape annoncée du référendum constitutionnel. En effet, pour la première fois depuis plus de 35 ans, les dirigeants congolais ainsi que la communauté internationale qui les accompagnent prétendent vouloir consulter le peuple congolais afin qu’il dise lui-même et semble-t-il, en « âme et conscience et en toute liberté », comment il entend gérer son avenir ainsi que celui de ses filles et fils. Tous ceux qui lisent les premières lignes de ce texte découvrent sans doute mon scepticisme quant à la sincérité déclarée de cette opération opaque qui se caractérise par une manipulation grossière et méchante de la communauté internationale et de ses complices internes en République démocratique du Congo. Pour se rendre compte de la méprise qui entoure cette « magouille référendaire », car il s’agit bien de magouille n’en déplaise à certains dirigeants actuels et à certains membres de la communauté internationale pour qui les millions de Congolaises et de Congolais ne sont que des moutons à amener à l’abattoir d’une démocratie de façade faite de référendum sur fond de menaces et de chantages et d’élections imparfaites avec des financements et des dettes parfaites pour les Congolais et Congolaises d’aujourd’hui et de demain. Que peut attendre notre peuple d’un référendum dont les règles du jeu ne sont pas claires? Qui connaît, à la date d’aujourd’hui, la liste des électeurs ou encore des bureaux de vote? Nous sommes à deux semaines du référendum; la loi référendaire ne prévoit-elle pas que ces listes soient connues 30 jours avant le référendum? 3. Une constitution au contenu assassin Ce n’est plus un secret pour personne. Et, à ce sujet, j’entends saluer le courage de ces quelques professeurs analystes et autres intellectuels de ce pays qui n’hésitent plus, au péril de leur vie, à informer notre peuple sur le contenu assassin de ce projet de constitution. Chaque jour qui passe, ils nous apprennent que : a. La nationalité congolaise est attribuée à tout celui dont l’ethnie ou la tribu s’est retrouvée, par hasard au Congo depuis 1960. Aussi, les Flamands, Wallons, Portugais, Grecs et autres étrangers, présents sur ce territoire depuis 1960 sont d’office Congolais, au même titre que tous les réfugiés rwandais, ougandais, soudanais, burundais, angolais, centrafricains, sénégalais, maliens, congolais d’en face, zambiens, Tanzaniens, etc. comme pour confirmer désormais, au nom de la globalisation, le caractère « no man’s land de ce territoire » terre des citoyens de l’humanité tout entière! b. Tout Congolais d’origine, blanc, jaune, rouge, noir, aux ancêtres ou, ayant personnellement résidé au Congo depuis 1960 a accès aux fonctions publiques dans ce pays sans discrimination de race, …pour, sans doute, faire preuve du caractère avant-gardiste et innovateur des Congolais en matière de droits de l’homme! C’est ce qui explique sans doute l’allusion à peine voilée à une ethnie lorsque la constitution introduit la fausse notion de « minorité culturelle et linguistique » dans un pays où toutes les ethnies sont minoritaires. c. Tout Congolais d’origine, blanc, jaune, rouge, noir, aux ancêtres ou ayant personnellement résidé au Congo depuis 1960, âgé de 30 ans, 25 ans, sans qualification professionnelle, ni scolaire peut devenir président, sénateur ou député sur cette terre de macaques où les dirigeants n’auront comme mérites que l’arrogance et le silence de leur ignorance selon le contexte dans lequel ils seront appelés à évoluer. d. La forme de l’Etat et le régime politique seront hybrides pour mieux préparer les conflits futurs entre les provincettes et le gouvernement central et entre le Président, sans formation ni expérience et âgé de 30 ans et le Premier ministre, sans doute plus âgé, mieux formé et plus sage. Comme hier entre Kasa-Vubu et Lumumba, ces conflits latents mais patients, conduiront à la partition qui hante les nuits de certains Occidentaux et Américains depuis 1960 et qui, aujourd’hui, trouve écho dans le chef des puissances régionales qui n’acceptent plus un régime fort au cœur de l’Afrique tout en souhaitant étrangement construire un Nepad avec les richesses du Congo, mais sans les intérêts des peuples de cette contrée. Vaste complot indigne des fils et filles de pays africains qui, dans un passé récent, ont bénéficié de l’appui de ce pays pour se débarrasser, les uns, du colonialisme et les autres, de l’Apartheid. e. La révision de la constitution est ridiculement cadenassée même si l’on accorde un semblant d’ouverture en faisant croire à la population qu’elle peut, par une pétition de 100.000 signatures, arriver à faire amender la constitution. Illusion trompeuse d’une révision qui passe par le refus des parlementaires non élus de reconnaître aux futurs parlementaires élus et légitimes et à la nation tout entière le droit de tenir compte des évolutions socio-politiques de demain. A tous ceux qui affirment qu’il faut accepter la constitution telle qu’elle est car on pourra après procéder à sa révision, je les invite à bien lire les conditions de révision. f. Dans le cadre des traités et accords internationaux, les Congolais sont invités à abandonner partiellement leur souveraineté en vue de promouvoir, semble-t-il, l’unité africaine. J’ose croire que nous ne serons pas seuls à innover dans cette direction et qu’il restera encore une portion de terre à nos enfants lorsque, chaque fois que l’Afrique en aura senti le besoin, nous nous dépouillerons partiellement de notre souveraineté pour promouvoir l’Unité africaine! g. Le nombre d’articles sous chaque Titre montre bel et bien la section qui intéresse les rédacteurs de cette constitution : « l’accès, l’exercice et la conservation du pouvoir ». Pour notre information : Titre I : Des dispositions générales (10 articles) Titre II : Des droits humains, des libertés… (57 articles) Titre III : De l’organisation et de l’exercice du pouvoir (127 articles) Titre IV : Des provinces (13 articles) Titre V : Du Conseil Economique et Social (3 articles) Titre VI : Des institutions d’appui à la démocratie (2 articles) Titre VII : Des traités et accords internationaux (5 articles) Titre VIII : De la révision constitutionnelle (3 articles) Titre IX : Des dispositions transitoires (9 articles) Je laisse à chacun d’apprécier et surtout à tous ceux qui, fonctionnaires comme moi, continuent à rêver de l’amélioration du social. Trois articles fumeux nous sont réservés avec, en prime, une loi organique semblable aux nombreuses commissions qui sont chargées de régler les problèmes sociaux des citoyens. 4. Non à la constitution ou le défi de notre souveraineté contrairement au chantage et autres menaces dont notre peuple est l’objet afin qu’il accepte une constitution suicidaire pour lui et sa progéniture, il est important de voir ce que notre peuple gagnerait en disant Non à cette constitution. En effet quel peut-être le sens à donner à cette constitution. a. Non à une constitution élaborée sans nous et pour les intérêts autres que ceux de notre peuple. Le Non nous offre l’occasion de dire à ceux qui, sur le plan international, nous accompagnent ainsi qu’aux fils du pays qui ont accepté de jouer aux marionnettes que seul notre peuple est maître de son destin même si financièrement on l’a réduit à la mendicité. Le Non est une nouvelle occasion de réaffirmer notre souveraineté comme nous l’avions fait hier, dans la douleur, lorsque de partout fusaient les menaces de la partition de notre pays. Ensemble à l’époque nous avions, fièrement et dans notre pauvreté, affirmé que nous étions tous fils et filles du Congo et que notre pays resterait uni dans ses frontières actuelles. Aujourd’hui l’occasion nous est donnée de le réaffirmer par un Non massif à la constitution. b. Non à cette constitution pour qu’elle retourne au Parlement afin que cette fois-ci nous puissions contribuer à son élaboration par les amendements que nous comptons y apporter. Certains fils et filles de ce pays ont, en son temps, éclairé, en vain, ceux qui élaboraient cette constitution. Le Non leur offrira l’occasion de se faire entendre. Ce Non n’est nullement l’occasion d’un report sine die de la transition comme certains le prétendent aujourd’hui. Et puis, pourquoi tout d’un coup les champions de la prolongation qui, dans un passé récent se sont battus, becs et ongles, pour tirer la constitution de la transition dans tous les sens au point de la déchirer, ont tout à coup peur d’une prolongation d’un ou deux mois comme le prévoit la loi référendaire en cas de Non? La raison est simple. C’est parce que la première prolongation était pour eux et leurs intérêts alors que celle que le Non à la constitution accordera au peuple sera pour l’intérêt du peuple. Et dire mon Dieu qu’ils se disent représentants du peuple! c. Non à la constitution ne doit pas conduire le pays au chaos, ni à la reprise de la guerre. La Rdc ne sera pas le premier pays au monde dont le peuple rejetterait une constitution. Tout récemment, le peuple français a rejeté la constitution européenne. Nous n’avons pas encore appris qu’une guerre était déclenchée en Alsace pour cela. Ou encore, plus proche de nous au Kenya, le peuple responsable de ce pays vient de rejeter la constitution malgré le soutien que ce texte a reçu du président kenyan lui-même. Je ne sais pas quand la guerre va se déclencher dans ce pays. Et puis qui irait en guerre en Rdc si la constitution était rejetée? Le Rcd, Mlc, Pprd et autre opposition au pouvoir prendraient-ils les armes contre le peuple qui aurait dit Non ou quoi? Personnellement j’aimerai bien comprendre comment ceux qui ont l’habitude de financer les guerres de chez nous s’y prendront. Qui vont-il armer contre qui parce que le peuple aurait dit Non à la constitution? d. Non à la constitution sera une occasion de dire Non au 1+4 et à sa manière cavalière de diriger notre peuple. Après avoir rédigé une constitution taillée à leur mesure, nos gouvernants sentent soudainement le besoin si pas l’exigence de se prêter au jeu démocratique. Le Non sanctionnera cette manière de faire inacceptable qui use de ruses, de mensonges, de tricheries et de manipulations honteuses des frères et sœurs. Thierry Nlandu Mayamba, Source : Le Potentiel Autres titres Robert Crem : "La Société générale de Belgique et le Pouvoir s'étaient partagés la bête (Gécamines)" Major-général Joseph Kabila, un délinquent sexuel? Le président de la Commission électorale sérieusement pris à parti à Bruxelles |
| Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique |
| Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions |
| Initiatives | Sondages | Biographies | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts |
"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)
Copyright © 2002-2003 Congolité.com.
All rights reserved.
Revised: December 08, 2005
.