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Résultat partiel du référendum : la victoire du "Oui" 21 décembre 2005 - Sur les conclusions du référendum constitutionnel, le suspense n’est pas totalement levé. Seul le pic de l’iceberg a été aperçu. Le président de la Commission électorale indépendante, l’abbé Apollinaire Malu Malu, a en effet décliné dans la soirée du mardi 20 décembre 2005, à la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) ce qu’il a pudiquement appelé le «résultat partiel». De partiel, le résultat avait bel et bien toutes les caractéristiques. Trente six mille bureaux (36.000) de vote avaient été ouverts sur l’ensemble du territoire national. Seuls douze mille (12.000) ont livré leur secret. Mathématiquement, la physionomie sous examen ne concerne qu’un tiers (1/3) des bureaux. Les premières tendances correspondantes indiquent un ‘oui’ voté à 78,67%. Certes, le ‘non’ des contestataires ne se porte pas mal : il a atteint plus de 21%. Heureusement. Car, selon les analystes, il traduit le dynamisme de la jeune démocratie congolaise. Ce sont les 100% du ‘oui’ qui auraient exprimé la débilité du peuple congolais. Comme à l’époque des partis-Etat : le Mpr du maréchal Mobutu et l’Afdl de M’zée Kabila. D’après ces premières données officielles (provisoires) fournies par le président de la Commission électorale indépendante, le ‘oui’ atteint le pic principalement dans les provinces de l’Est. En tête de liste le Sud-Kivu (97,77%), suivi du Maniema (96,32%), du Nord-Kivu (96,20%) et du Katanga (91,14%). Kinshasa : 49,45% de ‘non’ interpellateur Le ‘oui’ différent du plébiscite à la soviétique a été constaté ailleurs. Ainsi, le Bandundu annonce-t-il 88,01%, tandis que la province Orientale le talonne avec 80,96%. L’Equateur réalise 80,17%. Les plus faibles scores du ‘oui’ se sont établis au Bas-Congo (69,65%), au Kasaï oriental (64,95%) et au Kasaï occidental (61,88%). Le plus significatif, du moins à ce stade de dépouillement, est le vote-sanction et presque paritaire de Kinshasa : seulement 50,45% de ‘oui’ contre 49,45% de ‘non’ interpellateur. Il est très tôt de tirer des conclusions. Néanmoins, sur base de ces quelques éléments d’appréciation, Le Potentiel estime de son devoir civique de relever des faiblesses du système. Ce faisant, il forme l’espoir que la Commission électorale indépendante, les bailleurs de fonds et la classe politique pourraient tirer profit de ces remarques pour améliorer le dispositif en vue des scrutins majeurs à venir. D’abord, face à toute la logistique que les organisateurs avaient vantée, le retard observé dans la publication des résultats est incompréhensible, voire inadmissible. Il paraît certes difficile d’expliquer que le dépouillement des bulletins de vote n’ait concerné que 12.000 des 36.000 bureaux installés à travers le pays. Un tel retard risque de susciter des suspicions et des tensions aux prochaines élections locales, législatives et présidentielle. D’où, la Cei et ses partenaires ont l’obligation de veiller à l’amélioration du système de communication. Ce qui est dit des problèmes de communication renvoie à une autre problématique non moins importante. Il n’est un secret pour personne que c’est le Pnud (Programme des Nations unis pour le développement) qui gère les finances et les moyens logistiques au bénéfice de la Cei. A qui devrait-on logiquement imputer la responsabilité des carences : au Pnud ou à la Cei ? Aux uns et aux autres d’harmoniser leurs politiques en la matière. Transformer les faiblesses en performances Un autre reproche doit être fait aux partis politiques. Quelques leaders se sont complus à battre campagne sur le plateau des télévisions. Mais ils ont négligé de déléguer des témoins dans les différents bureaux de vote, comme le prévoit la loi référendaire. Leur présence, pensons-nous, aurait permis d’éviter la suspicion, après dépouillement, car les résultats de chaque centre devant être comptabilisés à ciel ouvert. Un autre avantage aurait consisté en la dissuasion de certains chefs de coordinations provinciales, comme au Katanga, où, d’après le correspondant de la radio Okapi, le responsable a refusé d’afficher les résultats du vote, préférant réserver la primeur à la Cei/Kinshasa. Acte contraire à la loi référendaire. En définitive, s’il est une leçon hautement positive que l’on puisse retenir du scrutin référendaire, c’est sans conteste le début de l’expression démocratique. Le ‘oui’ et le ‘non’ ont cohabité. De toutes les manières, si le projet de Constitution avait été suffisamment vulgarisé, tant en ville que dans les villages, l’image finale du scrutin aurait été plus significative encore. La Cei, les partenaires de la République, les partis politiques et les citoyens congolais ont encore un petit quart d’heure à parcourir d’ici les élections générales. Ils auraient tous intérêt à transformer les faiblesses d’aujourd’hui en performances. Inutile de dramatiser les couacs actuels. En attendant, nous restons tout yeux tout oreilles tendus vers le 26 décembre, date limite pour la publication des résultats définitifs du premier référendum constitutionnel transparent en 45 ans d’indépendance. Source : Le Potentieli Autres titres Référendum : les résultats se font attendre, faible participation dans les deux Kasaï La Cij condamne l'Ouganda à réparer les conséquences de son invasion au Congo Référendum : le "Non" l'emporterait légèrement sur le "Oui", selon le sondage du Copca Le mouvement de l'Unité Congolaise appelle à voter Non au référendum constitutionnel Les Congolais de l'étranger organisent leur "référendum" constitutionnel le 14 décembre Jed dresse un bilan catastrophique de la liberté de presse au Congo Magouille référendaire sur une Constitution au contenu assassin Robert Crem : "La Société générale de Belgique et le Pouvoir s'étaient partagés la bête (Gécamines)" Major-général Joseph Kabila, un délinquent sexuel? Le président de la Commission électorale sérieusement pris à parti à Bruxelles |
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Revised: December 21, 2005
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