congolite.comDrapeau nationalP.E. Lumumba, heros national
La giga-autoroute qui relie les congolais



Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click

Menu

Politique et Société

 Accueil

 Nouvelles

 Economie 
 

 Musique

 Sports

 Culture  

 
Institutions
 • 
Gouvernement
 • Parlement
 
    • Sénat
     • Ass. Nationale
   

  Forum 

  Venez chatter!    

 Signez le Livre d'Or

 Documents

 Editos

 Liens

 Biographies

 Initiatives

 Recherche

 Archives
 

 Petites annonces

 
Avis/Suggestions?

      

 

Kisangani : des nombreuses personnes croupissent en prison sans jugement, sans nourriture

09 janvier 2006 - De nombreuses personnes croupissent en prison à Kisangani sans jugement, sans nourriture ni soins de santé. Le seul juge actif dans la ville se déclare impuissant devant cette situation. Fin décembre 2005, des dizaines de détenus de la prison centrale de la ville de Kisangani, capitale de la Province Orientale au Nord-Est de la RD Congo, se sont fait la belle. Après avoir forcé les portes déjà détruites par d'autres prisonniers qui s'étaient évadés quelques semaines auparavant, ils se retrouvent aujourd'hui dans la nature sans avoir été pour les uns jugés et, pour d'autres, avoir apuré leurs peines. "Les prisonniers ne mangent que trois fois la semaine et sont longtemps détenus ici sans connaître leur sort", déclare, sous anonymat, un agent administratif de la prison. Depuis plus d'une année, près d'une centaine de prévenus sont détenus à la prison centrale de Kisangani, sans jugement. Livrés par des associations des droits de l'homme de la province, ces chiffres sont confirmés par la division des droits de l'homme de la Monuc (Mission des Nations Unies au Congo), qui a mené d'avril à septembre 2005 une enquête dans 33 prisons sur les 52 qui fonctionnent en RD Congo. Ce service a publié en novembre dernier un rapport dénonçant la surpopulation des prisons et les mauvaises conditions de vie des prisonniers. "Il n'est pas normal que ces gens soient traités de cette manière-là, s'insurge Marien Mwamba, un défenseur des droits de l'homme. Nous souhaitons que ces prisonniers soient jugés pour être fixés définitivement sur leur sort". Des avocats ne s'expliquent pas non plus cette situation. "C'est scandaleux. Des litiges restent en suspens et nos clients en prison. C'est quelle façon de servir le peuple ?", s'insurge Me Clément Mukaya du barreau de Kisangani. On ne traite plus que les affaires civiles Au Tribunal de grande instance (TGI) de Kisangani, l'unique juge resté en poste se défend. "Je ne peux statuer seul", affirme, impuissant, Pierre Malagano, le président du TGI. Depuis fin 2004, deux de ses collègues ont été promus à des grades supérieurs, comme conseillers à la Cour d'appel. Mais pour siéger valablement en matière pénale, la législation congolaise exige la présence de trois juges. Les juges manquent aussi dans d'autres villes de la province comme Isiro et Buta, plus au Nord. Les dossiers des prévenus s'accumulent dans les tiroirs des rares magistrats encore en place, tandis que les personnes déférées devant la justice gonflent les rangs des prisons surpeuplées. Au TGI de Kisangani, le président ne peut traiter que les affaires civiles. La loi autorise, en effet, un juge unique de se prononcer sur ce genre de dossiers. "Je m'occupe de tout : de l'instruction, du verdict, de la rédaction de toutes les correspondances.", se plaint Pierre Malagano. Le bâtiment du tribunal qui abrite son bureau est dans un état lamentable : toiture emportée, murs lézardés, portes et fenêtres peu sécurisantes, coupure fréquente d'électricité. Malagano est contraint de travailler chez lui, à domicile. Le Tribunal de paix de la ville, lui, a même fermé ses portes. L'unique juge qui y prestait encore a été suspendu. C'est une première. "Jamais ce tribunal n'a fait autant de mois sans juge, se plaint Me Mukaya. C'est un malaise réel. Mais pourquoi les autorités ne s'y penchent pas?" Regards tournés vers Kinshasa Kisangani a pourtant accueilli, au mois de novembre 2005, la première rentrée judiciaire organisée de manière solennelle par le gouvernement congolais dans cette ville qui a beaucoup souffert de la guerre, pour donner un signal fort de restauration de la justice sur l'ensemble du pays. Le président Joseph Kabila, le ministre de la Justice et les membres de la Cour suprême de justice s'étaient alors rendu compte des réalités du fonctionnement des institutions judiciaires en province. "J'espère que le ministère va envoyer des juges pour nous permettre de travailler normalement", s'exclame le juge président du TGI de Kisangani. Un programme appuyé par l'Union européenne a permis, jusque là, de réhabiliter les infrastructures judiciaires à Kinshasa et dans quelques provinces non touchées par la guerre. Il devrait s'étendre progressivement aux territoires jadis contrôlés par les rébellions.

Pépé Mikwa (Syfia Grands Lacs/RD Congo)

Autres titres

Le Rcd exige le retrait des mandats parlementaires des cadres exclus

La Coci condamne l'arrestation du pasteur Ngoy du Rassemblement pour le "Non"

Arrêt de la Cij dans l’affaire Rdc-Ouganda : une Commission Nationale d'Indemnisation des Victimes s'impose

11.000 déplacés ont fui les combats entre les Fardc-Monuc et les rebelles ougandais

Vastes opérations conjointes Fardc-Monuc : bilan 35 rebelles ougandais tués

Référendum Constitutionnel : les confessions religieuses accèptent les résultats

Référendum Constitutionnel : la réaction de la population

Résultat partiel du référendum : la victoire du "Oui"

Référendum : les résultats se font attendre, faible participation dans les deux Kasaï


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 Initiatives | Sondages | Biographies | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: January 09, 2006 .