congolite.comDrapeau nationalP.E. Lumumba, heros national
La giga-autoroute qui relie les congolais



Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click

Menu

Politique et Société

 Accueil

 Nouvelles

 Economie 
 

 Musique

 Sports

 Culture  

 
Institutions
 • 
Gouvernement
 • Parlement
 
    • Sénat
     • Ass. Nationale
   

  Forum 

  Venez chatter!    

 Signez le Livre d'Or

 Documents

 Editos

 Liens

 Initiatives

 Recherche

 Archives
 

 Petites annonces

 
Avis/Suggestions?

    

 

Tension au Katanga : les Ong de droit de l'homme dénoncent les interpellations

10 Mai 2005 - Les Ong de défense des droits de l’homme dénoncent les interpellations opérées dans la capitale du Katanga toute la semaine dernière et qui se sont soldées par l'arrestation d'une centaine de civils et militaires. Ces interpellations seraient liées à la tentative de déstabilisation de la province révélée par l'autorité provinciale. Parmi les personnes arrêtées, on cite le nom d’André Tshombe, fils de Moïse Tshombe et président du parti Conaco (Confédération nationale du Congo). Arrestation confirmée par son oncle paternel Mwanti Yav Christian Tshombe, chef coutumier des Lunda. Du côté militaire figure le nom du major Zelo wa Katanga, commandant de la police militaire connu sous le pseudonyme de Dadidza. Selon le bi-hebdomadaire "Numerica", proche du pouvoir, "une vague d'arrestations d'officiers de l'armée a commencé en début de semaine" dernière à Lubumbashi, à la suite d'"une tentative d'insurrection de militaires appuyée par un homme d'affaires katangais très célèbre dans la région". Au moins trente éléments du groupe de sécurité spéciale présidentielle (GSSP) ont été arrêtés indique la source. Cette vague d'arrestation s'inscrit dans le cadre d'une enquête ouverte à la suite d'un important vol d'armes, en mars dans un camp militaire à Lubumbashi, a indiqué une source proche de l'état-major général des FARDC. Le chef de l'Etat, Joseph Kabila et le ministre de la Défense, Adolphe Onusumba, ont fait le déplacement, dimanche, pour Lubumbashi ou ils se sont entretenus lundi avec les autorités provinciales, "pour faire le point de la situation", a indiqué le vice-gouverneur de la province du Katanga, Diemu Tshikez, cité par l'AFP. Le président de la République et le ministre de la Défense ont été précédé vendredi au chef lieu du Katanga par les généraux Denis Kalume Numbi, conseiller militaire du président, et John Numbi, chef d'état-major de la force aérienne, ainsi que Samba Kaputo, conseiller spécial du président en matière de sécurité.

Une organisation non-gouvernementale, "Solidarité katangaise", a publié un communiqué dénonçant dans des menaces d'"enlèvement et de mort" de son président, le bâtonnier de Lubumbashi Jean-Claude Muyambo, lié au richissime homme d'affaires katangais, Katebe Katoto, est suspecté d'être à l'origine des tensions au Katanga. A en croire des sources sécuritaires congolaises à Kinshasa, Me Muyambo aurait tenu, à travers le Katanga, une série de meeting hostiles au pouvoir, où il dénonçait notamment l'insuffisance des retombées économiques liées à l'exploitation minière au sud-Katanga. Son ONG, Solidarité katangaise, serait suspectée de servir de paravent à des activités politiques. Ce que démentent ses proches en disant : "Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de rage." Ces tensions s'inscrivent dans un contexte ancien de conflits entre les Balubakat (tribu majoritaire du nord du Katanga) et les tribus minoritaires du sud. Les tribus du Sud reprochent aux Balubakat (détenteurs du pouvoir, par Kabila interposé) de bénéficier seuls des privilèges du pouvoir, alors même que les principales mines de cuivre du Katanga se trouvent au sud. « Ces gens sont des nostalgiques", a déclaré le vice-gouverneur, Tshikez, faisant référence à la sécession katangaise menée par Moïse Tshombé au lendemain de l'indépendance du Congo (11 juillet 1960-août 1963).

Joint au téléphone en Belgique, M. Katoto nie son implication. « Cela ne date pas d’aujourd’hui. Il y a deux ou trois... cinq ans, c’était toujours que Katebe avait des milices, des hommes armés en Zambie, dans un parc. Ils sont allés dix fois vérifier. Il n’y avait que des antilopes et des hippopotames. Ce n’est pas en salissant le nom de Katoto qu’on va résoudre le problème du Congolais… D’ailleurs je n’étais même pas au courant. Je l’ai appris par la presse, on parlait d’un milliardaire congolais et je n’ai même pas fait attention », a déclaré Katebe Katoto au micro de Radio Okapi, dans une communication téléphonique. Pour lui, la sécession katangaise est une histoire révolue. Aujourd’hui, estime-t-il, il y a un débat contradictoire qu’on peut faire, celui de sauver le peuple congolais. La province du Katanga avait fait sécession en juillet 1960, au lendemain de l'accession du Congo à l'indépendance et avait comme président Moïse Tshombe Kapend, un Katangais du sud

Pour l'instant, "La situation est parfaitement calme" à Lubumbashi, a déclaré M. Tshikez, lui-même originaire du Sud du Katanga.

(SOURCES : AFP/NUMERICA ET RADIO OKAPI)


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 Initiatives | Sondages | Carte | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: May 17, 2005 .