![]() |
|
Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click |
|
|
|
La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
||||
|
Menu |
Politique et société |
|
Massacres de Kilwa : Augustin Katumba Mwanke cerveau de l'opération? 20 janvier 2007 - Entre le 14 et le 15 octobre 2004, une dizaine d’hommes se proclamant du "Mouvement révolutionnaire pour la libération du Katanga" occupent un commissariat de police dans la cité lacustre de Kilwa. Nous sommes au Katanga. Non loin de là, à Dikulushi, la compagnie Anvil Mining dont le siège social se trouve à Perth, en Australie, exploite un gisement de cuivre et d’argent. L'incident mineur prend aussitôt les couleurs d’une crise politico militaire mettant en danger des intérêts étrangers et, selon la rumeur, ceux de certains partenaires occultes congolais. Le pouvoir politique organise alors une expédition musclée avec l’aide matérielle de Anvil Mining. La répression est brutale et disproportionnée. Il y a des massacres. C’est le "Kilwagate". Selon un rapport de la MONUC, il y aurait eu cent personnes tuées lors de bombardements et d’échanges de tirs entre les FARDC et le Mouvement révolutionnaire pour la libération du Katanga, notamment aux alentours de zones très fréquentées comme la place du marché et la route menant à l’aéroport. Selon ce même rapport, vingt-huit exécutions sommaires, aussi bien de civils que de rebelles, ont été commises lors du contrôle des habitations par les FARDC. De son côté, l’ASADHO a compté quatre-vingt-dix exécutions sommaires. Les FARDC ont aussi arrêté arbitrairement 16 personnes tout en se livrant au pillage de la ville. Actuellement, sept militaires de la 62ème Brigade dont le colonel Adémar Ilunga et trois employés blancs de la société Anvil Mining ont été appelés à comparaître devant la Cour Militaire de Lubumbashi pour crimes de guerre et violations de droits de l’homme. Tout le mérite de ce procès revient à deux ONG congolaises (Asadho et ACIDH) et la britannique RAID, ainsi qu’à la section des Droits de l’Homme de la MONUC. Car tout a été fait pour étouffer l’affaire. Le colonel Adémar a longtemps été protégé par les Autorités. Et, même, l'auditeur militaire avait été interpellé en haut lieu pour effacer les « blancs » de Anvil Mining de la liste des accusés. L’affaire est d’ importance pour qu’ une telle ingérence ait pu avoir lieu en marge des enchères électorales. De gros bonnets seraient impliqués. Il y eut même des manifestations politiques contre les ONG congolaises, accusées de décourager les « investisseurs ». En effet, Anvil risquait de perdre la garantie des risques des investissements auprès de l’agence MIGA, de la Banque Mondiale. Là aussi, le dossier a été ouvert et Anvil a été obligé de reconnaître les massacres. La compagnie a plaidé son inexpérience et promis de ne plus recommencer. Autrement dit, l’éclairage de l’affaire est différente selon qu’on se trouve au Congo ou à l’étranger. Qui donc falsifie les crimes de guerre, et pour quelles raisons? Kilwa
est dans le territoire d’origine de Augustin Katumba Mwanke. Au moment
des faits, ce dernier était ambassadeur itinérant du chef de l’Etat et
il cumulait la fonction d’administrateur, membre du Conseil d’Administration
de la société Anvil Mining. Mais Bill Turner, le Président Directeur
Général de Anvil Mining s’est employé à minimiser les liens de
Katumba Mwanke avec sa société. Il a affirmé à des représentants de
la société civile que jusqu’en 1997, Katumba était un employé de
banque en Afrique du Sud. Il n’aurait joué aucun rôle dans l’octroi
des droits miniers, et sa nomination au Conseil d’Administration de
Anvil aurait résulté de sa charge du portefeuille de l’Etat dans la
mesure où la présence d’un mandataire public aurait conditionné la
ratification de leur convention minière. Bill Turner ajoute que Katumba a
démissionné en décembre 2004 et qu’ il n’ aurait touché que des
jetons de présence, en plus du loyer de sa villa de Lubumbashi. Certains
observateurs rappellent cependant que c’est depuis 1998, et pendant
toute la période de négociations de la convention minière que Katumba
était devenu le gouverneur du Katanga et un homme très influent auprès
du président de la République, Joseph Kabila, et omnipotent dans les
dossiers miniers. Ce rôle a été dénoncé par le Panel de l’ONU. On
ne doit pas non plus minimiser le fait qu’il est originaire du
territoire de Kilwa-Pweto où Anvil a commencé ses opérations
congolaises. Quant à la représentation de l’Etat dans la compagnie
australienne, la règle est que tout mandataire public est nommé par
décret présidentiel, ce qui n’a jamais été le cas. D’ailleurs,
deux années après la démission de Katumba, aucun autre congolais ni
représentant de l’Etat n’a été nommé chez Anvil, sans que cette
omission ait fait perdre à la société australienne ses droits d’exploitation
découlant de la convention minière… Katumba a incontestablement une responsabilité réelle, mais dont la nature et l’étendue restent à déterminer. Il serait étonnant qu’il ait intimé au colonel Adémar l’ordre de massacrer les gens. Mais il est incontestable qu’il était le cerveau de l’opération. Et, il devrait répondre des bavures, même s'il ne les avait pas commanditées. Il y a eu excès de zèle et abus de pouvoir et d'autorité. Comme ambassadeur, il n’avait pas à intervenir dans une affaire de police intérieure. Et c’est là tout le scandale. Il ne rentrait pas dans la chaîne de commandement territorial et militaire, et suite à cela, il est resté dans l’ombre pour laisser sous les projecteurs le colonel Adémar. Mais il s’est trahi avec sa démission chez Anvil après l’éclatement du scandale, soit deux mois seulement après les crimes. Ce départ précipité a des odeurs d une sorte d’aveu comme quoi quelque chose avait mal tourné à Kilwa avec l’assistance directe de Anvil. Car au moment des faits, des activistes avaient relevé que Katumba se serait transporté en hélicoptère pour suivre les opérations de nettoyage à partir d’une île en rade de Kilwa. De même, deux jours après la reprise de la cité, il était arrivé à Kilwa-même où quelques cadavres lui avaient été montrés. Des familles s’étaient plaint devant lui des massacres survenus. Mais il a gardé silence. Il n’a jamais ni condamné les crimes, ni manifesté de la compassion envers les victimes innocentes. Il serait aisé de qualifier ce mutisme de complicité ou de refus d'assistance à personnes en danger. Mais plus objectivement, la lumière devrait provenir du contenu de son rapport de mission. Un ambassadeur personnel du chef de l’Etat n'avait pas pu s'aventurer au Katanga sans autorisation de sa hiérarchie, ni revenir à Kinshasa sans un rapport détaillé. Pour la justice militaire, Katumba reste un témoin incontournable et de tout premier choix. Jean Jacques Kalambay Autres titres : Trois jours fériés : un
manque à gagner de plusieurs milliards de francs congolais |
|
|
| Accueil | ||
| Nouvelles | ||
| Economie | ||
| Musique | ||
| Sports | ||
| Culture | ||
| Editos |
|
|
| Institutions | ||
| Constitution | ||
| Forum | ||
| Signez le Livre d'Or | ||
| Documents | ||
| Biographies | ||
| Petites annonces | ||
| Liens | ||
| Avis/Suggestions | ||
| Initiatives congolaises | ||
| Poster un article | ||
| Cours de change | ||
| Archives | ||
| Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique |
| Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions |
| | Initiatives | Sondages | biographies | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts |
"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)
Copyright © 2002-2003 Congolité.com.
All rights reserved.
Revised: January 20, 2007