![]() |
|
|
||
|
La giga-autoroute qui relie les Congolais aux 4 pts Cardinaux |
||||
|
Menu |
Politique et société |
|
Lutte contre le Vih/Sida : les Evêques du Congo disent non au préservatif, oui à l'abstinence, chasteté 02 mars 2007 - Pour contrer la propagation de la pandémie Vih/Sida, les Evêques, du Congo recommandent, conformément à la foi catholique, la sacralité de la vie, c'est à dire, une éthique humaine responsable, la transcendance et la chasteté, inspirées de l’évangile de Jésus-Christ. Ils rejettent catégoriquement l'usage du préservatif. « Cette pratique, déclarent les Eveques, constitue non seulement un désordre sur le plan éthique, mais aussi et surtout une preuve de la banalisation de la sexualité dans notre société. Au lieu de freiner la maladie, et sans être une sécurité totale, elle exacerbe l’égoïsme humain, aggrave le fléau, favorise le laisser-aller et dépouille la sexualité de ses fonctions symboliques et religieuses, et, à la longue, elle détruit la santé reproductive des adolescents, leur santé émotionnelle, mentale et spirituelle ». Ci-dessous, le texte intégral de leur communiqué Déclaration du comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo sur la lutte contre le V.I.H./Sida PREAMBULE 1. Nous, Archevêques et Evêques, membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), pasteurs vigilants, solidaires avec notre peuple et en particulier avec ceux qui souffrent, - réunis en session ordinaire à Kinshasa, du 5
au 10 février 2007; Avons pris la résolution de nous prononcer sur cette maladie ainsi que les moyens de la combattre pour prévenir sa diffusion et éradiquer son expansion au sein de notre population. CONSTAT Etat des lieux 2. Le sida est en nette progression dans notre pays et y fait d’importants ravages, depuis l’apparition des premiers symptômes de la maladie en 1983. La situation épidémiologique actuelle est préoccupante, car le taux de prévalence moyen est de 4,5 %, avec des différences selon les provinces. Loin d’être un simple phénomène biomédical ou un problème de santé, cette infection comporte des conséquences néfastes sur la vie sociale de notre population. Le sida, en effet, diminue à terme la population active d’un pays. Causes 3. Nombreuses sont les causes de cette pandémie et de sa diffusion. Mentionnons entre autres : la contagion par le contact sanguin avec des objets tranchants souillés, la transmission de la mère à l’enfant, la transfusion sanguine, l’ignorance sur la nature de ce fléau et ses modes de contamination, sans oublier les difficultés, pour les personnes déjà infectées, d’accéder aux soins curatifs. 4. Une autre cause particulière de la propagation du sida est d’ordre moral. Elle concerne les comportements liés à des pratiques sexuelles désordonnées et irresponsables, qui résultent d’une éthique minimaliste et d’un hédonisme licencieux, autant que d’une grosse et intolérable permissivité dans les relations pré-matrimoniales. Problèmes 5. En rapport avec ce phénomène, nous relevons également quelques problèmes. En effet, tout en reconnaissant les immenses espoirs soulevés tant par les efforts d’éducation de la masse que par le traitement aux anti-rétroviraux pour améliorer la qualité de la vie et augmenter l’espérance de vie chez les personnes atteintes, il y a lieu de signaler de nombreux problèmes qui se posent déjà. Il s’agit notamment de : - la forte discrimination et la stigmatisation
spontanée des personnes vivant avec le VIH/Sida; Quelques facteurs favorisants 6. En plus des problèmes précités et malgré
les efforts de la communauté internationale, nous constatons également
que notre pays est confronté à un certain nombre de facteurs
favorisants, tels que : POSITION DE LA CENCO Face à la situation décrite ci-avant, la CENCO fait la présente déclaration : a) Maladie comme toutes les autres, le sida participe au mystère de la passion du Christ 7. En tant qu’infirmité qui exprime la fragilité de la nature humaine, son impuissance, ses limites et sa finitude, l’affaiblissement de la vie, la possibilité d’entrevoir la mort, le chemin de la conversion et l’inauguration d’une guérison plus profonde grâce au pardon de Dieu, le sida est une maladie comme toutes les autres. Dans la mesure où elle fait partie du mystère de l’homme et qu’elle exprime notre communion aux épreuves du Christ[18], la maladie acquiert, pour nous chrétiens, une signification nouvelle, à travers le langage de la Croix, plénitude de l’accomplissement de la Rédemption. b) Vivre le sida en ayant les yeux fixés sur la Croix : foi, compassion et charité sincère envers les victimes du sida 8. En vertu de ce qui précède, notre attitude fondamentale devant la maladie du sida doit correspondre à celle de Notre Seigneur Jésus-Christ qui exhorte à la compassion envers les personnes éprouvées (cf. Lc 7, 16), à l’identification avec elles (cf. Mt 25, 36) et nous invite à faire nôtres leurs souffrances, leurs angoisses et leurs désespoirs, pour porter avec elles la croix et les inciter à l’espérance chrétienne (cf. Mt 8, 17). La nouvelle signification donnée par le Christ à la maladie et à la souffrance humaine, qui ne peut se comprendre que grâce à la foi, doit aussi nous conduire à la charité et à l’espérance dans la perspective du Royaume de Dieu. Aussi le sida doit-il se vivre les yeux fixés sur la Croix et la Résurrection du Christ. C’est pourquoi, face à certaines conceptions relatives à l’appréhension de cette pandémie, - nous affirmons que le sida n’est ni une ni une punition ni un châtiment ni une malédiction de Dieu envers l’humanité pécheresse ; - nous dénonçons tout discours ou comportement tendant à considérer ce fléau comme une maladie fictive et imaginaire ; - nous condamnons également la mentalité entretenue par ceux qui, à tort, voient dans le VIH/Sida un mauvais sort jeté par un sorcier, une présence du Malin, une possession par les mauvais esprits, voire une fatalité. Des attitudes de ce genre sont de nature à semer la confusion sur la foi de nos fidèles et constituent un frein dans tout effort d’éradication de ce fléau ; - enfin, nous condamnons toute forme de culpabilisation et de stigmatisation à l’endroit des victimes du sida. c) Oui à la chasteté et à la fidélité ! 9. Pour ce qui est du combat contre cette pandémie, conformément à la foi catholique et à l’enseignement du Magistère en la matière, qui fonde cette lutte sur la sacralité de la vie, une saine éthique humaine responsable, la transcendance et la chasteté, inspirées de l’évangile de Jésus-Christ, nous rappelons avec force la valeur suréminente de la chasteté, de l’intégrité, de la maîtrise de soi, de l’abstinence hors-mariage et de la fidélité au sein du mariage. Comme le dit le Pape Jean-Paul II, « L’affection, la joie, le bonheur et la paix apportés par le mariage chrétien et la fidélité, ainsi que la sécurité que donne la chasteté, doivent être continuellement présentés aux fidèles, spécialement aux jeunes ». En vertu de ce principe d’ordre éthique et pour répondre à l’obligation morale de ne pas se surinfecter ou de ne pas contaminer une tierce personne, les personnes séropositives doivent s’efforcer de s’abstenir de toute relation sexuelle. Pour le couple dont l’un des conjoints se trouverait en pareille situation de séropositivité, l’abstinence totale est non seulement la seule possibilité sûre de ne pas contaminer l’autre, mais aussi l’expression la plus belle de l’amour réciproque (cf. 1 Co 13, 4-7). Cette abstinence d’amour pourrait même signifier maîtrise amoureuse, expression d’une capacité intérieure d’aimer. d) Oui à un partenariat respectueux de la dignité humaine et de l’éthique chrétienne 10. En sa qualité de membre du secteur interconfessionnel dans le cadre du Comité national de coordination du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et pour avoir pris part aux travaux de l’atelier de sensibilisation des membres du Comité interministériel de coordination pour la lutte contre le sida (CCIM) en septembre 2006, l’Eglise catholique de la RDC adhère aux efforts concertés de partenariat pour rappeler à la famille humaine l’obligation qui nous incombe de mettre fin à la propagation de l’épidémie ravageuse du sida. A cet effet, tout en affirmant son indéfectible fidélité à l’enseignement de l’Eglise, la CENCO réitère sa volonté de collaborer au plan stratégique de l’ONUSIDA pour accompagner les efforts du gouvernement à travers son plan national de lutte contre le sida (PNLS) élaboré par le Programme multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), et son outil de suivi et d’évaluation (CHAT). e) Non au préservatif ! 11. Dans le cadre de cette lutte, contrairement à la propagande préconisant les rapports dits « protégés », nous disons NON à l’utilisation du préservatif ! Cette pratique constitue non seulement un désordre sur le plan éthique, mais aussi et surtout une preuve de la banalisation de la sexualité dans notre société. Au lieu de freiner la maladie, et sans être une sécurité totale, elle exacerbe l’égoïsme humain, aggrave le fléau, favorise le laisser-aller et dépouille la sexualité de ses fonctions symboliques et religieuses, et, à la longue, elle détruit la santé reproductive des adolescents, leur santé émotionnelle, mentale et spirituelle. f) Stratégies de lutte contre la pandémie Domaine de la prévention : éducation et actions de plaidoyer 12. A l’exemple du Seigneur Jésus (cf. Jn 10, 10), nous entendons entourer de sollicitude ceux qui souffrent et traduire dans les actes la figure de l’Eglise, Mère et Educatrice qui console, soigne et annonce l’espérance. A cette fin, la Conférence Episcopale Nationale du Congo invite tous nos diocèses, nos paroisses, nos communautés ecclésiales vivantes (CEV) et nos associations apostoliques à s’impliquer davantage et de manière systématique dans une pastorale engageante et engagée de lutte contre le VIH/Sida, par un effort d’éducation systématique. En particulier, nos CEV doivent devenir, pour nos malades et pour toutes les personnes démunies ou souffrant dans leur corps ou dans leur âme, de vraies communautés d’accompagnement dans la foi, des foyers de guérison et d’espérance. Nos diocèses devraient également s’équiper en centres de dépistage volontaire et exhorter notre population à se faire dépister massivement pour mieux connaître leur statut sérologique, afin de se comporter en conséquence. 13. Cette lutte, qui doit se faire essentiellement dans le cadre d’une éducation à la hauteur des enjeux, doit également être tournée vers des actions de plaidoyer, en vue de l’acquisition des outils permettant une meilleure sécurisation transfusionnelle, un meilleur accès aux soins et l’accès à une saine information sur les véritables modes de prévention et de lutte contre le VIH/Sida. Domaine des traitements et des soins 14. Dans le domaine des traitements et des soins,
nous nous engageons à assurer : Domaine du soutien psychosocial 15. Dans le domaine du soutien psychosocial, nous entendons poursuivre : - l’intensification de la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH (PVV), en développant la collaboration entre le service pastoral et les réseaux des PVV;- le soutien aux orphelins, aux enfants vulnérables, aux veuves et aux veufs du sida. EXHORTATION FINALE 16. Nous exhortons nos agents pastoraux et nos fidèles à ranimer chez les malades l’espérance et le sens chrétien de la vie et de la souffrance humaine, et nous les invitons à poursuivre l’éducation des personnes, spécialement les jeunes, à la maîtrise de soi, à la fidélité, à la chasteté et à l’abstinence, toutes vertus éminemment évangéliques. Pour ce qui est des personnes séropositives, des malades et spécialement des couples en difficulté, nous les assurons de l’attention particulière de l’Eglise à leur égard. Nous demandons aux pasteurs, au cours de l’accompagnement spirituel de ces personnes, de faire preuve d’ouverture, de patience et de discernement par rapport à leurs problèmes, en vue de leur témoigner le visage du Christ qui aime, console, libère et conduit l’homme à son plein épanouissement et à sa réalisation intégrale. Enfin, nous demandons aux pays du Nord de soutenir comme il se doit les recherches conduisant à la découverte d’un vaccin contre le sida. 17. Devant l’ampleur de la situation, nous invoquons l’assistance de Notre Seigneur, le Christ Médecin, et nous confions les souffrances de nos malades et de toutes les personnes affectées ou infectées, ainsi que toutes les personnes qui se dévouent pour la lutte contre le fléau du sida, à la tendresse maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Congo, Salut des Malades et Consolatrice des Affligés. Fait à Kinshasa, le 11février 2007 En la 15e Journée mondiale des Malades. Par mandat de l’Assemblée plénière de la CENCO, LES EVEQUES MEMBRES DU COMITE PERMANENT DE LA CENCO PRESENTS A LA SESSION ORDINAIRE DU 05 - 10 FEVRIER 2007 1. S.E. Mgr Laurent MONSENGWO, Archevêque de Kisangani, Président de la CENCO 2. S.E. Mgr Tharcisse TSHIBANGU, Evêque de Mbuji-Mayi, Vice-Président de la CENCO 3. S.E. Mgr Gaston Ruvezi, Evêque de Sakania-Kipushi, remplaçant S.E. Mgr Floribert SONGASONGA, Archevêque de Lubumbashi 4. S.E. Mgr Joseph KUMUONDALA, Archevêque de Mbandaka-Bikoro 5. S.E. Mgr Godefroy MUKENGE, Archevêque émérite de Kananga, Directeur National des OPM 6. S.E. Mgr Jean-Pierre TAFUNGA, Evêque d’Uvira, remplaçant S.E. Mgr François-Xavier MAROY, Archevêque de Bukavu 7. S.E. Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de Tshumbe, Président de l’ACEAC, représentant la Province ecclésiastique de Kananga 8. S.E. Mgr Joseph BOLANGI, Evêque de Budjala, Président de la Commission épiscopale pour la Doctrine de la Foi 9. S.E. Mgr MULUMBA, Evêque de Mweka, Président de la Commission épiscopale des Séminaires et du Clergé 10. S.E.Mgr Jean-Anatole KALALA, Evêque de Kamina, Président de la Commission épiscopale pour l’Apostolat des Laïcs 11. S.E. Mgr Joseph MOKOBE, Evêque de Basankusu, Président de la Commission épiscopale de l’Evangélisation 12. S.E. Mgr Cyprien MBUKA, Evêque de Boma, remplaçant S.E. Mgr Philippe NKIERE, Evêque d’Inongo, Président de la Commission épiscopale pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique 13. S.E. Mgr Valentin MASENGO, Evêque de Kabinda, Président de la Commission épiscopale pour les Affaires Juridiques 14. S.E. Mgr Théolphile KABOY, Evêque de Kasongo et Administrateur Apostolique de Kindu, Président de la Commission épiscopale Justice et Paix. 15. S.E. Mgr Joseph BANGA, Evêque de Buta, Président de la Commission épiscopale de l’Education Chrétienne 16. S.E. Mgr Louis NZALA, Evêque de Popokabaka et Administrateur Apostolique d’Idiofa, Président de la Commission épiscopale Caritas-Développement Autres titres : Kabila Docteur Honoris Causa de L’ERM : les
anciens ERMistes s’interrogent sur les mérites du récipiendaire |
|
|
| Accueil | ||
| Nouvelles | ||
| Economie | ||
| Musique | ||
| Sports | ||
| Culture | ||
| Editos |
|
|
| Institutions | ||
| Constitution | ||
| Forum | ||
| Signez le Livre d'Or | ||
| Documents | ||
| Biographies | ||
| Petites annonces | ||
| Liens | ||
| Avis/Suggestions | ||
| Initiatives congolaises | ||
| Poster un article | ||
| Cours de change | ||
| Archives | ||
| Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique |
| Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions |
| | Initiatives | Sondages | biographies | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts |
"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)
Copyright © 2002-2003 Congolité.com.
All rights reserved.
Revised: March 02, 2007