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Politique et société |
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Echange de coups de feu : confusion à Kinshasa, l'Ambassadeur du Nigéria blessé 23 mars 2007 - La situation était confuse
jeudi à Kinshasa ou un échange des coups de feu a mis aux prises la
garde du sénateur Jean-Pierre Bemba et les militaires des Fardc venus la
désarmer. Jusqu'au soir, des coups de feu continuaient à retentir dans
le périmètre des résidences de Jean-Pierre Bemba, précisément dans le
triangle allant du rond point Mandela à la primature et à la cour
suprême de justice. D’autres coups de feu ont été entendus vers le
quartier Ndolo. Un obus a éclaté dans la chambre à coucher de
l'Ambassadeur du Nigéria à Kinshasa, blessant ce dernier à la jambe et
à la tête, selon une source journalistique qui l'a joint au téléphone.
L'Ambassadeur aurait déclaré qu'il a fait appel aux soldats de la Monuc
pour l'évacuer vers un hôpital de la place pour des soins appropriés,
la Monuc lui aurait dit que les tirs étaient nourris en ce moment-la et
qu'il devrait encore patienter que cela se calme avant qu'il ne soit
évacué. Au moment de ladite communication, l'Ambassadeur disait avoir
perdu beaucoup de sang. Un autres obus est tombe à l'ambassade d'Espagne
à Kinshasa, sans blesser personne. Les soldat uruguayens qui parlent
espagnol sont venus évacuer les diplomates et autre personnel dans une
auto-blindée. Les deux ambassade sont situées dans les alentours de la
résidence du sénateur, et candidat malheureux à l'élection
présidentielle, Jean-Pierre Bemba. Ce dernier s'était réfugié à
l'ambassade d'Afrique du Sud. Le bilan fait état d'au moins deux civils
tués et plusieurs blessés. Cependant, jusque tard dans la nuit, il
était difficile d'obtenir un bilan parmi les belligérants. Depuis jeudi matin, des militaires Fardc, faisaient face aux gardes de l’ancien vice-président. Les militaires des Fardc étaient plus nombreux et surarmés que d’habitude. Ceux de Jean-Pierre Bemba avaient aussi renforcé leur dispositif. C’est vers midi que les tirs ont commencé. Face à cette situation, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Rdc, William Swing, a appelé à la cessation immédiate des affrontements, demandant aux deux parties de trouver une solution négociée. « Je crois que toute la population est très inquiétée et préoccupée par les affrontements aujourd’hui dans le centre de la ville de Kinshasa. Et nous voulons, de notre part, pour les Nations Unies, insister sur une cessation immédiate des hostilités, des affrontements, et demander immédiatement un cessez-le-feu entre les forces qui sont entrain de se tirer dessus. Nous faisons aussi appel à un retour au calme et demandons au gouvernement et au sénateur Bemba de se concerter au plus tôt afin d’arriver à une solution pacifique à la crise qui les oppose actuellement. Nous, la Monuc, avons déjà renforcé nos dispositifs militaires au centre ville. Et, nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population civile. Comme beaucoup d’autres, je continue d’être en contact avec le gouvernement ainsi qu’avec le sénateur Bemba, dans la recherche d’une solution pacifique à cette situation très préoccupante ». « Maintenant, on continue de faire ce qu’on peut pour convaincre tous les effectifs qui sont en train de se battre de regagner leurs positions. Les gardes de Jean-Pierre Bemba doivent regagner la résidence de ce dernier, et les autres leurs casernes; ça ne peut pas continuer comme ça parce que cette situation coûte très cher au pays. Et nous demandons à toutes les deux parties, à tout le monde qui est impliqué de cesser le feu le plus vite possible et immédiatement pour éviter les dégâts matériels et surtout les pertes en vies humaines. Avec le cessez-le-feu, tout est possible, sans cessez-le-feu, rien n’est possible. » Le chef de la Monuc a aussi précisé que les deux camps ont accepté le principe d’un cessez-le-feu. « Il reste seulement un peu de discipline de la part des deux belligérants pour qu’ils cessent les affrontements et regagnent leurs positions initiales. Le fait qu’ils aient accepté le principe du cessez-le-feu, c’est un pas en avant. Mais il n’y a pas de temps à perdre, il faut mettre en place un cessez-le-feu immédiatement », a dit M. Swing. Jointe au téléphone par Radio Okapi, une personne témoigne : « Je viens de me retirer du secteur où j’étais, parce que j’étais devant l’auditorat. Nous étions en train d’observer de loin la situation, la présence des militaires FARDC au niveau du parc de la Cadeco. Un moment donné ils sont partis, après on a vu de loin les soldats affectés à la garde de M.Jean-Pierre Bemba avancer et chanter. En avançant, on a entendu des tirs, ç’a commencé à tirer de partout. Alors, nous sommes partis » Témoignage d’une deuxième personne : « Je me trouve dans l’enceinte de la propriété des pères jésuites au niveau du collège Boboto. Ça tire de tous côtés, même à l’arme lourde. Tout à l’heure là, on a attrapé une balle perdue. Elle est passée entre moi et un de mes confrères. Vraiment, la tension est très forte, même les enfants au niveau du Lycée Bosangani ne Des tirs étaient encore entendus la nuit aux alentours du collège Boboto, vers la paroisse de Fatima, à l'entreprise Marsavco et même vers la gare centrale. Il était toujours difficile d’expliquer ce qui se passait réellement. Dans l’entre-temps, les élèves fréquentant les écoles de cette zone étaient toujours bloqués dans les salles de classe, à 20 heures de Kinshasa. Des agents d’entreprises se trouvaient cachés, qui dans des caves, qui dans des couloirs. Dans le reste de la ville, particulièrement à la cité, la tension était moindre. La population circulait plus ou moins normalement. Mais des sources concordantes ont fait état des mouvements de soldats du côté de Maluku, dans la périphérie de Kinshasa. Des mortiers ont touché le bâtiment abritant la Banque Internationale Africaine au Congo, Biac. Il est situé sur le boulevard du 30 juin, non loin du bureau de l’ancien vice président Jean-Pierre Bemba. Aux environs de 18 heures, heure locale, le sénateur Jean-Pierre Bemba, s'exprimant sur les antennes de Radio Okapi, a appelé au calme et à la paix. « Qu'il y ait un cessez-le-feu pour que les esprits rentrent au calme. Je souhaite que les gardes commis à ma sécurité puissent rentrer dans leur campement et que ceux des FARDC rentrent dans leur campement, afin de discuter des conditions politiques ». L’ancien vice-président dit appeler au cessez-le-feu, en commençant par sa propre garde. » Que le cessez-le-feu puisse être appliqué, respecté et que chacun reste dans son campement d'origine ». Jean-Pierre Bemba se dit aussi prêt à rencontrer le président Joseph Kabila pour discuter de la situation. « Je suis prêt à parler avec qui que ce soit qui souhaite avoir la paix et la tranquillité dans cette ville, dans ce pays ». Autres titres : Affaire Kahemba : le tandem Kabila-Kalume, un
danger pour la République Démocratique du Congo? |
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Revised: March 23, 2007