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Pour le Flnc, la paix, la sécurité, le développement de la Rdc passent la réforme de l'armée

28 mars 2008 - Le Flnc croit que le défi pour la paix, la sécurité et le développement de la République Démocratique du Congo et la région des Grands Lacs passe la réforme des forces armées congolaise. C'est pour cette raison qu'il invite le Commandant en chef des Fardc à mettre fin à l’offensive contre les Hutu sur le sol congolais et insiste sur le cantonnement de toutes les troupes Fardc jusqu’à la réforme de ces Forces. Une réforme devant aboutir l'unité de commandement, la discipline et la qualité. Le socle des nos Forces armées devrait, selon le Flnc, être formé de troupes congolaises absentes aux conflits armés congolais de 1998 à ce jour. Le brassage des troupes congolaises présentes à ces conflits devrait aboutir à la formation des unités d’élites devant renforcer le socle et constituer ensemble les brigades de nos Forces armées. C'est ce qui ressort de leur prise de position daté du 19 mars dont, ci-dessous, le texte intégral.

FRONT DE LIBERATION NATIONALE CONGOLAIS FLNC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FLNC-BP/PC/03/2008

Le peuple congolais étant Propriétaire de la République Démocratique du Congo, le processus démocratique et les élections démocratiques ont été financés pour doter notre pays d’outils démocratiques devant garantir la bonne gouvernance et l’atteinte des objectifs nationaux et internationaux fixés à cet effet. Et des Gouvernants conséquents, main d’œuvre, pour asseoir définitivement ce processus et la démocratie par la lecture et l’application de la Constitution de notre pays. De l’économie d’exploitation illicite des ressources naturelles congolaises à l’économie de peuplement à l’Est de notre pays, de l’insécurité dans cette région à l’utilisation abusive de la force au Bas-Congo par les Forces de l’ordre, le vent concordant sur les conflits tribaux à l’horizon au Katanga (au Sud et au Centre), force est de constater qu’après les élections libres et démocratiques égale avant ces élections. Une démocratie sans liberté d’expression est une dictature. Lorsque leurs intérêts sont menacés dans une entreprise, le Propriétaire et l’Actionnaire sacrifient la main d’œuvre.

Jaugeant la souffrance des plaies inguérissables, il serait irresponsable de minimiser l’humiliation imposée à un peuple, les atrocités administrées à un peuple, les conséquences des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. L’humiliation imposée et les atrocités administrées au peuple congolais sur son territoire depuis mai 1997 ont trop duré. Il faut mettre fin à ces plaies inguérissables maintenant pour un futur meilleur. La République Démocratique du Congo et la République du Rwanda sont condamnées à partager les mêmes frontières dans les limites de l’intégrité territoriale respective.

Les véritables Responsables du génocide rwandais doivent répondre de leurs actes devant les tribunaux à cet effet. Tous les Hutu à l’extérieur des frontières rwandaises, sur le sol congolais en particulier, ne sont pas liés au génocide rwandais. Les Hutu et les Tutsi, le peuple rwandais, sont condamnés à vivre ensemble sur le sol rwandais. Sauf agenda caché, harmoniser cette cohabitation devrait plus préoccuper Kigali. Voilà les défis rwandais et international. Nous demandons solennellement au Président de la République du Rwanda, parce qu’il a stabilisé son pays et sécurisé son peuple, de consentir un délai à l’application des termes de l’accord de Nairobi.

Les Forces armées de la République du Rwanda ayant été réformées par les Filles et les Fils du pays, la présence de Mutebusi et d’autres présences négatives sur le sol rwandais n’inquiète personne. Les Forces armées étant une des Institutions de souveraineté d’un pays, la solution efficace aux groupes armés négatifs sur le sol congolais, à la présence hutu responsable du génocide rwandais en particulier, passe par la réforme des Forces armées de notre pays. Le sabotage de cette réforme date de la nomination de l’Officier rwandais aux fonctions de Chef d’état major général des Forces armées congolaises au lendemain de l’avènement Afdl. Jusqu’à ce jour, cette réforme relève encore des accords de coopération militaire signés entre Kinshasa et ses alliés.

Des sources militaires congolaises certaines et concordantes, les unités Fardc brassées des brigades intégrées ne répondent pas à un seul commandement. Le nombre des crimes associe aux hommes en uniforme traduisent l'indiscipline au sein des Fardc. La défaite militaire à Mushaki au Nord Kivu confirme la qualité des troupes brassées des brigades intégrées Fardc. Les Forces armées d’un pays signifie un seul commandement, la discipline et la qualité.

Nous reconnaissons la faiblesse des forces armées de notre pays. Mais nous accepterons plus l’humiliation imposée à nos Compatriotes depuis l’avènement Afdl par le fait de la présence de réfugiés rwandais, Hutu, sur notre territoire. À tous les groupes armés signataires de l’Acte d’engagement sur la fin des hostilités armées au Kivu, ils doivent respecter les termes de ce document. Nous invitons solennellement le Commandant en chef des Fardc à mettre fin à l’offensive contre les Hutu sur le sol congolais et insistons vivement sur le cantonnement de toutes les troupes Fardc jusqu’à la réforme de ces Forces. Cette réforme signifie un seul commandement, la discipline et la qualité. Le socle des Forces armées de notre pays devrait être formé de troupes congolaises absentes aux conflits armés congolais de 1998 à ce jour. Le brassage des troupes congolaises présentes à ces conflits devrait aboutir à la formation des unités d’élites devant renforcer le socle et constituer ensemble les brigades de nos Forces armées. Voilà le défi congolais pour la sécurité de notre État, le développement de notre pays et la paix dans la région des Grands Lacs.

Les ressources naturelles congolaises étant transformables en cash solide, il faut améliorer les conditions de vie des fonctionnaires (troupes Fardc également) par l’application des Accords de Mbudi. Le temps est venu de considérer et valoriser les compétences congolaises dans la reconstruction de notre pays. Au regard de la présence Flnc durant la traversée Afdl de Goma à Kinshasa en 1997, il faut planifier ensemble sérieusement une possibilité de sécuriser notre pays. Au lendemain de la nomination de l’Officier rwandais aux fonctions de Chef d’état major général des Forces armées congolaises, la Direction de notre Organisation politique avait suspendu son soutien à Kinshasa pour haute trahison et atteinte à la sécurité de l’État congolais. On ne brise pas la barque qui a servi la traversée. On ne défie pas un peuple.

Longueuil, le 19 mars 2008.

Nickel Rumbu K.N. Kad Mwimbu,
Président du Front de Libération Nationale Congolais

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