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Ngbanda demande à l'Onu, l'Ue, et l'Ua d'aider les Congolais à mettre en place un gouvernement crédible et compétent

09 septembre 2005 - Pour ramener la paix et la sécurité au Congo, Honoré Ngbanda demande à l'Onu, l'Ue et l'Ua de s’investir d’abord avec tous leurs potentiels diplomatiques, matériels et humains pour aider le peuple congolais à mettre sur pied un gouvernement de transition crédible et compétent. Un gouvernement qui répondrait aux attentes du peuple congolais, pour réaliser dans les délais impartis, les conditions de base pour le retour rapide de la paix, de la sécurité et de la souveraineté, en vue de l’organisation des élections transparentes et crédibles. Il l'a fait dans une lettre ouverte à ces institutions. Ci-dessous, le texte intégral de cette lettre.

LETTRE OUVERTE DE L’ALLIANCE DES PATRIOTES CONGOLAIS 

- A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies 
- A Son Excellence Monsieur le Président de l’Union Européenne 
- A Son Excellence Monsieur le Président de l’Union Africaine Excellences, 

Devant la tournure inquiétante que prend l’évolution de la crise multiforme de la République Démocratique du Congo, crise qui figure désormais parmi les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité, et devant le laxisme, l’incompétence et la malhonnêteté avérés des dirigeants politiques de la transition à gérer les causes fondamentales de cette crise, les patriotes congolais, réunis au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (Apareco), se tournent résolument vers vous pour tirer publiquement la sonnette d’alarme, avant que cette situation ne devienne incontrôlable. 

En vous adressant cette lettre ouverte en ce moment fatidique de l’évolution de la crise en République Démocratique du Congo, nous voulons non seulement attirer publiquement votre haute attention sur l’extrême gravité de la calamité qui menace aussi bien notre peule que ceux de la région des Grands Lacs, mais nous tenons aussi et surtout à vous exprimer les profonds sentiments de frustration, de lassitude, d’angoisse et de ras le bol de la grande majorité du peuple congolais, à l’égard de ses dirigeants politiques et de la manière dont le dossier de cette crise congolaise est gérée par l’ensemble de la Communauté internationale. 

En vous décrivant, à travers cette lettre ouverte, l’état des lieux de la situation de crise dans notre pays, notre démarche vise à attirer votre attention, Excellences, sur les préoccupations sécuritaires et politiques du peuple profond, celui qui souffre dans sa chair et qui a l’impression que la Communauté internationale banalise ses souffrances en bâclant la solution de ce drame qui menace son existence même. 

Et pour ce faire, l’Alliance des patriotes congolais s’est mobilisé partout à travers le pays, pour recueillir les images, les documents, et les témoignages directs des victimes et des membres des familles des victimes, des paysans, des chefs coutumiers, des commerçants congolais et étrangers, des officiers et des soldats des différentes fractions belligérantes, des prêtres, des évêques, des pasteurs, des enseignants, des étudiants et des simples voyageurs qui proviennent de cette région trouble de la RDC, en proie aux conflits et aux horreurs innommables. Nous avons reçu les témoignages confidentiels de certains réfugiés hutus rwandais enrôlés par le gouvernement du Rwanda dans les rangs des milices dites INTERAHAMWE. Nous avons ensuite recoupé les différents témoignages et récits pour les vérifier, en vue d’en éliminer, tant que faire se peut, les rumeurs, les inventions et les produits de la distorsion ou de l’invention des hommes. Nous avons organisé des voyages dans les régions concernées et nous avons fait sortir du pays certains témoins importants pour recueillir dans les moindres détails leurs témoignages. Nous sommes donc certains des faits que nous vous exposons, et du sentiment réel des Congolais qui souffrent dans leur chair et dans leur sang, des affres de cette guerre meurtrière qui dure déjà près d’une décennie. 

Vous n’êtes pas sans savoir, Excellences, que toutes les trois composantes belligérantes qui se sont retrouvées à Sun City et à Pretoria en Afrique du Sud pour se partager le pouvoir étaient toutes, sans exception, l’émanation des dirigeants politiques des pays agresseurs de la RDC. La composante Gouvernement a été portée au pouvoir par les agresseurs rwandais et ougandais en 1997, tandis que les deux autres composantes belligérantes ont été crées par les mêmes agresseurs de la RDC en 1998, suite à la brouille intervenue entre eux et leur protégé LD Kabila. C’est une vérité historique que personne ne peut plus nier aujourd’hui ! En Afrique du Sud, ce sont donc ces forces créées par les agresseurs de la RDC, et dont elles dépendaient étroitement, qui se sont retrouvées pour se partager le pouvoir pour la transition. 

Et malgré cette situation cocasse, le peuple congolais a fait confiance à la Communauté internationale et a consenti à accepter l’Accord global et inclusif de Pretoria, dans le seul espoir que cet arrangement, entre les seigneurs de guerre, conduirait à mettre fin très rapidement aux causes profondes de ses misères. Ce qui lui permettrait alors de voir s’organiser, dans les délais prévus, des élections pour mettre définitivement fin à la transition, autrement dit, à l’instabilité et à l’arbitraire, dans l’espoir de recouvrer sa stabilité, sa dignité et sa souveraineté perdues. 

Or, après deux années d’une transition plutôt chaotique, les dirigeants politiques de la transition n’ont résolu aucune des causes principales de cette crise, comme cela avait été prévu par la Communauté internationale, à travers les cinq objectifs de l’Accord de Pretoria ! Mais à la grande surprise du peuple congolais qui attendait qu’au 30 juin 2005, le Gouvernement pluriel de la transition s’explique devant lui et devant la Communauté internationale sur les causes réelles de son échec, afin d’en tirer les conséquences qui s’imposent, ce Gouvernement a non seulement violemment muselé le peuple congolais, mais il a en plus bénéficié de l’appui de la Communauté internationale pour procéder à l’organisation précipitée et bâclée des élections, sans avoir résolu aucun problème préalable de fond qui sous-tend toute cette crise. 

Vous n’êtes pas sans savoir, Excellences, que la cause profonde de la crise congolaise réside dans l’occupation illégale d’une partie de la RDC par les armées régulières, des milices armées et des civils Rwandais et Ougandais, dont l’intention manifeste est d’occuper nos terres, de piller nos richesses, de violer et tuer les jeunes Congolais, et de balkaniser notre pays. Et tant que ce problème de fond ne sera pas résolu, on ne pourra pas parler sérieusement de paix, ni d’intégrité territoriale, ni de souveraineté, ni donc d’élection qui est justement l’expression par excellence de la souveraineté d’un peuple. Voilà pourquoi nous vous présentons ici cette requête profonde du peuple congolais pour que vous rectifiiez le tir, pendant qu’il est encore temps. 

En effet, les patriotes congolais n’arrivent pas à s’expliquer comment la Communauté internationale peut se précipiter à débloquer des grands moyens pour lancer les opérations électorales à travers la Rdc, alors qu’elle sait pertinemment bien que l’épicentre de la crise qui se trouve à l’Est du pays est toujours intact, parce que jusqu’ici, rien n’a encore été entamé pour trouver une solution de fond à cette problématique fondamentale. Autrement dit, comment peut-on prétendre que l’organisation des élections, sous une haute protection temporaire des militaires de l’Onu, puisse demain donner lieu à une paix durable et à l’harmonie dans la région, sans qu’aucun problème de fond ne soit au préalable résolu? 

A moins que l’intention réelle de l’Onu soit de faire un simple «show électoral» pour se donner bonne conscience avant son départ, quitte à laisser les peuples de la région s’entredéchirer après, dans une guerre civile interminable. Nous aurions compris que la Communauté internationale mette d’abord toute la pression sur le Gouvernement pluriel de la Rdc et ceux des pays envahisseurs, que sont le Rwanda et l’Ouganda, pour mettre définitivement fin à toutes les formes d’occupation de notre pays. C’est alors seulement qu’on pourrait envisager des élections transparentes et crédibles. 

Pourquoi, d’importants moyens financiers débloqués précipitamment en quelques mois par la Communauté internationale ne l’ont pas été des années durant, depuis la présence des forces de l’Onu en Rdc, pour d’abord démobiliser les milices rwandaises et congolaises opérant à l’Est de la Rdc, et contraindre ensuite le Rwanda et l’Ouganda à mettre fin à l’occupation de ce pays? 

Car vous le savez bien, Excellences, que les élections en elles-mêmes n’ont jamais été une panacée dans la recherche des solutions des crises politiques et militaires. Elles ne sont efficaces et utiles que lorsqu’elles sont d’abord l’émanation du peuple, et ensuite lorsqu’elles apparaissent comme l’aboutissement d’un processus rigoureux de l’ensemble des différents paramètres sociaux, politiques et militaires. 

En revanche, le processus électoral qui se passe présentement en Rdc reste unique dans les anales de l’histoire du monde, où une puissance étrangère, en l’occurrence l’Union Européenne, s’occupe de la conception, du financement, de l’équipement, des directives et de l’organisation des élections dans un pays indépendant (la Rdc), sans que le peuple souverain n’en connaisse ni les tenants ni les aboutissants! 

Voilà pourquoi, nous avons tenu à vous présenter ci-dessous quelques faits que les services de la Monuc connaissent probablement mieux que nous, dans le but de vous montrer que l’organisation des élections telle qu’entreprises actuellement, a d’abord très peu de chance d’aboutir, et qu’ensuite, elle ne pourra apporter aucune solution à la crise congolaise dont l’épicentre qui se trouve à l’Est de la Rdc, n’a encore connu aucun début de solution. C’est pourquoi, nous vous prions de bien considérer, à la lumière des faits que nous vous exposons dans la partie technique qui suit, les propositions de solution que nous vous présentons, au nom des compatriotes congolais qui entendent désormais s’assumer pleinement, quoiqu’il arrive, pour empêcher la réalisation du projet machiavélique du Rwanda et de l’Ouganda, projet qui menace l’existence même de la Rdc en tant que pays souverain. 

L’ETAT DES LIEUX DE LA SITUATION DE CRISE EN R.D.C. 

Excellences, Dans cette partie de notre exposé, nous nous contentons de vous présenter quelques faits, des témoignages et des informations tels que nous les avons recueillis auprès des sources très crédibles, mais dont nous sommes contraints de taire les identités pour leur sécurité, la plupart vivant au Rwanda, en Ouganda et dans la région du Kivu. Nous savons cependant pertinemment bien que les services de la Monuc sont dotés de tous les moyens pour vérifier ces informations, surtout que la plupart de celles-ci sont déjà très bien connues d’eux dans les moindres détails. 

I. L’OCCUPATION DE LA PARTIE ORIENTALE DE LA R.D.C. 

Les données ci-dessous témoignent de la poursuite par le Rwanda et l’Ouganda, du plan d’occupation de la partie orientale de la Rdc, qui échappe au contrôle du Gouvernement de transition de Kinshasa, lui-même noyauté et phagocyté par des complices internes infiltrés en son sein jusqu’au plus haut niveau des institutions de l’Etat. 

a. Les activités d’infiltration et de déstabilisation menées à l’Est de la République Démocratique du Congo par le Gouvernement du Rwanda. 

Le Gouvernement du Rwanda a mis au point deux projets alternatifs : le premier consiste à la préparation d’une grande action de déstabilisation de l’Est de la Rdc pour empêcher l’organisation des élections; et le deuxième, en cas d’échec du premier projet, consiste à l’organisation d’une infiltration massive des Rwandais à l’Est de la Rdc, sous différentes couvertures, pour les faire participer frauduleusement aux élections, dans le but de faire élire la majorité des leaders «Rwandophones» qui ensuite mettront en application le plan d’annexion de la partie Est de la Rdc au Rwanda par la voie référendaire, avec cette fois ci, l’accord et la supervision de la Communauté internationale. 

Et voici les faits qui constituent les indices très révélateurs de ces plans: 

1.1. Dès l’annonce du démarrage des opérations d’enrôlement en Rdc, le « Mouvement des révolutionnaires congolais » (Mrc), organisation des rebelles congolais créé par l’Ouganda, a lancé depuis ce pays la menace d’attaquer la Rdc par l’Ituri. Malgré l’annonce fracassante de l’expulsion de leurs officiers, dont le but avéré est pour la consommation diplomatique en vue d’endormir l’opinion, ces rebelles continuent de bénéficier de l’encadrement de Kampala. 

1.2. Cette menace du Mrc lancée depuis l’Ouganda a été relayée par celle du général Laurent Nkunda le 25 Août 2005, juste au moment où les opérations d’enrôlement commençaient dans la partie Est de la Rdc. Une phrase du communiqué du général rebelle est très révélatrice quant à la planification et à la coordination de leurs actions. En effet, Laurent Nkunda affirme péremptoirement dans son communiqué: « Nous estimons que le moment est pleinement et amplement arrivé de nous y employer, et ce par tous les moyens utiles, pour contraindre ce gouvernement à décrocher… ». L’opération déclenchée en Août 2004 pour attaquer la ville de Bukavu avait donc été bien planifiée dans l’espace et dans le temps! 

1.3. Ce qui étonne le peuple congolais, c’est que deux individus hors-la-loi puissent narguer ainsi impunément toute la Communauté internationale sans être inquiétés. En effet, cette déclaration de Nkunda intervient un mois seulement, jour pour jour, après la publication le 26 juillet 2005, du rapport des experts de l’Onu demandant aux autorités rwandaises de prendre des mesures sécuritaires et conservatoires au sujet de Laurent Nkunda et de Jules Mutebutsi. 

1.4. Et ce qui irrite le peuple congolais, c’est l’arrogance du président Paul Kagame qui nargue impunément depuis le début de cette crise, toute la Communauté internationale. Et pour preuve, il vient encore de refuser d’obtempérer aux injonctions des experts de l’Onu lui demandant de fournir des informations sur les activités de subversion et de trafic d’armes auxquelles se livre Laurent Nkunda sur le territoire rwandais. Il a prétendu ne pas connaître le lieu où celui-ci se trouve, alors que l’intéressé et toute sa famille sont logés dans le camp militaire de la garde présidentielle à Kigali! 

1.5. Bien plus, comme pour marquer son mépris, le président rwandais vient d’accorder l’exil politique au Colonel Jules Mutebutsi, juste après la publication du rapport des experts de l’Onu qui recommande l’ouverture de la procédure d’extradition de l’intéressé en Rdc pour répondre de ses crimes. Et personne ne réagit! 

1.6. Par ailleurs, le gouvernement de Kigali poursuit sans s’inquiéter, son plan de déstabilisation de la Rdc par le truchement de ses pions qu’il a placé à la tête des institutions dans ce pays. Le Gouverneur Serufuli du Nord Kivu joue à cet effet un rôle clé dans les activités de déstabilisation de l’Est de la Rdc. Tous les témoignages concordent à son sujet. Il utilise les moyens financiers et les infrastructures de l’Etat, les services de l’immigration et des douanes, pour faciliter différentes opérations. A titre indicatif, beaucoup de jeunes congolais « rwandophones », membres de sa milice Tpd, issus des tribus Bashi et Fulero, et particulièrement de la tribu dite «Banabuisha», formant principalement le groupe Mundundu 40, sous le commandement de Odilon et de Patient Mwendanga, sont envoyés depuis deux ans au Rwanda pour y installer leur quartier général et recevoir la formation militaire dans différents centres d’instructions. D’autres jeunes congolais « rwandophones » recrutés par Serufuli à Goma, Masisi et Rutshuru sont envoyés dans les mêmes centres d’instructions au Rwanda, particulièrement à Ruhengeri. Dans ces centres d’instruction, le nombre des jeunes en provenance de la Rdc est sensiblement renforcé par les jeunes recrues de l’armée rwandaise. C’est dans ce centre de Ruhengeri que se trame différents projets de blocage et de sabotage, voire par empoisonnement, de l’opération de brassage des éléments de l’armée congolaise. 

1.7. Plus de six cents jeunes congolais «rwandophones» viennent de terminer leur formation dans le centre d’instruction de Ruhengeri. Les instructions proprement dites dans ce Centre de formation de Ruhengeri ont été assurées par des instructeurs des Forces de Défense du Rwanda (Rdf en anglais). Mais pour leur retour en Rdc après leur formation, ces jeunes « Congolais Rwandophones» ainsi que leurs collègues Rwandais ont été encadrés par 220 militaires dits «banyamulenge», issus du contingent du très célèbre Colonel Mutebutsi. Le prétexte, traditionnellement avancé pour leur mission en Rdc, est la poursuite des bandes armées anti-rwandaises opérant à l’intérieur du territoire congolais. 

1.8. Pour appuyer l’action des milices du Gouverneur Sefufuli, l’armée rwandaise a déployé ses hommes dans les villes et localités rwandaises ci-après : Nyakabuye, Cyangungu, Bugumya, Kammbe, Gombo, Rwesero, Rwamatamu, Kibuye, Matura, Kora, et Ruhengeri. Le prétexte officiel de ce déploiement est de prévoir la riposte aux attaques des éléments armés du Fdlr à partir de la Rdc. Dans la même logique, d’autres déploiements des troupes rwandaises ont été constatés, au début du mois d’août 2005, à Katundu, entre Kyavinyonge et Vitsumbi (1 bataillon), sur l’axe Isale-Kamandi (2 bataillons) et dans la vallée de Uvira (1 division) 

1.9. Des réfugiés rwandais basés en Tanzanie et se réclamant être des citoyens congolais sont recrutés et formés dans des centres d’instruction à Kagera et à Kadhua au parc national du Rwanda, non loin de la frontière avec la Tanzanie. Selon les témoignages des réfugiés qui ont fuit ces centres, chaque vendredi, un avion de type C130 en provenance de Kigali amène des équipements militaires sur ces sites. 

1.10. Depuis sa prise de fonction, le Gouverneur Serufuli organise une vaste opération d’infiltration des citoyens rwandais en Rdc pour occuper les terres abandonnées par les autochtones Congolais chassés par les militaires de l’armée rwandaise opérant sous la couverture des milices locales en Rdc. Ces centaines de milliers des citoyens rwandais infiltrés sont accueillis et installés grâce à la complicité des autorités congolaises «rwandophones», qui leur fournissent des attestations de perte de pièces d’identités. Ce qui leur permet aujourd’hui de s’enrôler pour les élections, en vue de faire élire la majorité des candidats «rwandophones», et assurer ainsi par les urnes, le contrôle de la région du Nord Kivu. Quelques échantillons des preuves nous ont été apportés par des fonctionnaires congolais du Nord Kivu, qui ont pris le risque de dénoncer cette fraude massive. Nous vous présentons en annexe un de ces nombreux cas. Il s’agit d’un citoyen Rwandais : Nziatabakuze Pierre. Sa carte d’identité rwandaise porte n°005536 ; sa carte d’électeur rwandaise porte n°0686305842. Ce même citoyen Rwandais a obtenu, avec son épouse, l’attestation de perte des pièces dans la chefferie de Bashli en Rdc, de la main de Mwami Kapenda Muhima. (Cfr. Annexe n°1) 

1.11. Au-delà de la fraude électorale, ces centaines de milliers de Rwandais qui ont reçus des attestations de perte des pièces deviendront demain des citoyens Congolais, parce que le Ministère de l’Intérieur de la RDC a décidé que, après les élections, la carte d’électeur sera considérée comme la pièce d’identité provisoire de tous les Congolais. (Cfr Annexe n°2) 

1.12. Le danger que représente cette opération prend toute sa dimension quand on considère les intentions déclarées des « Congolais Rwandophones», intentions exprimées clairement dans un document confidentiel que nous avons rendu publique. Il s’agit de la lettre du 20 février 2004 de l’Administrateur du Territoire de Minembwe, Monsieur Mugaza Ruseruka Théo, adressée par porteur au Vice-Président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Azarias Ruberwa. Dans cette lettre, Monsieur Mugaza rappelle au destinataire la réunion qu’ils ont tenue le 06 janvier 2004 à Kigali pour procéder à la création du Territoire de Minembwe en Rdc. Il lui rappelle ensuite, dans la même lettre, les trois objectifs de la création de ce Territoire : Primo : Imposer partout, dans la Province du Sud Kivu l’autorité des « Rwandophones » ; Secundo : Prendre le contrôle du Lac Tanganyika et du Lac Kivu ; Tertio : Contrôler tous les minerais dans la Province du Sud Kivu. (Cfr. Annexe n°3). En clair donc, les opérations d’infiltrations menées par le Gouverneur Serufuli sous l’œil complice et complaisant du Vice Président Ruberwa visent à l’accomplissement de ce plan d’occupation dont l’exécution est déjà très avancée! Pour preuve, l’existence effective du territoire de Minembwe, et cette lettre manuscrite de l’Administrateur Mugaza adressée à son collègue de Fizi, interdisant aux agents de l’état congolais, de procéder au contrôle de l’exploitation des mines sur son nouveau Territoire. (Cfr Document annexe n°4) A ce jour, les personnalités rwandaises citées et concernées par cette lettre n’ont jamais déclarées publiquement avoir abandonnées les objectifs définis dans cette lettre, et dont l’authenticité n’a non plus jamais été contestée depuis sa publication. 

1.13. Ainsi donc, comme les différents rapport des experts de l’Onu l’ont démontré, le gouvernement rwandais tire d’énorme profit de cette situation. Cependant, nous tenons à préciser que ce pillage des ressources des mines d’or du Territoire de Minembwe, profite personnellement aux plus hautes autorités politiques rwandaises, qui sont directement impliquées dans ce trafic honteux et indigne. C’est l’officier de l’armée rwandaise, Emmanuel Nzantuga, qui est chargé de la vente du produit de trafic pour leur compte. Cet officier vient de séjourner, du 13 au 16 août 2005, à Nairobi où il a écoulé 127 Kg d’or sur le marché. Il est descendu à Serena Hotel où il a occupé la chambre n°105. 

1.14. C’est dans la logique de la poursuite de leur projet d’occupation de la Rdc qu’il faut situer aussi les deux dernières opérations qui tiennent à cœur le Président Kagame d’une part, et le Vice Président Ruberwa d’autre part. Le premier vient de procéder à la libération de 36000 prisonniers Hutus Rwandais accusés de génocide, tandis que le second s’est lancé à fond dans l’opération du retour précipité des réfugiés dits «Banyamulenge» qui avaient fui le pays lors des troubles provoqués en août 2004 par des officiers « Banyamulenge », les tristement célèbres colonel J. Mutebutsi et général L. Nkunda. Le retour précipité et incontrôlé de ces réfugiés aura servi d’occasion pour infiltrer parmi eux un nombre important des Rwandais à déverser dans le Sud Kivu. Tandis que selon les informations reçues de Kigali, plusieurs personnes parmi les 36000 prisonniers Hutus ont subi un lavage de cerveau et ont été préparés à être infiltrés en Rdc pour des missions spéciales. Les d eux opérations visent donc à déverser un nombre important des Rwandais dans le Kivu pour réaliser le plan décrit ci-dessus! 

1.15. Par ailleurs, la radio Okapi de la Monuc, par ses émissions du lundi 29 août 2005, signale la désertion de plus de la moitié des soldats du1° et 2° bataillon mixte de la Fardc. Cette information a été confirmée par le général Amisi, commandant de la 8° région militaire. Certainement, ces soldats «Banyamulenge» fuient le brassage de l’armée, et rejoignent ainsi les leurs, à l’appel de leur Commandant Nkunda. 

1.16. Nous ne pouvons pas clore ce chapitre sans souligner le rôle très important de fusible que joue le Gouverneur Serufuli en faveur de Paul Kagame. Pour échapper à la pression de la Communauté internationale, le président rwandais se sert de Gouverneur Serufuli qui facilite et couvre toutes les formes d’infiltration et d’occupation de l’Est de la Rdc par le Rwanda. Ainsi, sous couvert des activités de sa milice Tpd, il procède à la création des faux Maï Maï et des faux Interhamwe dont les membres sont recrutés, formés, équipés et téléguidés par Kigali pour pérenniser l’insécurité et créer la confusion dans les esprits. Ainsi, l’existence des deux groupes parallèles, des vraies et des fausses milices, ne permet plus aucune lisibilité dans ce qui se passe dans cette région, et facilite ainsi au Rwanda la poursuite de son plan d’occupation et du pillage de la Rdc! 

b. Le trafic d’armes et de minerais de la Rdc par le Rwanda et l’Ouganda sont à la base de la déstabilisation de la partie Est de la Rdc 

Les deux pays, le Rwanda et l’Ouganda entretiennent le climat d’instabilité dans l’Est de la RD Congo pour perpétuer le pillage des multiples richesses de cette partie de notre pays, à travers des milices et des rebellions organisées et alimentées par leurs gouvernements, grâce aux réseaux variés de trafic d’armes qu’ils entretiennent. La RD Congo est frappée d’embargo d’armes depuis le régime du président Mobutu. Seuls le Rwanda et l’Ouganda continuent de bénéficier de la liberté d’achat d’armes dans cette région. Et ce sont les dirigeants de ces deux pays qui entretiennent, à travers leurs officiers et proches, le trafic d’armes au profit de leurs armées respectives et des milices armées opérant en RD Congo. Le Kenya et la Tanzanie sont les deux pays de la région qui servent principalement de transit à ces opérations. Et voici, à titre d’indication, quelques faits récents qui étayent cette réalité maintes fois dénoncée par les différents rapports des experts de l’Onu, et qui démontrent que la tension est loin de baisser, au moment où l’on organise les élections précipitées dans cette région Est de la Rdc : 

1.1. Les experts de l’Onu sont persuadés, à travers leurs multiples rapports d’enquête, de l’existence et de l’entretien des réseaux de trafic d’armes vers la Rdc par l’Ouganda. Plusieurs proches collaborateurs du président Museveni sont nommément cités dans ces rapports. Nous n’y reviendrons donc pas. Néanmoins, nous insistons ici sur la recrudescence de ces activités de trafic, ces derniers mois, et ce malgré les nombreuses mises en garde de la Communauté internationale. Nous voudrions stigmatiser ici le rôle important de canal de liaison que joue la société Ashanti Gold qui exploite les mines d’or en Ituri. Cette société qui sert de couverture aux activités des personnalités ougandaises, poursuit la fourniture d’armes, de munitions et d’uniformes militaires achetées en Afrique du Sud, aux milices congolaises et rwandaises opérant dans la région précitée en Rdc. 

1.2. Dans le secteur de Kibirizi, les Interahamwe Hutus organisés par Paul Kagame depuis Kigali et envoyés en opération en Rdc organisent et contrôlent l’exploitation des mines d’or. Une piste aménagée dans ce secteur accueille chaque semaine des avions en provenance de Kigali. Plusieurs pistes analogues sont signalées dans la région du Nord et du Sud Kivu. Voilà qui explique, à titre indicatif, les données du rapport de l’Onu qui révèle que la Rdc n’a exporté que 8 098 tonnes de cassitérite en 2004, alors que le Rwanda qui n’en produit pas, a exporté 3 553 tonnes, sans compter les exportations non déclarées qui sont souvent supérieures! 

1.3. Différentes sources crédibles ont confirmé la recrudescence de l’exploitation des mines d’or à Masisi, Lulinda et Lubichako par les milices rwandaises et congolaises, qui bénéficient de la complicité de certains officiers de la Fardc, mais pour le compte du Rwanda. 

1.4. Un important réseau de trafic se développe sur le Lac Tanganyika. L’or est exporté vers la Tanzanie où les milices rwandaises et congolaises achètent des armes et des minutions qui sont transportées à bord des embarcations spéciales appelées «Marambo», et cachées sous les marchandises des commerçants. Le trafic se fait donc à partir des ports de Kigoma et Mwandinga en Tanzanie, vers le port de Kalemie en Rdc. De là, les armes et munitions sont embarquées dans des «speed boats» jusqu’au port de Maendeleo à Uvira d’où elles sont acheminées par route dans des maquis en Rdc. 

1.5. Le Gouvernement rwandais entretient un réseau de trafic d’armes entre le port maritime de Mombasa (au Kenya), et Goma (en Rdc) via Kigali (au Rwanda). L’agent rwandais à Mombasa, JB Gasangwa, s’occupe de la réception de la commande des armes qui transitent par Kigali pour rejoindre les maquis en Rdc via les services du gouverneur Serufuli à Goma. Un incident intervenu le 25 juillet 2005 a mis à jour le fonctionnement de ce réseau. Mr JB Gasangwa a entrepris les démarches auprès des autorités de Kenya Ports Authority pour obtenir le transit à Kigali des containers des pièces détachées d’un aéronef dont la destination finale sur les documents de transport était (par mégarde?) Goma en Rdc. L’agent rwandais précité a écrit aux autorités de Kenya Ports Authority pour demander que ces containers soient déviés à Kigali pour y attendre l’autorisation des autorités de Goma, avant d’y être acheminés. Les autorités kenyannes ont refusé. 

1.6. Un grand réseau de trafic d’armes, de minerais et de carburant s’est développé entre l’Ouganda et la Rdc. Ce réseau est entretenu par des agents des services de sécurité ougandais qui opèrent à partir de KArugutu et de Bundibugyo en utilisant les ports de Chomia et de Kasenta vers la Rdc. L’Ouganda se sert ainsi de plusieurs réseaux de trafic pour entretenir l’insécurité en Ituri et justifier la présence de ses troupes qui se livrent au pillage des mines d’or et de coltan en Rdc. 

1.7. Plusieurs sources signalent l’intense participation de la société russe Arzamas Engineering dans le trafic d’armes. Cette société collabore avec les autorités ougandaises dans la livraison des armes et des véhicules militaires aux milices congolaises opérant en Ituri. Une livraison des véhicules blindés de type Btr - 80 devrait intervenir dans les prochains jours pour renforcer l’activité des milices autour des mines d’or, et créer l’insécurité lors des opérations électorales. 

1.8. Plusieurs officiers appartenant aux milices armées en conflit en Ituri ont leur sanctuaire de replis à Kampala en Ouganda où ils sont protégés et entretenus par des officiers supérieurs de l’armée ougandaise, qui les encadrent et les équipent en hommes et en matériels. A titre indicatif, au mois de juillet, après leur dissidence avec les Fapc, deux colonels : Ali et Odongo, trois majors : José Burashada, Samy Rasta et Luda, et un capitaine : Abdul, sont rentrés en Ituri en provenance de Kamapala pour se coaliser avec le commandant Bosco de l’Upc, et ce grâce aux «bons offices» des officiers de l’armée ougandaise. Il en est de même avec la milice du Colonel Kakolele repliée dans les massifs de Ruwenzori à la frontière de l’Ouganda avec la Rdc, sans oublier l’autre milice de Apollinaire Katende opérant dans le secteur de Kamango à la frontière ougando – congolaise. 

II. NOS CONCLUSIONS ET SUGGESTIONS 

Excellences, Comme vous pouvez donc le constatez, toutes les conditions sont réunies pour empêcher le retour de la paix et de la stabilité en Rdc. Les causes et les motivations qui ont été à la base de la crise qui endeuille la Rdc sont toujours intactes. Qui pis est, les pays et les hommes qui sont à la base de cette crise opèrent maintenant sans inquiétude, car chacun a trouvé des « couvertures » et des complices parmi les hommes au pouvoir en Rdc, et qui le met à l’abri de toutes pressions et de toutes sanctions possibles de la Communauté internationale. 

Les autorités rwandaises et ougandaises opèrent en Rdc avec les complicités internes et externes. Outre les cas flagrants que nous avons décris ci dessus, les sources très crédibles révèlent la complicité de certains hauts responsables des services congolais de l’Anr (Agence nationale de renseignements) dont nous détenons les identités, et qui coopèrent, contre « rémunération », avec les services rwandais et ougandais, hors du circuit officiel, et parfois même en se servant du circuit officiel entre les services de ces pays, pour faciliter les opérations de déstabilisation, de trafic et d’occupation de la Rdc. Nous sommes persuadés que les experts de la Monuc en savent certainement plus. 

Des témoignages et des indications crédibles confirment l’existence d’une collaboration étroite entre certaines hautes autorités politiques et militaires du Gouvernement de la transition à Kinshasa avec les agresseurs de la Rdc, pour faciliter leur projet d’occupation de l’Est de notre pays. Certaines milices opérant à l’Est sont ravitaillées en armes, en munitions et en argent par les hautes autorités politiques et militaires de Kinshasa. Nous espérons que les experts de la Monuc ne manqueraient pas de détenir les mêmes indications. Les dernières déclarations publiques d’un ancien proche collaborateur de LD Kabila, confirmant le soutien du gouvernement de Kinshasa aux Interahamwe, prouve, si besoin en était encore, l’existence d’une politique ambiguë et complice que pratique les autorités au pouvoir à Kinshasa depuis 1997. Ce manque de visibilité et de lisibilité quant à la politique et aux origines des hommes au pouvoir à Kinshasa, jette encore une plus grande confusion à la nébuleuse déjà existante. 

Excellences, 

Le peuple congolais ne veut pas appliquer une politique xénophobe contre ses voisins de l’Est. Il est plutôt disposé à accepter une solution équitable, juste et définitive qui clarifie une fois pour toutes, le statut des exilés Rwandais qui se sont installés en Rdc suite aux différentes vagues de migration dues aux conflits ethniques et endémiques au Rwanda et au Burundi. Mais le peuple congolais, par la voix de l’Alliance des Patriotes pour le Refondation du Congo, dénonce et combat le plan secret et les manœuvres frauduleuses des hommes au pouvoir au Rwanda et en Ouganda, qui développent avec arrogance et mépris, et en complicité avec certains hommes au pouvoir en Rdc, leur projet de déstabilisation, d’occupation, d’exploitation et d’humiliation de tout le peuple congolais! Face donc à la gravité de cette situation, le Comité national de l’Apareco, au nom des patriotes Congolais réunis en son sein, se fait le devoir de vous présenter ses recommandations: 

1. Tout en reconnaissant que l’organisation des élections constitue la voie incontournable pour accéder à la démocratie que tout le peuple congolais appelle d’ailleurs de tous ses voeux, nous recommandons cependant que la Communauté internationale accorde d’abord une priorité absolue au retour de la paix et de la sécurité à l’Est de la Rdc, et aide ainsi au rétablissement de l’autorité de l’état sur tout le territoire national. 

2. Pour ramener la paix et la sécurité, nous recommandons que la Communauté internationale s’investisse d’abord avec tous ses potentiels diplomatiques, matériels et humains pour : 

a) Aider le peuple congolais à mettre sur pied un gouvernement de transition crédible et compétent qui répondrait aux attentes du peuple congolais, pour réaliser dans les délais impartis, les conditions de base pour le retour rapide de la paix, de la sécurité et de la souveraineté, en vue de l’organisation des élections transparentes et crédibles. 

b) Aider en priorité ce gouvernement de transition à mettre sur pied une armée nationale intégrée et républicaine, et une police nationale professionnelle et sécurisante pour la population; 

c) Aider ensuite ce Gouvernement et cette Armée congolaise à désarmer toutes les milices rwandaises et congolaises qui sèment la mort, la désolation et la honte dans la région Est de la Rdc. Et pour sécuriser cette région en attendant le déploiement définitive de l’armée congolaise intégrée, et pour sécuriser le processus électoral durant la transition, remplacer toutes les milices désarmées, par les troupes internationales des forces inter africaines de l’Onu et de l’Ua; 

d) Aider surtout à mettre fin au plan d’occupation et d’exploitation de la Rdc par le Rwanda et l’Ouganda en contraignant les gouvernants de ces deux pays à retirer totalement leurs troupes déguisées ou non, du territoire congolais; 

f) Aider enfin la Rdc à se doter d’une base d’infrastructure matérielle et humaine d’une administration moderne et efficace pour son développement. 

Excellences, 

C’est dans cet ordre que nous pensons qu’il faudrait fixer les priorités des solutions à la crise congolaise. Car l’inverse consisterait à donner au peuple congolais le traitement final pour calmer la douleur, sans avoir procédé au préalable à l’opération chirurgicale pour extraire ou soigner l’origine du mal à l’intérieur du corps. Une telle démarche n’offrirait aucune garantie de stabilité et de souveraineté, et pourrait conduire à d’autres cycles de violence dont personne ne peut prévoir l’issue. Et nous sommes convaincus que, compte tenu de son expérience, la Communauté internationale partage intimement cette approche. 

Nous sommes donc persuadés que ce cri du peuple congolais ne vous laissera pas indifférent. Car nous ne souhaitons pas que demain des voix se lèvent, quand il sera trop tard, pour dire : «Nous n’étions pas informés». Voilà pourquoi, l’Alliance des patriotes Congolais a choisi de s’adresser désormais directement à vous, pour attirer votre attention sur certaines réalités de cette crise, et surtout sur le sentiment profond du peuple congolais, vis-à-vis des solutions que la Communauté internationale entend appliquer pour mettre fin à la spirale de ses souffrances. 

Face donc à l’absence totale de l’esprit de dialogue et d’écoute de la part du Gouvernement pluriel de Kinshasa, telle nous semble être la seule voie efficace pour faire entendre la voix du peuple profond de la Rdc. Et c’est de cette manière que l’Alliance des patriotes Congolais pense désormais apporter sa modeste pierre à la recherche de solution de la crise multidimensionnelle que connaît notre pays, la Rdc, devenu la seule jungle sur cette terre, où les crimes les plus ignobles et les plus horribles se commettent chaque jour, sans que personne ne s’en émeuve. Nous vous prions d’agréer, Excellences, nos sentiments les meilleurs. 

Paris, le 31 Août 2005 

Pour le Comité national de l’APARECO 

Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba 
Président National
 

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