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Enseignement : la reprise des cours n'a pas été effective ce lundi dans certaines provinces 18 octobre 2005 - C’est en principe ce lundi 17 octobre que les enseignements devaient reprendre dans toutes les écoles publiques de la République Démocratique du Congo, après la suspension de la grève des enseignants par leurs principaux syndicats, le Syeco et le Synecat. Mais l’appel à la reprise a été accueilli avec un certain scepticisme et méfiance dans certaines provinces du pays. Au Kasaï-Occidental, par exemple, les représentants provinciaux du Syeco et du Synecat ont demandé aux enseignants de rester à la maison jusqu'à la tenue de leur assemblée générale ce mardi 18 octobre. Selon Clément Marie Bukasa, secrétaire du Syeco, cité ici par Radio Okapi, le gouvernement devrait d'abord s'engager à respecter certaines revendications. « Comme nous n’avons pas encore examiné la lettre qui nous a été écrite, nous demandons aux enseignants de rester à la maison jusqu’à la tenue de l’assemblée générale ce mardi. C’est au cours de cette rencontre que nous adopterons notre ligne de conduite », a-t-il déclaré. A ce sujet, un mémo a été remis samedi au vice-président de la République Arthur Z'ahidi Ngoma qui était de passage à Kananga. A Kalemie, dans le Katanga, la situation de ce lundi a été plus une formalité. Elèves et enseignants ont certes été à l’école, mais les enseignements n’ont pas été dispensés. « Nous sommes en train d’observer », a dit, à Radio Okapi, un groupe d’enseignants postés à l’entrée de l’école primaire Maendeleo, l’une des plus grandes de Kalemie. Abandonnés à eux-mêmes, les élèves de cette école n’ont eu que le temps de se livrer à des jeux divers. Quelques uns de leurs parents attendaient sous un manguier pendant que, plus loin, des délégués du Synecat discutaient entre eux. Deux heures plus tard, l’école Maendeleo s’était vidée de sa population. La scène a été presque identique dans une dizaine d’autres établissements scolaires de la place ce lundi matin. Les enseignants de Kalemie ne semblent pas avoir le même langage. Ceux des écoles conventionnées catholiques ont déjà perçu le salaire des mois d’août et de septembre. Mais ils voudraient en avoir le cœur net sur les avantages obtenus par les délégués de Kinshasa du gouvernement avant toute reprise. En revanche, leurs collègues des écoles du réseau non conventionné seraient plus ouverts et disposés à reprendre la craie. Ces derniers n’ont pourtant perçu que le salaire du mois d’août. Difficile de dire, dans ces conditions, si les cours vont reprendre effectivement ce mardi à Kalemie. A Kindu, au Maniema, c’était plutôt l’inverse. Les écoles conventionnées ont ouvert les portes mais celles des écoles non conventionnées sont restées fermées. Ces derniers ont ainsi répondu au mot d’ordre de l’assemblée générale des enseignants de cette province qui a décidé la veille de poursuivre la grève. « Fini la période de la démagogie et de la distraction parce que nous avons aussi droit à la vie dans ce pays, le Congo nous appartient à nous tous » a déclaré un syndicaliste pour qui il n'y aura pas de rentrée scolaire 2005-2006 au Maniema sans le barème de Mbudi. Dans l’ensemble, les enseignants de Kindu se posent encore mille et une questions. Ils ne savent pas s’ils seront payés suivant le barème de Mbudi comme leurs collègues de Kinshasa, ou s’ils seront pris en charge par les parents. Ils insistent sur le paiement non discriminatoire du salaire ainsi que sur leur titularisation à l’instar des camarades de la capitale. La réaction des syndicats au niveau national à propos du refus des enseignants de certaines provinces de reprendre les cours se veut rassurante. Jean-Pierre Kimbuya, secrétaire national du Syndicat national des enseignants du Congo (Syeco) : « Nous sommes solidaires avec les enseignants des provinces mais nous leur demandons de nous aider à demeurer crédibles, continuer à discuter avec le Gouvernement ». Et de poursuivre : « Nous leur demandons de reprendre les enseignements dès ce lundi 17 octobre pour nous permettre de tester la bonne foi du gouvernement par rapport aux revendications socio-professionnelles de tous les enseignants du Congo. Nous tenons compte de leurs revendications, car nous sommes convaincus que Kinshasa n’est pas la Rdc». Source : Radio Okapi Autres articles Une manifestation à Bruxelles pour soutenir les enseignants congolais Une trêve dans la grève des enseignants, mais les revendications demeurent Kagame chercherait à gagner les élections au Congo, selon le Collectif « La Conscience » La grève des enseignants et agents de l'Etat se durcit Les Congolais de Strasbourg demandent aux deputés européens d'auditer les fonds engagés au Congo Bukavu : « Un climat de peur épouvantable », selon Reporters sans frontières |
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Revised: October 20, 2005
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