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Echec des négociations de Kisantu : les fonctionnaire et agent de l'Etat radicalisent leurs positions 27 octobre 2005 - Les fonctionnaires et agents de d'Etat ont levé l'option de radicaliser la grève, devant le manque manifeste de volonté politique du gouvernement de transition. La décision a été prise au terme de l'assemblée générale organisée mercredi 26 octobre 2005 à la « Place Golgotha » (située devant le building administratif de la Fonction publique), par les plates-formes des syndicats relevant de l’Administration publique, dans le cadre de la restitution de travaux des négociations, avec ceux du gouvernement, auxquelles ont participé leurs représentants, du 19 au 22 octobre 2005 à Kisantu, dans le du Bas-Congo. On a noté une présence nombreuse des agents et fonctionnaires de l’Etat à cette rencontre. A quelque deux cents mètres du lieu où elle se tenait, précisément devant le ministère des Affaires étrangères, était stationnée une jeep à bord de laquelle se trouvaient les agents de l’ordre dépêchés sur les lieux pour contrer un éventuel débordement des agents et fonctionnaires de l’Etat. Mais tout s’est déroulé dans le calme. La radicalisation de la grève est une situation aux conséquences imprévisibles et qui pourraient se répercutées sur le processus de transition en général. Intervenant le premier, M. Emery Tshipamba, président de l’ Union des syndicats des services publics, USSP, a justifié le déplacement de Kisantu pour les syndicalistes comme une preuve de leur volonté à réitérer leur décision de voir le contrat social de l’innovation, communément appelé « accord de Mbudi », être appliqué intégralement par le gouvernement. « Nous n’avions pas eu le moindre doute sur les manœuvres dilatoires du gouvernement du fait que le carton d’invitation qui était destiné à chacun de nous et signé par le vice-président de la République, Arthur Z’Ahidi Ngoma, renseignait que l’ordre du jour de ces assises portait sur « les modalités d’application de l’accord de Mbudi », a déclaré M. Tshipamba. Expert syndicaliste, M. Kibwisa Naupess Kwabene a argumenté sur les aspects techniques. Aussi, a-t-il rappelé que les syndicats avaient posé trois conditions au gouvernement. La première : la présence physique du ministre des Finances, André-Philippe Futa, et celle de son collègue du Budget, François Muamba. La deuxième consistait en la présentation de l’état d’exécution du budget exercice 2005, et la troisième enfin, la simulation du barème des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat pour l’année 2005, en attendant le budget 2006. « Le gouvernement n’a répondu favorablement à aucune de trois conditions posées », a-t-il déploré. Saisissant cette opportunité, M. Kibwisa a informé l’assistance que le réaménagement de certaines rubriques du budget 2005 - tenant compte de 47 % de l’apport du gouvernement de la transition - peut permettre l’augmentation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. C’est le cas, a-t-il dit, de la rubrique « Elections ». « Les élections n’ayant pas eu lieu cette année, les fonds prévus à cette fin peuvent servir à l’augmentation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat », a-t-il martelé, s’interrogeant par la même occasion sur la destination des fonds prévus à cette fin. Autres rubriques évoquées : « autres frais financiers » où sont logés 80 milliards Fc, « dépenses accessoires » où l’on note 143 milliards de Fc et « ouvrages et édifices » avec 40 milliards. Malgré ces importants montants, M. Kibwisa a signalé que le gouvernement dit ne pouvoir disposer que 6.000 Fc à donner à chaque agent et fonctionnaire de l’Etat à titre de prime pour les mois de novembre et décembre 2005. « Les agents et fonctionnaires réclament l’augmentation des salaires plutôt qu’une prime à laquelle on ne tiendra pas compte à la fin de leur carrière ou en cas de décès et que l’on peut supprimer à n’importe quel moment », a-t-il souligné. Avant d’appeler le gouvernement à prendre en compte les préoccupations des agents et fonctionnaires de l’Etat. Quant à M. Mukenge, président de l’ Alliance des syndicats de l’Administration publique (Asapa), il s’est interrogé sur la destination donnée aux recettes réalisées par les régies financières. Pour étayer ses propos, il a cité le cas de la Direction générale des impôts (Dgi) qui réalise mensuellement 14, voire 15 milliards de Fc, plutôt que 7 milliards de Fc qui lui sont exigés. « Où va l’excédent de la Dgi? », s’est-il interrogé. Qu’ en est-il des recettes de l’Office congolais de contrôle (Occ), de l’Office des routes (Or), de la Régie des voies aériennes (Rva), etc.? Prenant à son tour la parole, M. Célestin Mayala, président de l’Intersyndicale de l’Administration publique, Iap, a posé le problème des présumés faussaires, des agents omis et des cumulards, etc. Il a déploré le fait que le gouvernement ait pris la décision de récupérer l’argent destiné aux présumés faussaires alors qu’il n’est pas encore arrivé à le prouver. « C’est un acte qui frise le manque de lucidité de la part du gouvernement », s’est-il écrié avant de l’appeler à revoir sa décision pour la bonne marche de l’Administration publique. Enfin, M. Romain Muntumoy Tamundel, président de l’Intersyndicale des servies publics de l’ Etat, Ispe, a déploré la mauvaise foi du gouvernement qui refuse d’appliquer intégralement l’Accord de Mbudi, librement signé le 12 février 2004. Saisissant cette occasion, il a appelé les agents et fonctionnaires à radicaliser la grève. Mais surtout à l’ étendre aux régies financières. Acclamation. Comme pour dire que l’assemblée a entérinée la proposition. Source : Le Potentiel Autres articles Echec des négociations entre gouvernement et déléguées des enseignants à Kisantu Détournement à la Direction générale des Impôts : le Cns transmet le dossier à la justice Enseignement : la reprise des cours n'a pas été effective ce lundi dans certaines provinces Une manifestation à Bruxelles pour soutenir les enseignants congolais Une trêve dans la grève des enseignants, mais les revendications demeurent |
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Revised: October 27, 2005
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