congolite.comDrapeau nationalP.E. Lumumba, heros national
La giga-autoroute qui relie les congolais



Membre de Click-FR®, Réseau francophone Paie-Par-Click

Menu

Politique et Société

 Accueil

 Nouvelles

 Economie 
 

 Musique

 Sports

 Culture  

 
Institutions
 • 
Gouvernement
 • Parlement
 
    • Sénat
     • Ass. Nationale
   

  Forum 

  Venez chatter!    

 Signez le Livre d'Or

 Documents

 Editos

 Liens

 Biographies

 Initiatives

 Recherche

 Archives
 

 Petites annonces

 
Avis/Suggestions?

      

 

Un rapport de Msf révèle des taux de mortalité catastrophiques en Rdc

16 novembre 2005 - Publié simultanément le 15 novembre 2005 à Bruxelles, Naïrobi et Kinshasa, l’accablant rapport de Médecins sans frontières (Msf/B) dénonce la surmortalité en Rdc, due, pour la majeure partie des victimes, aux maladies infectieuses évitables. Telles que la malaria, les infections respiratoires aiguës et les diarrhées. Le rapport vise à interpeller le gouvernement et la communauté internationale.

« En dépit du retour au calme dans la majeure partie de la République démocratique du Congo, la situation sanitaire des Congolais reste alarmante. Loin de s’améliorer, elle s’est même dégradée ces dernières années dans certaines régions ». C’est la conclusion à laquelle a abouti le nouveau rapport de Médecins sans frontières au titre évocateur : « Accès aux soins, mortalité et violences en Rdc ».

Alain Decoux et Karl Nawej, respectivement chef de mission et chef de mission adjoint pour la Rdc, ont présenté ce rapport au cours d’un point de presse animé conjointement le mardi 15 novembre au siège de Msf à Kinshasa.

Résultant d’une série d’enquêtes épidémiologiques effectuées de mars à mai 2005 dans les provinces du Katanga, du Bandundu, de l’Equateur et du Maniema, le rapport est fort instructif. Menées selon le modèle des enquêtes réalisées en 2001, celles de 2005 ont concerné cinq zone de santé : Kilwa et Bunkeya (Katanga), Inongo (Bandundu), Basankusu (Equateur) et Lubutu (Maniema). Soit une population totale estimée à 735.700 habitants.

Ces enquêtes ont porté sur la mortalité, l’accessibilité aux soins, la vaccination et les violences. En font foi les témoignages qui illustrent ledit rapport : « La population congolaise dans son ensemble vit dans une situation précaire. Les gens meurent parce qu’ils ne peuvent pas arriver dans des centres de santé. Ils ne peuvent pas y aller parce qu’ils n’ont pas d’argent. Soit que c’est loin. Alors, ils meurent chez eux, tranquillement, en silence ».

La situation sanitaire des Congolais est pire en 2005, en temps de paix, qu’en 2001, époque de la guerre civile, note Msf. « Les résultats des enquêtes noircissent le tableau sanitaire dressé voici quatre ans ». Pour preuves, le rapport décrit « des taux de mortalité catastrophiques » dans trois des cinq zones étudiées. En effet, le taux brut de mortalité dépasse 2 décès pour 10.000 personnes/jour. Il est de 2,3 à Basankusu, de 2,2 à Inongo et de 3,4 à Lubutu, alors que les normes internationales le fixent à 0,5 pour les pays sous-développés contre 0,3 pour les pays industrialisés. « La surmortalité ne se limite pas aux zones où les conflits persistent, explique Meinie Nicolai, directrice des opérations Msf dans les Grands lacs. La pauvreté et la précarité extrême tuent aussi ».

EXCLUSION FINANCIERE

S’agissant de l’accès aux soins, le rapport est alarmant. Le rapport révèle que « moins d’un patient sur deux dans le besoin a accès aux soins de santé de base », à cause de la précarité et de la pauvreté.

Il indique que les dépenses de santé primaire représentent un poids énorme sur le maigre budget des familles, d’autant que la vaste majorité de la population congolaise vit avec moins de 0.30 dollar (150 francs congolais) par jour et par personne. En conséquence, le déplacement d’un patient vers un centre de santé se fait souvent en désespoir de cause et trop tard.

Tirant les leçons des contingences d’ordre économique, Msf considère que la participation financière de la population, même forfaitaire, en échange de soins, « est donc inacceptable ». Le rapport dénonce alors cet obstacle majeur, qui a pour nom « l’exclusion financière ». Il souligne, par ailleurs, que faute d’encadrement et de soutien financier, « les structures publiques de santé sont livrées à elles-mêmes et ne peuvent répondre aux besoins des patients ». Et de relever d’autres faiblesses : « le personnel de santé, quasi abandonné, ne peut exercer son métier dans des conditions décentes. L’absence de médicaments mais également d’infrastructures de communication adaptées s’ajoute aux difficultés rencontrées par les malades ».

Le rapport dénonce, enfin, les violences persistantes sous diverses formes. A cet effet, il désigne des zones encore instables, en majorité à l’Est du pays : de l’Ituri au Nord-Katanga en passant par le Nord et le Sud-Kivu et le Maniema. Ces violences ont une incidence sur la précarisation sociale, psychique et économique des ménages.

En guise de conclusion, le rapport interpelle le gouvernement de la République démocratique du Congo ainsi que la communauté internationale. Parallèlement aux tâches auxquelles ils consacrent présentement leur énergie, préconise-t-il, ils devraient, toutes affaires cessantes, développer de nouvelles stratégies pour faire des soins de santé une priorité. « Il est crucial de ne pas oublier l’extrême gravité de la situation humanitaire et sanitaire dans laquelle se trouve encore aujourd’hui la population congolaise ». Une population qui continue de « souffrir et mourir en silence, loin des médias et de l’attention du public ».

Sources : Le Potentiel

Autres articles

Le ministre belge de la Coopération au développement en visite à Kinshasa

Une marche silencieuses des journalistes dans les rues de Kinshasa

Etienne Tshisekedi reçu par la délégation du Conseil de Sécurité en mission à Kinshasa

Des femmes congolaises manifestent à Bruxelles pour dénoncer l'insécurité

Intolérance au Congo : le journaliste Franck Ngyke et son épouse lâchement assassinés

Opération conjointe Fardc-Monuc dans le parc de Virunga : 15 capturés et 5 camps des rebelles hutus rwandais détruits

Dépeçage et bradage miniers : l'ancien Pdg de la Gcm, Robert Crem, lance un avertissement sur les conséquences d'un éclatement anarchique de cette société

Honoré Ngbanda : "L'Onu et l'Ue veulent bâcler le processus de la transition pour légitimer leur marionnette"


 Accueil | Nouvelles | Géographie | Histoire | Hymne national | Economie | Constitution | Parlement | Gouvernement | Musique
 Culture | Sport | Forum | Signez le Livre d'Or | Documents | Liens | Petites annonces | Archives | Suggestions
 Initiatives | Sondages | Biographies | Editos | Recherche | A propos de nous | Contacts  

"Je n'ai pas peur de la méchanceté des méchants, mais du silence des gens honnêtes". (Martin Luther King)

Copyright © 2002-2003 Congolité.com. All rights reserved.
Revised: November 16, 2005 .